Comment ça s'est passé.
On a atterri à l'aéroport international de Vancouver (YVR) un mardi matin à 8 h 15, les yeux gonflés après 8 h de vol direct depuis Paris sur Air Canada. Le décalage horaire m'a frappé de plein fouet : c'était encore la nuit là-bas mentalement, mais le soleil brillait déjà. On a loué une Nissan Rogue chez Hertz pour 240 CAD par jour (environ 160 euros) et on s'est dirigés vers le centre-ville. Les trois premiers jours, on a dormi à l'hôtel Listel Vancouver en plein cœur de Davie Street, chambre 412, avec une vue modérée sur les toits. 189 CAD la nuit (126 euros). Je me souviens distinctement de l'odeur du café torréfié qui montait de la rue, mélangée à celle salée de la baie. Ça fait bizarre, Vancouver, c'est vraiment une ville côtière avec des gratte-ciel, pas du tout le cliché nature qu'on se fait du Canada. Le premier matin, on a marché jusqu'au marché Granville Island Market. C'était un samedi, donc bondé. On a mangé des fish and chips chez Lee's Fish and Chips (18 CAD, 12 euros) en regardant les bateaux de pêche amarrés. C'était bon, simple, les frites étaient croustillantes dehors, molles dedans. Puis on s'est perdus en cherchant le pont Granville : finalement, on a dû demander à un résident qui nous a expliqué qu'on était déjà dessus. Gène totale. Le deuxième jour, on a pris le bus 8 (4,05 CAD par personne) depuis Davie Street vers Stanley Park. Là, la température a chuté d'un coup. C'était 16 °C à midi, avec une brise qui venait directement du Pacifique. On a fait le Seawall Walk, ce sentier côtier d'environ 9 km, et honnêtement, c'était reposant mais un peu monotone. Les vues sur les montagnes enneigées au loin, d'accord, mais on n'a croisé que des coureurs et des couples qui faisaient leur jogging du samedi. À midi, on a bu un cappuccino au café Prospect Point (7 CAD) : le goût était trop amer, on a dû y laisser du sucre. Le troisième jour, on a décidé d'aller explorer la ville. On a pris le SkyTrain (l'aérotrain local) pour descendre à Gastown. C'est plus touristique qu'on ne pensait, rues pavées avec des boutiques de souvenirs. On a mangé au restaurant Gawker Gulch (une chaine) : poutine (frites sauce-fromage) pour 15 CAD, ce n'était honnêtement pas terrible, les frites étaient molles. Le célèbre horloge à vapeur (Gastown Steam Clock) était juste… une horloge. Elle siffle toutes les 15 minutes, on a découvert. Mercredi matin, on s'est mis en route pour Banff, soit 850 km de route. On a quitté Vancouver à 7 h 30 après avoir pris un excellent café au café Nemesis Coffee (5,50 CAD). C'était un moment où on a vraiment senti qu'on quittait la civilisation urbaine. L'autoroute 1 Est traverse la Colombie-Britannique de manière assez morne : des forêts, des petits lacs, quelques sections de construction routière qui nous ont ralentis d'une heure à Golden. On a dormi à Banff cette nuit-là, à l'hôtel Red Carpet Inn (99 CAD, 66 euros), chambre 206, minuscule mais propre. Je me suis réveillé à 5 h 30 parce que les oiseaux dehors criaient littéralement : c'était presque menaçant comme ambiance, pas relaxant du tout. Jeudi matin, on a visité le lac Louise. Il y a un stationnement qui coûte 10 CAD et on a dû attendre 20 minutes qu'une place se libère. La randonnée jusqu'à la rive prend environ 2 km. L'eau était turquoise, c'est vrai, mais il faisait 8 °C et il y avait du monde partout en train de prendre la même photo d'Instagram. On a commandé un thé au café du Lake Louise Village (8 CAD pour une tasse) : le goût était fade, genre eau chaude avec une feuille de thé. On a croisé un groupe de Français qui se plaignaient des prix, on a sympa échangé nos déceptions. On a passé deux jours à explorer Banff National Park lui-même : Johnston Canyon (cascade superbe, accessible à pied, gratuit), Moraine Lake (paysage carrément filmé dans les films de montagne, pas surprenant), et on a pris un sentier de randonnée léger vers Bow Peak. La deuxième randonnée, après 6 km, ma cheville a gonflé. Rien de grave, mais ça a limité notre mobilité pour le dernier jour. Moment moins sympa : on avait prévu 12 km, on a dû faire demi-tour à 6 km. Samedi, trajet retour vers Vancouver. On a dû rendre la voiture à 15 h. La circulation à la sortie de Banff était chaotique (travaux de route), on a perdu 90 minutes. On est arrivés à l'aéroport avec 2 h 30 de marge avant le décollage. Arrivée à Paris le dimanche à 9 h du matin heure locale, épuisés mais pas vraiment déçus.
Les bons plans repérés sur place.
Granville Island Market le samedi matin : marché couvert avec vendeurs de produits locaux et vue sur la baie (gratuit, entrée)
Lac Louise via l'autoroute 1 Est : la randonnée facile jusqu'à la rive, stationnement 10 CAD
Johnston Canyon Waterfall walk dans Banff National Park : accès gratuit, cascade visible en 3 km aller-retour
Le SkyTrain de Vancouver : réseau efficace, carnet 10 trajets pour 30 CAD, bien plus rapide que la voiture en ville
Moraine Lake Drive : route d'accès pittoresque, stationnement limite donc arriver avant 9 h
Photos — Vancouver, Banff, Lake Louise
Et au final.
Le Canada livre ce qu'il promet : de grands espaces montagneux et une vie urbaine calme à Vancouver. Cela dit, c'est clairement un trip de voiture, et sans exploration plus poussée (Whistler, Alberta plus au nord), on reste en surface. Les prix en restaurants et hôtels sont élevés comparé à l'Europe pour la qualité obtenue.








