Bali en solo : entre temples dorés et galères de scooter
CarnetIndonesie202612 jours

Bali en solo : entre temples dorés et galères de scooter

Arrivée à l'aéroport Ngurah Rai de Denpasar le 3 novembre à 14 h 30, après 20 h de vol depuis Paris. Récupération d'une carte SIM Telkomsel au comptoir pour 50 000 IDR et direction Ubud en taxi blanc négocié à 350 000…

MA
Publié le · mis à jour le
12 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Arrivée à l'aéroport Ngurah Rai de Denpasar le 3 novembre à 14 h 30, après 20 h de vol depuis Paris. Récupération d'une carte SIM Telkomsel au comptoir pour 50 000 IDR et direction Ubud en taxi blanc négocié à 350 000 IDR au lieu des 500 000 demandés d'abord. Le chauffeur, Wayan, m'a raconté sa vie en indonésien que je ne comprenais qu'à moitié, radio jouant du dangdut à volume maximal. Première nuit à l'hôtel Karsa Kafe, petit établissement en plein centre d'Ubud, chambre à 280 000 IDR par nuit. C'est là que j'ai compris que les salles de bain sans porte ni rideau, c'était vraiment normal ici. La première douche a été une claque : eau froide, pas de pommeau, juste un seau avec un godet. Mais c'était aussi agréable en début d'après-midi avec la chaleur qui écrase. Les premiers jours à UbudLevé à 5 h le matin pour le lever de soleil au temple Pura Lempuyang. Marche de 1 700 marches en deux heures avec un guide local, I Made, rencontré la veille au Karsa Kafe. Les odeurs de l'encens du temple mélangées à la sueur et la boue du chemin après la pluie, c'est vraiment vivant. Au sommet, l'air était frais, presque froid, une vraie surprise. Pris un selfie avec un couple de Coréens qui ne parlait que l'anglais. Retour à pied pour 12 000 IDR et café local au marché de Ubud vers 8 h : kopi tubruk (café traditionnel moulu) à 8 000 IDR, sucré et intense. Le marché de Ubud est un chaos organisé. Les vendeurs de fruits, légumes, poisson séché crient leurs prix, les odeurs de poisson frais se mélangent à celle du fruit de la passion trop mûr. J'ai acheté du rambutan et de la mangue à un prix stupide, probablement trop cher pour un touriste seul, mais les vendeurs me souriaient trop pour que j'insiste. Le premier flan de riz au lait acheté à 12 000 IDR avait un goût de sucre et de lait de coco qui m'a rappelé mon enfance, bien que ce ne soit pas la même chose du tout. La galère du scooterMercredi matin, j'ai voulu louer un scooter pour rejoindre Seminyak en 2 h 30. Loué chez Bali Bike Rental pour 60 000 IDR la journée. Le scooter était une Yamaha 125 cc en bon état apparent, mais 30 km après, la batterie a rendu l'âme sur la route principale. Trois heures coincé sur le bas-côté, hydraté à l'eau sucrée vendue par une dame d'un warung au bord de la route (3 000 IDR pour une bouteille de 500 ml). Le mec du loueur m'a finalement envoyé un autre scooter avec un ado de 16 ans, en passant par les routes de campagne. J'ai perdu l'après-midi et une bonne partie de mon enthousiasme initial. Seminyak et la côteArrivé à Seminyak vers 18 h. Logé à l'hôtel Bali Rani, 320 000 IDR la chambre avec vue sur la rue, climatisation correcte mais bruyante. La plage de Seminyak, c'est des chaises longues louées 50 000 IDR, beaucoup de touristes qui prennent des selfies devant le coucher de soleil. J'ai dîné au restaurant Mozaic Beach Club : poulpe grillé avec sauce d'ail et citron frais, 185 000 IDR. Le goût du lemongrass était dominant, l'assiette était belle, le vin surpricé (verre à 120 000 IDR). J'ai quand même apprécié le moment, assis face à la mer orange, après la galère de la route. Jeudi, visite de Sanur par la route côtière, arrêt au temple Besakih (25 000 IDR d'entrée, port du sarong requis). J'ai croisé un groupe de pèlerins balinais qui chantaient des prières, l'atmosphère était recueillie mais pas mystique. Les sculptures en pierre étaient détaillées, les plafonds en bois ciselé d'une précision folle, mais après six temples, l'effet s'estompe. Les repas et le quotidienManger au warung local coûte rien : nasi goreng au poulet pour 35 000 IDR, mie jaune pour 32 000 IDR. C'est bon, copieux, et les femmes des warungs deviennent vite des amies. Les jus frais (mangue, papaye, gingembre) à 20 000 IDR sont excellents, sucre ajouté d'office, impossibilité de négocier sans passer pour un radin. La connexion internet sur Telkomsel était instable, beaucoup de moments sans signal même en ville.Les prix affichés n'existent que pour les Indonésiens, négociation requise systématiquement dans les petits commerces.Les Balinais sont souriants mais les escroqueries touristiques existent : monnaie rendue en fausse billets, prix de transport doublés pour les étrangers seuls.Dernier jour, j'ai pris le bus de retour à l'aéroport en Perama Bus (240 000 IDR, très inconfortable, arrêts multiples). Décollage le 15 novembre à 11 h 15. Douze jours c'était court pour vraiment connaître l'île, mais aussi long que nécessaire face à la chaleur et la surcharge touristique de ces zones.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Marche jusqu'à Pura Lempuyang (1 700 marches) — voir le lever de soleil depuis le sommet, air frais à 5 h 30 du matin, y aller le moins tard possible

