Santorin et Mykonos : entre couchers de soleil et galères logistiques
CarnetGrece202610 jours

Santorin et Mykonos : entre couchers de soleil et galères logistiques

Nous avons atterri à l'aéroport international d'Athènes-Elefthérios Venizélos un jeudi matin à 7 h 30. Vol Air France 1247, ponctuel pour une fois. Après deux cafés noirs à l'aéroport (3,80 € chacun, hors de prix), nous…

MA
Publié le · mis à jour le
10 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à l'aéroport international d'Athènes-Elefthérios Venizélos un jeudi matin à 7 h 30. Vol Air France 1247, ponctuel pour une fois. Après deux cafés noirs à l'aéroport (3,80 € chacun, hors de prix), nous avons pris le bus express 844 direction Athènes centre, puis un taxi jusqu'au terminal des ferries du Pirée. Trois heures plus tard, le ferry Hellenic Seaways nous a débarqués à Santorin vers 14 h. Le parfum de sel marin mélangé aux gaz d'échappement du bateau m'a donné envie de vomir pendant vingt minutes. Pas glamour. À Santorin, nous avions réservé une chambre à l'hôtel Cycladic Dreams à Kamari, côte est. La proprio, Maria, nous a fait découvrir sa terrasse avec vue directe sur la caldeira. À 18 h, nous avons commandé un verre de Santorini Assyrtiko blanc sec au bar du coin (12 €). Le vin était frais, sec, minéral — rien à voir avec les versions touristiques. Nous avons mangé au restaurant Metaxy Mas à Kamari : feta grillée avec miel et pistaches (14 €), calamars frits et un poisson blanc grillé entier (24 €). La propre Éva, la serveuse, nous a expliqué que le poisson venait du marché du matin, vers 6 h. Ces saveurs iodées et ces textures croustillantes nous ont réconciliés avec le voyage. Nous avons fait l'erreur de réserver le coucher de soleil à Oia directement depuis un tour opérateur. Arnaque classique : 45 € par personne pour un « dîner privé face au soleil », alors qu'on s'est retrouvés dans un restaurant bondé avec trente autres touristes, serviettes sous les fesses, musique grecque commerciale en fond. Le coucher était beau (soleil orange déclinant derrière la caldeira), mais submergé. Nous aurions dû simplement nous asseoir sur les marches à Amoudi Bay, qui était gratuit et presque vide. Trois jours après, ferry Hellenic Seaways à nouveau, direction Mykonos. Une heure de traversée. La mer était agitée ce jour-là — nous avons entendu les vagues frapper la coque, un bruit sourd et répétitif qui s'est gravé dans ma tête. Arrivée à 16 h. Nous avions loué un petit studio indépendant près de la plage de Paraga, tenu par un couple de retraités athéniens. La chambre sentait l'humidité et la vieille peinture, mais le lit était propre et la douche fonctionnait. À Mykonos, nous avons passegrazing le matin : le marché municipal (Agora) à 8 h, avec ses vendeurs de feta en vrac, ses olives noires de Kalamata (5,50 € le kilo), ses herbes aromatiques et du miel local. L'odeur de thym séché mélangée aux citrons frais était savoureuse. Nous avons commandé des gyros au stand Kosta's (6,50 € pour deux), avec de la sauce tzatziki faite maison et du poulet rôti qui s'effondrait sous la dent. Simple, efficace. Pas de chichis. Nous avons loué un quad (scooter deux places) pour explorer l'intérieur de l'île. Premier pépin : la route pour Little Venice était en travaux, bloquée à la dynamite. Nous avons dû faire demi-tour et chercher une alternative en lisant une carte papier sur le téléphone de mon mari. Quarante minutes de perte de temps. Nous avons fini par manger des pâtes fraiches au restaurant Interni, petite ruelle sans panneau. La pappa al pomodoro n'existait pas en Grèce, mais les tagliatelles à la sauce tomate simple et au parmesan (16 €) étaient correctes. Rien de transcendant. Le dernier jour, levé à 5 h 30 pour se poster à Kalo Livadi avant le lever du soleil. La plage était vide. L'air était froid, presque frais (18 °C minimum). La lumière blanche-rose s'est levée lentement derrière la mer, calme et dégagée. Pas de touristes, pas de musique, juste le bruit des vagues légères. C'est le moment qui nous a vraiment marqués : un instant suspendu, gratuit, sans filtre. Nous avons commandé un café grec au café Sunrise à proximité (2 €), très épais et sucré, bien différent du café français. Nous l'avons dégusté assis sur le sable. Départ le vendredi avec le ferry à 9 h, retour à Athènes 15 h 30. Puis bus 844 inverse jusqu'à l'aéroport. Vol Air France 1248 à 19 h 50. Nous avons eu un retard de deux heures sur la piste à cause d'un problème de carburant — information donnée en grec puis en anglais via des annonces crachotantes incompréhensibles.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Plage de Kalo Livadi à Mykonos au lever du soleil (5 h 30), presque déserte, vrai moment d'immobilité

2

Restaurant Metaxy Mas à Kamari pour le poisson grillé du matin, feta au miel et vin Assyrtiko local

3

Marché municipal (Agora) de Mykonos tôt le matin pour olives Kalamata, miel local et herbes séchées

4

Ferry Hellenic Seaways entre Santorin et Mykonos (prévoir cinéma sur le portable, mer agitée fréquente)

5

Plage d'Amoudi Bay à Oia pour le coucher sans tour opérateur, gratuit, moins bondé que Oia centre-ville

Album · 8 photos

Photos — Santorin et Mykonos

Santorin et Mykonos : entre couchers de soleil et galères logistiques
Santorin et Mykonos — 2
Santorin et Mykonos — 3
Santorin et Mykonos — 4
Santorin et Mykonos — 5
Santorin et Mykonos — 6
Santorin et Mykonos — 7
Santorin et Mykonos — 8
Conclusion

Et au final.

