Comment ça s'est passé.
Arrivée à l'aéroport Ngurah Rai de Denpasar le 3 novembre à 14 h 30, après 20 h de vol depuis Paris. Récupération d'une carte SIM Telkomsel au comptoir pour 50 000 IDR et direction Ubud en taxi blanc négocié à 350 000 IDR au lieu des 500 000 demandés d'abord. Le chauffeur, Wayan, m'a raconté sa vie en indonésien que je ne comprenais qu'à moitié, radio jouant du dangdut à volume maximal. Première nuit à l'hôtel Karsa Kafe, petit établissement en plein centre d'Ubud, chambre à 280 000 IDR par nuit. C'est là que j'ai compris que les salles de bain sans porte ni rideau, c'était vraiment normal ici. La première douche a été une claque : eau froide, pas de pommeau, juste un seau avec un godet. Mais c'était aussi agréable en début d'après-midi avec la chaleur qui écrase. Les premiers jours à UbudLevé à 5 h le matin pour le lever de soleil au temple Pura Lempuyang. Marche de 1 700 marches en deux heures avec un guide local, I Made, rencontré la veille au Karsa Kafe. Les odeurs de l'encens du temple mélangées à la sueur et la boue du chemin après la pluie, c'est vraiment vivant. Au sommet, l'air était frais, presque froid, une vraie surprise. Pris un selfie avec un couple de Coréens qui ne parlait que l'anglais. Retour à pied pour 12 000 IDR et café local au marché de Ubud vers 8 h : kopi tubruk (café traditionnel moulu) à 8 000 IDR, sucré et intense. Le marché de Ubud est un chaos organisé. Les vendeurs de fruits, légumes, poisson séché crient leurs prix, les odeurs de poisson frais se mélangent à celle du fruit de la passion trop mûr. J'ai acheté du rambutan et de la mangue à un prix stupide, probablement trop cher pour un touriste seul, mais les vendeurs me souriaient trop pour que j'insiste. Le premier flan de riz au lait acheté à 12 000 IDR avait un goût de sucre et de lait de coco qui m'a rappelé mon enfance, bien que ce ne soit pas la même chose du tout. La galère du scooterMercredi matin, j'ai voulu louer un scooter pour rejoindre Seminyak en 2 h 30. Loué chez Bali Bike Rental pour 60 000 IDR la journée. Le scooter était une Yamaha 125 cc en bon état apparent, mais 30 km après, la batterie a rendu l'âme sur la route principale. Trois heures coincé sur le bas-côté, hydraté à l'eau sucrée vendue par une dame d'un warung au bord de la route (3 000 IDR pour une bouteille de 500 ml). Le mec du loueur m'a finalement envoyé un autre scooter avec un ado de 16 ans, en passant par les routes de campagne. J'ai perdu l'après-midi et une bonne partie de mon enthousiasme initial. Seminyak et la côteArrivé à Seminyak vers 18 h. Logé à l'hôtel Bali Rani, 320 000 IDR la chambre avec vue sur la rue, climatisation correcte mais bruyante. La plage de Seminyak, c'est des chaises longues louées 50 000 IDR, beaucoup de touristes qui prennent des selfies devant le coucher de soleil. J'ai dîné au restaurant Mozaic Beach Club : poulpe grillé avec sauce d'ail et citron frais, 185 000 IDR. Le goût du lemongrass était dominant, l'assiette était belle, le vin surpricé (verre à 120 000 IDR). J'ai quand même apprécié le moment, assis face à la mer orange, après la galère de la route. Jeudi, visite de Sanur par la route côtière, arrêt au temple Besakih (25 000 IDR d'entrée, port du sarong requis). J'ai croisé un groupe de pèlerins balinais qui chantaient des prières, l'atmosphère était recueillie mais pas mystique. Les sculptures en pierre étaient détaillées, les plafonds en bois ciselé d'une précision folle, mais après six temples, l'effet s'estompe. Les repas et le quotidienManger au warung local coûte rien : nasi goreng au poulet pour 35 000 IDR, mie jaune pour 32 000 IDR. C'est bon, copieux, et les femmes des warungs deviennent vite des amies. Les jus frais (mangue, papaye, gingembre) à 20 000 IDR sont excellents, sucre ajouté d'office, impossibilité de négocier sans passer pour un radin. La connexion internet sur Telkomsel était instable, beaucoup de moments sans signal même en ville.Les prix affichés n'existent que pour les Indonésiens, négociation requise systématiquement dans les petits commerces.Les Balinais sont souriants mais les escroqueries touristiques existent : monnaie rendue en fausse billets, prix de transport doublés pour les étrangers seuls.Dernier jour, j'ai pris le bus de retour à l'aéroport en Perama Bus (240 000 IDR, très inconfortable, arrêts multiples). Décollage le 15 novembre à 11 h 15. Douze jours c'était court pour vraiment connaître l'île, mais aussi long que nécessaire face à la chaleur et la surcharge touristique de ces zones.
Les bons plans repérés sur place.
Marche jusqu'à Pura Lempuyang (1 700 marches) — voir le lever de soleil depuis le sommet, air frais à 5 h 30 du matin, y aller le moins tard possible
Warung Biah à Ubud pour le mie jaune au poulet — 32 000 IDR, adresse : juste à côté du marché principal, demander à n'importe quel vendeur
Scooter Yamaha 125 cc en bon état — emprunter la route côtière de Ubud à Sanur plutôt que la grande route, 90 minutes de paysages de campagne et de petits villages
Marché de Ubud tôt le matin — 6 h 30-8 h, avant la chaleur et le chaos maximal, rambutan et mangue frais, goûter le kopi tubruk au comptoir des warungs
Temple Besakih — 25 000 IDR, sculptures en pierre intactes, pèlerins locaux le jeudi matin, moins de touristes qu'à midi
Photos — Bali (Ubud, Seminyak, Sanur)
Et au final.
Bali m'a plu, c'est sûr. Les gens, les temples, la nourriture, les paysages de rizières. Mais l'infrastructure touristique la rend fatiguante. Les prix gonflés pour les étrangers, les faux guides, l'absence de trottoirs et le trafic routier cahotique m'ont usé nerveusement. Je repartirais, mais pour moins longtemps et plus loin des zones de Seminyak et Ubud centre.
