Bali hors des sentiers touristiques : 12 jours entre rizières, temples et galères de transport
CarnetIndonesie202612 jours

Bali hors des sentiers touristiques : 12 jours entre rizières, temples et galères de transport

Arrivée le 14 novembre à 23h30 à l'aéroport international de Ngurah Rai. Avant même de sortir du terminal, la chaleur moite nous a frappés de plein fouet—30°C à minuit, taux d'humidité étouffant. Nous avons pris un taxi…

MA
Publié le · mis à jour le
12 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Arrivée le 14 novembre à 23h30 à l'aéroport international de Ngurah Rai. Avant même de sortir du terminal, la chaleur moite nous a frappés de plein fouet—30°C à minuit, taux d'humidité étouffant. Nous avons pris un taxi officiel pour 200 000 IDR (12€) jusqu'à notre guesthouse à Ubud, la route de montagne dans le noir absolu avec des scooters sortant de nulle part. Premier choc culturel : les conducteurs balinais font leurs propres règles. Les deux premiers jours, nous nous sommes installés au Bamboo Boutique Inn près de la Monkey Forest. La chambre était basique mais propre, 45€ la nuit avec petit-déj. Le premier matin, levé à 5h30 pour essayer de voir le lever de soleil sur les rizières près du village de Tegallalang. Nous nous sommes perdus en scooter—bien sûr—et avons payé un guide improvisé 100 000 IDR pour nous y mener. Les champs de riz en pente descendaient à perte de vue, encore dans la brume. Aucun touriste. Les sons : vrai silence, juste des oiseaux et l'eau qui s'écoule dans les canaux d'irrigation. La galère du jour 3Nous avons voulu nous rendre à Kintamani pour voir le volcan Batur. Bus local numéro 15 de la gare routière de Ubung : 30 000 IDR par personne (1,80€). Trajet chaotique, arrêts impromptus, trois kilos de poules vivantes entreposées à côté de nous. Arrivée prévu 8h, arrivée réelle 10h45. En bas du volcan, petit hôtel Batur Natural Hot Spring Resort : 55€. Le soir, nous avons mangé des nouilles instantanées à base de crevettes locales au restaurant de l'hôtel—6€ le plat. Goût prononcé d'anchois fermenté, texture intéressante mais pas pour tous les palais. L'ascension du Batur s'est faite à 4h du matin avec un guide local, Wayan. Température glaciale en haut à 1 717 mètres, alors qu'en bas c'était étouffant. Le lever de soleil sur le cratère fumant valait le coup, mais l'expérience fut gâchée par un groupe de quarante touristes chinois qui criaient en continu. Wayan a dû attendre 30 minutes juste pour avoir un endroit tranquille. Seminyak et ses contrastesNous avons pris un bemo (minibus de transport collectif) de Kintamani à Ubud (20 000 IDR), puis un motorbike taxi GoJek jusqu'à Seminyak pour 40 000 IDR. La plage de Seminyak en fin d'après-midi : sable gris volcanique, l'odeur salée mélangée aux émanations des restaurants branchés en front de mer. Nous avons testé le Potato Head Beach Club pour prendre un verre—38€ pour deux cocktails, c'est cher comparé au reste de l'île. Vue sur l'océan, DJ résiduel, ambiance photogénique à souhait. Le soir, nous avons mangé dans une warung classique, Warung Bodag Maliah, caché à l'intérieur des terres près de Canggu. Nasi goreng avec œuf de 25 000 IDR (1,50€), satay de poulet à 15 000 IDR le brochette. C'était savoureux, avec une sauce arachide épaisse et relevée. Nous étions seuls avec une famille balinaise, ce qui changeait des hordes touristiques de Seminyak. Temples et journée frustratriceVisite du Tanah Lot le jour 7. Temple accrochés à un rocher en pleine mer, classique Instagram. Entrée 60 000 IDR, parking 20 000 IDR. Le temple ferme à 18h pour les touristes, les cérémonies hindoues continuent après. Nous avons eu le malheur d'arriver à 15h30 et de découvrir une messe locale—accès interdit au-delà de la première cour. Trois heures à tuer, grosse frustration. Arnaques évidentes des vendeurs d'offrandes en sarongs à la sortie : 50€ pour un kit touristique basique. Moment plus léger le jour 8 : balade à scooter jusqu'à Tegalalang Swing, une série de balançoires en jungle. Coût 150 000 IDR (9€). Nous avons rigolé comme des gamins en nous balançant au-dessus de la verdure. Un instant de légèreté sans prise de tête. Détails finauxNourriture générale : excellente valeur. Café au lait local le matin, 8 000 IDR (0,50€) aux petits cafés. Les fruits : mangue, papaye, durian (l'odeur du durian est... particulière, presque chimique, ça envahit les espaces communs). Transport en scooter pour deux semaines : prix de l'essence ridicule, pneu crevé jour 10 (réparation 50 000 IDR, 30 minutes). Wifi fiable partout, même dans les petites guesthouses. Les gens sont polis, souriants, mais aussi directs quand il s'agit d'argent—pas de culpabilité locale à faire du commerce avec les touristes.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Tegallalang Rice Terraces au lever du jour (5h30) sans les foules, guide local à 100k IDR