2

Warung Biah à Ubud pour le mie jaune au poulet — 32 000 IDR, adresse : juste à côté du marché principal, demander à n'importe quel vendeur

3

Scooter Yamaha 125 cc en bon état — emprunter la route côtière de Ubud à Sanur plutôt que la grande route, 90 minutes de paysages de campagne et de petits villages

4

Marché de Ubud tôt le matin — 6 h 30-8 h, avant la chaleur et le chaos maximal, rambutan et mangue frais, goûter le kopi tubruk au comptoir des warungs

5

Temple Besakih — 25 000 IDR, sculptures en pierre intactes, pèlerins locaux le jeudi matin, moins de touristes qu'à midi

Album · 9 photos

Photos — Bali (Ubud, Seminyak, Sanur)

Bali en solo : entre temples dorés et galères de scooter
Bali (Ubud, Seminyak, Sanur) — 2
Bali (Ubud, Seminyak, Sanur) — 3
Bali (Ubud, Seminyak, Sanur) — 4
Bali (Ubud, Seminyak, Sanur) — 5
Bali (Ubud, Seminyak, Sanur) — 6
Bali (Ubud, Seminyak, Sanur) — 7
Bali (Ubud, Seminyak, Sanur) — 8
Bali (Ubud, Seminyak, Sanur) — 9
Conclusion

Et au final.

Bali m'a plu, c'est sûr. Les gens, les temples, la nourriture, les paysages de rizières. Mais l'infrastructure touristique la rend fatiguante. Les prix gonflés pour les étrangers, les faux guides, l'absence de trottoirs et le trafic routier cahotique m'ont usé nerveusement. Je repartirais, mais pour moins longtemps et plus loin des zones de Seminyak et Ubud centre.

En résumé

Avis Bali (Ubud, Seminyak, Sanur) : carnet de voyage de 12 jours par marceloviajero

Destination
Bali (Ubud, Seminyak, Sanur) →
Pays
Indonesie →
Durée
12 jours
Période
novembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marceloviajero →
L'essentiel

Bali (Ubud, Seminyak, Sanur) en bref

Pourquoi choisir Bali (Ubud, Seminyak, Sanur)

  • Temples dorés et monuments sculptés de rare précision architecturale
  • Gastronomie locale copieuse et authentique à prix imbattable en warung
  • Paysages de rizières et nature tropicale spectaculaire
  • Population accueillante et atmosphère spirituelle dans les rituels locaux
  • Destination accessible en solo avec infrastructure touristique fonctionnelle

Pour qui ?

