Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à l'aéroport d'Athènes vers 14 h avec le vol Aegean Airlines. L'air chaud et sec nous a frappés dès la sortie, mélangé à l'odeur du diesel des navettes. Les deux premiers jours, nous avons logé au Hotel Grande Bretagne sur la Syntagma, un 3-étoiles correct mais bruyant à cause de la rue piétonne en dessous. Le personnel parlait anglais, donc pas de souci pour les réservations. Le matin du premier jour, j'ai traîné hors du lit à 5 h 30 pour voir le Parthénon de l'Acropole avant la foule. Nous avons pris le métro ligne 2 depuis la station Syntagma (2,10 euros le billet) jusqu'à Acropoli. Sur place, le soleil frappait déjà fort et l'odeur âcre de la pierre chauffée mélangée à la sueur de centaines de touristes m'a presque écœurée. Mais voir les colonnes du temple avant 7 h, c'était presque tranquille. Nous avons payé 20 euros chacun pour l'entrée combinée (Acropole + autres sites). Au Café Avissinia près de Plaka, nous avons pris des spanakopita (feuilletés aux épinards) à 4,50 euros et un café grec bien serré. Le goût du miel et du fromage feta encore chaud m'a rappelé pourquoi j'aime cette région. Mais attention : les restaurants touristiques autour du Parthénon nous ont facturé 16 euros un simple souvlaki le lendemain. Arnaque classique. Nous avons pris un avion interne avec Olympic Air vers Santorin. Vol de 1 h, 80 euros l'aller-retour. À l'arrivée, le chauffeur de taxi nous a demandé 45 euros pour 15 km, quand le bus officiel coûte 1,80 euro. Nous avons pris le bus et sommes arrivés à Oia vers 18 h, surpeuplé de touristes avec des selfie-bâtons. Nous avions réservé une chambre chez Maria's Rooms, une petite pension à 75 euros par nuit. La proprio, Maria, nous a montré les panneaux solaires « écolo » : c'était surtout pour économiser sur l'électricité. Le coucher de soleil à Oia, tout le monde le recommande. Nous nous sommes plantés là à 19 h, debout pendant 1 h 30 sur un muret rocheux avec 200 autres personnes. C'était effectivement spectaculaire (le ciel virait à l'orange puis au violet), mais l'expérience était gâchée par la cohue et les gens qui vous poussaient pour leurs photos. Un moment frustrant, franchement. Le jour suivant, nous avons loué un quad (45 euros) pour explorer l'île. Nous avons visité la Plage Rouge (vraiment rouge, minérale, la roche volcanique crisse sous les pieds) et le village de Perivolos, où nous avons déjeuné chez Sunsets Taverna : poulpe grillé (12 euros), salade grecque (8 euros), retsina en carafe (10 euros). La température montait à 38 °C et le retsina était glacé – cet alcool un peu poisseux de résine de pin, très local, qui finit par grandir sur vous. Un problème : le quad a eu une crevaison à 16 h, en plein désert rocheux, loin de tout. Pas de réseau. Nous avons attendu 45 minutes qu'un agriculteur local nous aide. Celui-ci parlait à peine anglais, nous avons dû d'abord communiquer par gestes. Une vraie galère. Finalement il nous a remorqués jusqu'au village de location, le mec là a gueulé parce que nous avions abîmé son matériel. Retour à Athènes par le même vol, puis trois jours supplémentaires. Nous avons flâné au marché Varvakios Agora, où les vendeurs criaient les prix en grec et français. Olives noires à 6 euros le kg, fromage feta frais à 8 euros, feuilles de vigne marinées. L'atmosphère était vivante, les odeurs fortes (poisson, herbes aromatiques, diesel). Moins touristique que Plaka. Dernier soir au restaurant Kuzina à Psyrri : l'une des rares tables vraiment bien, avec une cuisine grecque revisitée sans trop de prise de tête. Moussaka correcte (14 euros), salade de chèvre chaud (11 euros). Service pro. Nous avons payé 50 euros pour deux sans vin (vin fermé à 20 euros minimum).
Les bons plans repérés sur place.
Acropole de Athènes : y aller avant 7 h du matin, metro ligne 2, 20 euros l'entrée combinée
Café Avissinia à Plaka pour spanakopita et café grec, 8,50 euros par personne
Plage Rouge de Santorin : location quad à 45 euros, vérifier les pneus avant
Marché Varvakios Agora à Athènes : olives et feta fraîche, moins touristique qu'ailleurs
Restaurant Kuzina à Psyrri : moussaka 14 euros, plus authentique que zone Acropole
Photos — Santorin / Athènes
Et au final.
Santorin livre exactement ce qu'on attend d'elle : des paysages raides et un lever/coucher de soleil mémorables, mais pris dans un étau de tourisme de masse qui gâche un peu le plaisir. Athènes, c'est plus aléatoire : certains quartiers sont vrais et vivants, d'autres purs pièges à touristes. J'y retournerais, mais hors saison, en mai ou septembre.
