Santorin et Athènes : 10 jours entre caldéra et ruelles étouffantes
CarnetGrece202610 jours

Santorin et Athènes : 10 jours entre caldéra et ruelles étouffantes

Nous avons atterri à l'aéroport d'Athènes vers 14 h avec le vol Aegean Airlines. L'air chaud et sec nous a frappés dès la sortie, mélangé à l'odeur du diesel des navettes. Les deux premiers jours, nous avons logé au…

MA
Publié le · mis à jour le
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Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à l'aéroport d'Athènes vers 14 h avec le vol Aegean Airlines. L'air chaud et sec nous a frappés dès la sortie, mélangé à l'odeur du diesel des navettes. Les deux premiers jours, nous avons logé au Hotel Grande Bretagne sur la Syntagma, un 3-étoiles correct mais bruyant à cause de la rue piétonne en dessous. Le personnel parlait anglais, donc pas de souci pour les réservations. Le matin du premier jour, j'ai traîné hors du lit à 5 h 30 pour voir le Parthénon de l'Acropole avant la foule. Nous avons pris le métro ligne 2 depuis la station Syntagma (2,10 euros le billet) jusqu'à Acropoli. Sur place, le soleil frappait déjà fort et l'odeur âcre de la pierre chauffée mélangée à la sueur de centaines de touristes m'a presque écœurée. Mais voir les colonnes du temple avant 7 h, c'était presque tranquille. Nous avons payé 20 euros chacun pour l'entrée combinée (Acropole + autres sites). Au Café Avissinia près de Plaka, nous avons pris des spanakopita (feuilletés aux épinards) à 4,50 euros et un café grec bien serré. Le goût du miel et du fromage feta encore chaud m'a rappelé pourquoi j'aime cette région. Mais attention : les restaurants touristiques autour du Parthénon nous ont facturé 16 euros un simple souvlaki le lendemain. Arnaque classique. Nous avons pris un avion interne avec Olympic Air vers Santorin. Vol de 1 h, 80 euros l'aller-retour. À l'arrivée, le chauffeur de taxi nous a demandé 45 euros pour 15 km, quand le bus officiel coûte 1,80 euro. Nous avons pris le bus et sommes arrivés à Oia vers 18 h, surpeuplé de touristes avec des selfie-bâtons. Nous avions réservé une chambre chez Maria's Rooms, une petite pension à 75 euros par nuit. La proprio, Maria, nous a montré les panneaux solaires « écolo » : c'était surtout pour économiser sur l'électricité. Le coucher de soleil à Oia, tout le monde le recommande. Nous nous sommes plantés là à 19 h, debout pendant 1 h 30 sur un muret rocheux avec 200 autres personnes. C'était effectivement spectaculaire (le ciel virait à l'orange puis au violet), mais l'expérience était gâchée par la cohue et les gens qui vous poussaient pour leurs photos. Un moment frustrant, franchement. Le jour suivant, nous avons loué un quad (45 euros) pour explorer l'île. Nous avons visité la Plage Rouge (vraiment rouge, minérale, la roche volcanique crisse sous les pieds) et le village de Perivolos, où nous avons déjeuné chez Sunsets Taverna : poulpe grillé (12 euros), salade grecque (8 euros), retsina en carafe (10 euros). La température montait à 38 °C et le retsina était glacé – cet alcool un peu poisseux de résine de pin, très local, qui finit par grandir sur vous. Un problème : le quad a eu une crevaison à 16 h, en plein désert rocheux, loin de tout. Pas de réseau. Nous avons attendu 45 minutes qu'un agriculteur local nous aide. Celui-ci parlait à peine anglais, nous avons dû d'abord communiquer par gestes. Une vraie galère. Finalement il nous a remorqués jusqu'au village de location, le mec là a gueulé parce que nous avions abîmé son matériel. Retour à Athènes par le même vol, puis trois jours supplémentaires. Nous avons flâné au marché Varvakios Agora, où les vendeurs criaient les prix en grec et français. Olives noires à 6 euros le kg, fromage feta frais à 8 euros, feuilles de vigne marinées. L'atmosphère était vivante, les odeurs fortes (poisson, herbes aromatiques, diesel). Moins touristique que Plaka. Dernier soir au restaurant Kuzina à Psyrri : l'une des rares tables vraiment bien, avec une cuisine grecque revisitée sans trop de prise de tête. Moussaka correcte (14 euros), salade de chèvre chaud (11 euros). Service pro. Nous avons payé 50 euros pour deux sans vin (vin fermé à 20 euros minimum).

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Acropole de Athènes : y aller avant 7 h du matin, metro ligne 2, 20 euros l'entrée combinée

2

Café Avissinia à Plaka pour spanakopita et café grec, 8,50 euros par personne

3

Plage Rouge de Santorin : location quad à 45 euros, vérifier les pneus avant

4

Marché Varvakios Agora à Athènes : olives et feta fraîche, moins touristique qu'ailleurs

5

Restaurant Kuzina à Psyrri : moussaka 14 euros, plus authentique que zone Acropole

Album · 7 photos

Photos — Santorin / Athènes

Santorin et Athènes : 10 jours entre caldéra et ruelles étouffantes
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Conclusion

Et au final.