  • Voyageurs en solo en quête d'authenticité et d'aventure
  • Amateurs de temples et de patrimoine culturel bouddhiste
  • Backpackers avec budget serré cherchant rapport qualité-prix
  • Photographes attirés par paysages et couchers de soleil
  • Couples débutants en voyage longue durée en Asie du Sud-Est

À éviter si…

  • Vous êtes sensible à la chaleur extrême et l'humidité permanente
  • Vous recherchez une connexion internet stable et fiable
  • Vous refusez les arnaques touristiques et la négociation permanente
  • Vous avez peu de tolérance au chaos routier et au trafic imprévisible
À découvrir aussi
Aéroport Ngurah Rai de DenpasarTemple Pura LempuyangTemple BesakihMarché d'UbudPlage de SeminyakPlage de SanurRoute côtière Seminyak-SanurRizières de BaliQuartier Ubud centreZone touristique SeminyakMontagnes de BaliRivières de Bali
Questions fréquentes

FAQ — Bali (Ubud, Seminyak, Sanur)

Combien coûte réellement un séjour en solo à Bali ?

Les nuits en hôtel coûtent entre 280 000 et 320 000 IDR (18-21 EUR), les repas au warung 35 000 IDR (2,30 EUR), les transports locaux sont très bon marché. Les gros budgets viennent des restaurants touristiques (185 000 IDR pour un plat) et des activités guidées. Compter 40-60 EUR par jour en voyageur économe.

Est-il facile de se déplacer entre Ubud, Seminyak et Sanur ?

La route entre Ubud et Seminyak prend 2h30, mais louer un scooter comporte des risques (panne, batterie faible). Le taxi blanc négocié fonctionne bien (350 000 IDR pour Ubud-aéroport), le bus Perama aussi mais est très inconfortable. Prévoir du temps et de la patience face au trafic chaotique.

Quels sont les meilleurs temples accessibles depuis Ubud ?

Pura Lempuyang offre une randonnée de 1 700 marches au lever de soleil avec vue majestueuse, comptez 2h de montée. Besakih est un grand temple complexe avec sculptures en pierre détaillées et cérémoniaux locaux, entrée 25 000 IDR avec sarong requis. Après plusieurs temples, la surcharge sensorielle est réelle.

Comment fonctionne la négociation des prix à Bali ?

Les prix affichés s'adressent aux Indonésiens, les touristes seuls doivent systématiquement négocier, surtout dans les petits commerces. Les taxi blanc, loueurs et certains restaurants gonflent les tarifs. Attention aux arnaques : monnaie en faux billets, prix doublés. Les vendeurs de marché sourient beaucoup mais le prix touristique est quasiment inévitable.

La connexion internet est-elle fiable à Bali ?

Telkomsel offre une carte SIM bon marché (50 000 IDR), mais la connexion reste instable même en ville avec de nombreuses pertes de signal. Ne pas compter sur une connexion stable pour le télétravail ou appels vidéo réguliers.

Quand et comment visiter le marché d'Ubud ?

Le marché fonctionne tous les jours, avec chaos organisé dès tôt le matin. Odeurs intenses de poisson frais et fruits tropicaux. Rambutan, mangue, kopi tubruk traditionnel (8 000 IDR) à essayer. Les vendeurs sont sympathiques mais appliquent le prix touristique systématiquement.

Que faut-il savoir sur les commodités et l'hygiène ?

Les salles de bain sans porte ni rideau sont courantes dans les petits hôtels. Douches souvent froides avec seau et godet au lieu de pommeau. C'est devenu agréable par fortes chaleurs (35-40°C). L'eau chaude et les trottoirs ne sont pas garantis en dehors des zones touristiques haut de gamme.

Pourquoi ne pas rester plus longtemps à Seminyak ?

Seminyak est saturé touristique avec chaises longues louées 50 000 IDR, restaurants hors budget (120 000 IDR le verre de vin), selfies de masse au coucher de soleil. L'infrastructure est moderne mais l'atmosphère authentique disparaît. Idéal pour 2-3 jours, pas plus.