La Grèce a délivré les moments qu'on attendait, mais entrelacés de petites galères logistiques et de surfacturage touristique. Les paysages marins sont vrais, mais le marketing autour d'Oia nous a déçus. À recommencer, nous prendrions plus de temps dans les villages de l'intérieur et moins d'énergie à chasser les couchers de soleil.

En résumé

Avis Santorin et Mykonos : carnet de voyage de 10 jours par marinevoyages87

Destination
Santorin et Mykonos →
Pays
Grece →
Durée
10 jours
Période
octobre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marinevoyages87 →
L'essentiel

Santorin et Mykonos en bref

Pourquoi choisir Santorin et Mykonos

  • Paysages marins spectaculaires avec caldeira volcanique visible depuis terrasses
  • Cuisine locale authentique : poissons frais, feta grillée, vins Assyrtiko minéraux
  • Moments de silence gratuit en nature loin des flux touristiques commerciaux
  • Deux îles distinctes accessibles par ferry en 1 heure pour diversifier l'expérience
  • Villages côtiers pittoresques et marchés municipaux vivants avec saveurs iodées

Pour qui ?

  • Couples en quête de paysages authentiques loin du marketing massif
  • Voyageurs épicuriens appréciant cuisine locale et vins régionaux
  • Explorateurs matinaux cherchant plages vides et levers de soleil contemplatifs
  • Personnes tolérantes aux petites galères logistiques pour l'authenticité
  • Photographes amateurs de lumière naturelle et contrastes méditerranéens

À éviter si…

  • Vous cherchez des expériences vendues clé en main sans arnaque touristique
  • Vous ne tolérez pas les trajets en ferry avec mer agitée et bruits sourds répétitifs
  • Vous exigez des routes toujours praticables et parfaitement signalisées
  • Vous êtes sensible à l'humidité et aux petits logements de retraités athéniens
À découvrir aussi
Aéroport international d'Athènes-Elefthérios VenizélosTerminal des ferries du PiréeÎles CycladesCaldeira de SantorinAmoudi BayKamariLittle Venice MykonosKalo LivadiParaga plage MykonosAgora marché municipal MykonosÎles grecques de la mer Égée
Questions fréquentes

FAQ — Santorin et Mykonos

Quel est le meilleur moyen de se déplacer entre Santorin et Mykonos ?

Le ferry Hellenic Seaways assure la liaison en environ 1 heure. Les trajets sont généralement ponctuels, bien que la mer puisse être agitée selon les conditions météorologiques. Les auteurs recommandent de réserver à l'avance en haute saison.

Faut-il réserver les couchers de soleil à Oia ?

Non, selon le retour d'expérience du carnet. Les tours opérateurs surfacturent (45 € par personne) pour des restaurants bondés avec 30 autres touristes. L'alternative gratuite et presque vide : s'asseoir sur les marches à Amoudi Bay pour le même spectacle.

Où manger authentique à Santorin sans arnaque touristique ?

Le restaurant Metaxy Mas à Kamari propose des plats locaux sincères : feta grillée au miel (14 €), calamars frits et poisson blanc du marché du matin (24 €). Préférer les villages côtiers à Oia pour l'authenticité.

Quels vins goûter à Santorin ?

Le Santorini Assyrtiko blanc sec est le vin signature local, sec et minéral (12 € en bar local). Les versions touristiques sont moins intéressantes ; acheter directement aux vignerons ou en caves locales.

Comment accéder à Santorin depuis Athènes ?

Bus express 844 d'Athènes au Pirée (3,80 € le café à l'aéroport, prévoyez moins cher ailleurs), puis ferry Hellenic Seaways pour 3 heures de traversée environ. Alternative : vol intérieur.

Quel est le meilleur moment pour visiter une plage sans touristes ?

Le lever de soleil à Kalo Livadi (Mykonos) à 5 h 30 offre une plage vide, air frais (18 °C minimum) et lumière rose-blanche. Un café grec sucré en accompagnement au café Sunrise pour 2 € complète l'expérience.

Faut-il louer un quad ou scooter à Mykonos ?

Utile pour explorer l'intérieur, mais vérifier l'état des routes. Les travaux routiers à Little Venice peuvent bloquer les chemins. Préférer une carte papier ou GPS fiable aux indications locales approximatives.

Où trouver de la nourriture locale bon marché à Mykonos ?

L'Agora (marché municipal) le matin à 8 h avec feta en vrac, olives noires de Kalamata (5,50 € le kilo), herbes aromatiques. Le stand Kosta's propose des gyros authentiques (6,50 € pour deux) sans chichis.