Comment ça s'est passé.
Arrivée à l'aéroport Ngurah Rai de Denpasar un mercredi soir à 22 h 30. Le trajet jusqu'à Ubud en taxi blanc négocié à 350 000 IDR (environ 20 euros) avec un chauffeur qui parlait trois mots d'anglais. Route à moitié défoncée, odeur de jasmin mélangée aux gaz d'échappement des motos. Une vraie différence avec ce qu'on imagine depuis la France. Les trois premiers jours, on a séjourné à la Villa Ubud Terrace, rue Jalan Raya Ubud, chambre avec vue sur la jungle pour 45 euros la nuit. Le petit-déj était correct mais les œufs restaient froids. Premier moment marquant : le dimanche matin, réveil à 5 h pour grimper les 2 km de pente menant aux rizières de Tegallalang. L'humidité collait à la peau, impossible d'éviter. Arrivés juste avant l'aube, on s'est assis sur un banc en béton cracra pendant 20 minutes en silence. Quand le soleil a commencé à éclairer les terrasses vert fluo, j'ai enfin compris pourquoi les gens viennent ici. Mais attention : 200 touristes arrivent entre 7 h et 9 h. Faut vraiment être tôt. Les galères de terrainJour 4 : on voulait visiter le temple Tirta Empul à Tampaksiring. Louage (van partagé) au départ de Ubud, 50 000 IDR par personne, censé partir à 8 h. Départ à 9 h 15. Le trajet ? 1 h 45 au lieu des 45 minutes promises, arrêts non prévus chez des tailleurs et des boutiques de cristaux pour touristes.Jour 6 : arnaque classique au marché d'Ubud. Un « local sympa » qu'on a croisé au café Sari Organik (incroyable terrasse avec vue sur les rizières, café filtre à 35 000 IDR soit 2 euros) nous a proposé une visite privée à 400 000 IDR. Il nous a menés dans une maison sans intérêt, puis demandé 500 000 IDR supplémentaires à la fin. On a refusé, discussion inconfortable de 10 minutes. Ne pas faire confiance aux inconnus trop aimables.On a mangé à peu près tous les jours au Warung Bodag Maliah, petit resto local rue Jalan Goutama. Nasi kuning avec légumes sautés, portions énormes pour 3.50 euros. Le riz avait ce goût légèrement sucré-épicé du curcuma. Les cuisiniers laissaient la porte ouverte et on sentait la vapeur chaude, les oignons frits. Un jour, la proprio a fermé pour une cérémonie hindoue, c'était marqué sur un petit panneau. Faut s'adapter. On a loué un scooter deux jours pour explorer. Casques obligatoires mais on a vu personne les porter. Pneu crevé le jour 9 près de Sangeh. On a dû repousser le truc sur 2 km jusqu'à un petit atelier. Le mec a rechappé le pneu pour 100 000 IDR en 45 minutes. Pendant ce temps, on s'est assis sous un manguier en buvant du thé du coin à la théière rouillée. Ça traîne, mais les gens sont patients. Balade à cheval à Ubud Elephant Park le jour 10. Franchement, c'était mieux que prévu. Éléphants bien traités, trail de 2 h à travers champs pour 600 000 IDR (35 euros). Guide très pédagogue qui parlait de l'écologie balinaise, rien de folklorique. La vue sur les montagnes depuis la selle, vent chaud, odeur du foin et du crottin d'éléphant, pas hyper romantique mais réel. Dernière nuit à Ubud au Warung Petanu pour un gado-gado (légumes à la sauce cacahuète) à 25 000 IDR. En quittant, un groupe de musiciens gamelan répétait à côté, c'était assez fort, presque hypnotisant.
Les bons plans repérés sur place.
Rizières de Tegallalang : s'y rendre avant 6 h depuis Ubud (scooter 50 000 IDR) pour éviter la foule
Café Sari Organik, Jalan Sayan : terrasse au-dessus des champs, meilleur point de vue de la région
Marché d'Ubud le matin (vers 7-8 h) : fruits frais, prix locaux, ambiance agitée, éviter les arnaqueurs après 9 h
Temple Tirta Empul à Tampaksiring : bassins d'eau sacrée, 30 000 IDR, se lever tôt aussi
Warung Bodag Maliah pour manger local pas cher et bien : ferme aléatoirement pour cérémonies
Photos — Ubud, Bali
Et au final.
Douze jours à Bali, c'est court mais on a vu du concret. La beauté est là, mais faut fouir et se lever tôt. Ce qu'on a moins aimé : l'omniprésence du tourisme de masse dans les coins « secrets ». Le côté spirituel qu'on venait chercher, on l'a trouvé surtout dans les moments tout bêtes, pas dans les temples payants. On y retournerait, mais avec un plan différent.