2

Warung Bodag Maliah près de Canggu : nasi goreng 25k IDR, vrai repas local, sans touristes

3

Ascension du volcan Batur à 4h du matin (guide obligatoire 150k IDR, lever spectaculaire)

4

Tegallalang Swing en jungle : 150k IDR l'accès, moments légers sans culpabilité touristique

5

Bemo local depuis Ubud vers Kintamani : 30k IDR, expérience de transport réelle balinaise (chaos inclus)

Album · 9 photos

Photos — Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani)

Bali hors des sentiers touristiques : 12 jours entre rizières, temples et galères de transport
Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) — 2
Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) — 3
Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) — 4
Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) — 5
Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) — 6
Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) — 7
Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) — 8
Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) — 9
Conclusion

Et au final.

Bali mérite sa réputation, mais pas pour les raisons qu'on croit. Ce n'est pas la destination zen et sereine des brochures : c'est bruyant, désorganisé, parfois arnaqueur, avec des transports imprévisibles. Mais il y a une authenticité locale qu'on retrouve si on sort des hôtels grand standing. La nourriture était notre plus grande satisfaction. Nous y retournerions, mais en évitant strictement Seminyak et ses tarifs.

En résumé

Avis Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) : carnet de voyage de 12 jours par marcusvoyageur

Destination
Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) →
Pays
Indonesie →
Durée
12 jours
Période
novembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcusvoyageur →
Questions fréquentes

FAQ — Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani)

Quand partir à Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) ?

Ce voyageur est parti en novembre (automne). Consultez la fiche climat de Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) (Indonesie) et les autres carnets de la communauté pour comparer selon la saison souhaitée.

Quel budget prévoir pour 12 jours à Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) ?

Le budget dépend du standing (camping / hôtel / location), de la saison et du voyagiste. Lisez le récit complet ci-dessus pour les détails dépensés par ce voyageur, puis comparez avec les autres carnets de Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani).

Que faire à Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) ?

Découvrez les visites, activités et bonnes adresses partagées dans ce carnet. La page « Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) » regroupe l'ensemble des carnets, hôtels et avis de la communauté Vacanceo sur cette destination.

Combien de jours pour visiter Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) ?

Ce voyageur a passé 12 jours sur place. Selon votre rythme et vos centres d'intérêt, comptez plus ou moins. Comparez avec d'autres carnets de Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) pour ajuster.

Comment se rendre à Bali (Ubud, Seminyak, Kintamani) ?

Vol, voiture, train : le mode de transport choisi par ce voyageur est mentionné dans le récit. Consultez notre comparateur de vols et les carnets de la communauté pour les itinéraires les plus pratiques.