Santorin livre exactement ce qu'on attend d'elle : des paysages raides et un lever/coucher de soleil mémorables, mais pris dans un étau de tourisme de masse qui gâche un peu le plaisir. Athènes, c'est plus aléatoire : certains quartiers sont vrais et vivants, d'autres purs pièges à touristes. J'y retournerais, mais hors saison, en mai ou septembre.

En résumé

Avis Santorin / Athènes : carnet de voyage de 10 jours par marievoyage42

Destination
Santorin / Athènes →
Pays
Grece →
Durée
10 jours
Période
septembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marievoyage42 →
L'essentiel

Santorin / Athènes en bref

Pourquoi choisir Santorin / Athènes

  • Paysages volcaniques et architecturaux incomparables, notamment la caldéra de Santorin
  • Gastronomie méditerranéenne authentique à prix accessibles en dehors des zones touristiques
  • Patrimoine archéologique dense (Acropole) à proximité immédiate d'Athènes
  • Connexions aériennes et de transport faciles entre les deux destinations pour un circuit optimal
  • Quartiers authentiques et marchés vivants loin des sentiers battus touristiques

Pour qui ?

  • Couples cherchant des paysages spectaculaires et une vie nocturne méditerranéenne
  • Passionnés de patrimoine archéologique et histoire antique
  • Voyageurs en quête d'authenticité culinaire et de marchés locaux
  • Photographes attirant les couchers de soleil dramatiques et la géologie unique
  • Touristes tolérant la foule en échange de décors mémorables

À éviter si…

  • Vous êtes allergique à la foule touristique massive et à l'infrastructure de tourisme de masse
  • Vous préférez les voyages hors sentiers battus et l'authenticité totale
  • Vous voyagez en haute saison avec un budget très serré (pièges à touristes nombreux)
  • Vous cherchez un climat doux (chaleur extrême à 38°C possible en été)
À découvrir aussi
AcropoleParthénonPlakaSantorinAthènesPlage Rouge de SantorinPerivolosMarché Varvakios AgoraQuartier de PsyrriMétro ligne 2 d'AthènesAéroport d'AthènesCaldéra de Santorin
Questions fréquentes

FAQ — Santorin / Athènes

Quel est le meilleur moment pour visiter Santorin et Athènes ?

Selon l'auteur, mai et septembre sont idéaux pour éviter la foule massive. Le voyage en haute saison expose à une surpopulation touristique, notamment au coucher de soleil à Oia où l'auteur a dû attendre 1h30 au milieu de 200 autres personnes. Les températures peuvent aussi monter à 38°C en été.

Combien coûte un vol interne Athènes-Santorin ?

Olympic Air proposait environ 80 euros l'aller-retour pour 1h de vol. C'est un complément utile au ferry, bien que le récit ne détaille pas les tarifs des trajets maritimes.

Faut-il louer un véhicule à Santorin ?

Le quad coûte 45 euros et permet de visiter des sites moins touristiques comme la Plage Rouge et Perivolos. Attention cependant : l'auteur a eu une crevaison en zone isolée sans réseau. Le bus coûte seulement 1,80 euro, mieux adapté si vous préférez éviter les risques.

Combien coûte l'entrée de l'Acropole à Athènes ?

20 euros pour l'entrée combinée (Acropole + autres sites archéologiques). La visite recommandée est avant 7h du matin pour éviter la foule et les fortes chaleurs. Le métro ligne 2 depuis Syntagma coûte 2,10 euros.

Quels sont les tarifs des restaurants à Santorin et Athènes ?

À Santorin, une taverna locale propose poulpe grillé (12 euros), salade grecque (8 euros), retsina en carafe (10 euros). À Athènes, les restaurants touristiques autour du Parthénon facturent 16 euros un simple souvlaki. Au marché Varvakios, olives à 6 euros/kg, feta frais 8 euros. Kuzina à Psyrri offre une qualité supérieure (moussaka 14 euros, salade 11 euros, total 50 euros pour deux sans vin).

Où loger à Santorin ?

Maria's Rooms à Oia propose des chambres à 75 euros par nuit. Ce type de petite pension offre un bon compromis prix-qualité. Attention : vérifier les équipements réels (panneaux solaires = économies d'électricité du propriétaire, pas forcément confort client).

Quels quartiers d'Athènes éviter ou recommander ?

Plaka est un piège touristique avec restaurants surtaxés. Le marché Varvakios Agora et le quartier de Psyrri sont plus authentiques et vivants, moins touristiques. Syntagma est central mais bruyant pour les hôtels en raison de la rue piétonne.

Vaut-il la peine de voir le coucher de soleil à Oia ?

Spectaculaire visuellement (ciel passant de l'orange au violet), mais complètement submergé par la foule en haute saison. L'expérience est frustrante avec 200 personnes, des selfie-bâtons, et des bousculades pour les photos. À envisager hors saison uniquement.