Comment ça s'est passé.
On a décidé de découvrir l'Équateur en deux temps : d'abord la capitale, puis plonger en Amazonie. Arrivée le 3 novembre à 14 h 30 à l'aéroport Mariscal Sucre de Quito avec LATAM. Le vol de Paris avait 2 h 40 de retard, ce qui nous a stressés pour la correspondance, mais finalement on l'a eu. Le centre historique de Quito nous a accueillis dans le chaos habituel : taxis jaunes partout, bruit des klaxons permanent, odeur d'échappement mélangée aux grillades de viande qui sortent des petits restaurants de rue. On a loué une chambre à la Posada Amazonas, une petite auberge rue García Moreno avec terrasse donnant sur la Plaza de la Independencia. 30 dollars la nuit, petit déj inclus. Les murs ont 400 ans, c'est vrai, mais l'isolation acoustique zéro. Jours 1-4 : Quito colonialOn s'est levés à 5 h 30 le premier jour, pas par choix. L'église de la Compañía de Jesús ouvre ses portes à 10 h, et on voulait l'éviter bondée. L'intérieur est dingue : feuille d'or partout sur les murs, parfum d'encens épais qui pique presque le nez. J'ai fait la galère classique : mon téléphone a eu un problème de batterie et je n'ai pas pu prendre de photos décentes. Frustrant quand on paye presque 5 euros l'entrée. On a mangé à La Ronda, la petite rue touristique du centre. Un locro de papa (ragoût de pommes de terre) chez Mama Clorinda : 4 dollars, généreuses portions, oignons crus par-dessus. Ça revient des que vous mordez dedans. On a aussi goûté les empanadas de queso à 0,50 dollar pièce. Le mote (maïs blanc bouilli) qu'on vend partout est moins glamour mais vraiment rassasiant quand on marche toute la journée. Le téléphérique du Pichincha : on a pris un bus depuis la rue Marín (numéro 12, 0,35 dollar). On devait faire la rando jusqu'à Rucu Pichincha, mais au moment de descendre du téléphérique à 3 950 m, le froid et le manque d'oxygène ont eu raison de nous. Les autres touristes respiraient comme des asthmatiques. On a fait demi-tour après 45 minutes de marche, complètement KO. Un moment marquant : le mercredi, on s'est perdus en explorant le quartier de La Floresta. On a croisé une dame qui vendait du jus de naranja frais pressé devant sa maison (1 dollar le verre énorme). Elle nous a parlé pendant 20 minutes en espagnol qu'on comprenait à peine, mais son sourire disait tout. On lui a acheté deux verres et on s'est assis sur le muret avec elle. C'est bête comme truc, mais ça compte. Jours 5-9 : Amazonie depuis CocaVol interne TAME le samedi matin, 6 h 45, depuis l'aéroport Jorge Chávez de Quito. Coca (Francisco de Orellana) est à l'autre bout du monde. L'avion, un petit Dash 8, tremblait pas mal. Pas grave, ça fait partie du voyage. Arrivée à 8 h 20. On avait réservé avec Kapok Lodge, une petite structure de 8 bungalows en bois sur le río Napo. 350 dollars par personne pour 4 jours/3 nuits tout inclus (transport depuis Coca, repas, guide). Le bruit des insectes le soir est hallucinant, continu, pas vraiment désagréable une fois qu'on accepte qu'on ne dormira jamais vraiment bien. Température : 28-30°C, humidité à 95 %, vêtements qui collent en permanence. Les guides Ramón et Wilson connaissaient chaque oiseau, chaque arbre. On a vu des dauphins roses en vraie vie le quatrième jour. Ramón a arrêté le canoe, silence total, et d'un coup deux têtes roses ont émergé. J'ai film avec le téléphone, les mains qui tremblaient. Inoubliable ? Non, la caméra était mouche, j'ai gâché le moment à vouloir le capter. La nourriture à Kapok était correcte. Poisson du río pêché le matin, riz, plantain frit. Une sauce à base de cacahuètes maison qu'on mettait partout. Du café pas fou le matin. Une nuit on a eu du poulet, avec de la yuca (manioc). Les piments locaux brûlaient la bouche ; on en reprenait à chaque fois. Jours 10-14 : Route vers le sudDe retour à Quito. Bus depuis Coca à Quito : Transportes Baños, 10 h 30 de route, départ 23 h 30 pour arriver à 10 h matin. 25 dollars. Le conducteur écoutait la reggaeton à fond, mauvais freins dans les virages montagneux. Quelques heures du mauvais sommeil, assis maladroitement. Derniers jours plus tranquilles : café à Café Cultura rue Espejo (bon cappuccino, 3,50 dollars), visite du musée del Banco Central (5 dollars, collection de textiles, vraiment intéressant si vous aimez l'archéo). Départ le 17 novembre vers 10 h depuis Mariscal Sucre, cette fois direct pour Paris.
Les bons plans repérés sur place.
Église de la Compañía de Jesús, Quito : arriver avant 10 h, prévoir 45 min pour tout regarder sans se presser
Jus de naranja frais sur les trottoirs (1 dollar) : bien meilleur que le jus en bouteille
Téléphérique du Pichincha : départ bus numéro 12 rue Marín, mais l'acclimatation est vraiment difficile au-dessus de 3 800 m
Kapok Lodge sur le río Napo : demander Ramón ou Wilson comme guide, ils repèrent les dauphins roses
Marché de Quito (San Francisco) : très touristique mais les fruits frais et artisanat sont corrects, négocier les prix (règle de base)
Photos — Quito / Coca
Et au final.
L'Équateur étonne : Quito est bruyant et parfois insécurisant dans certaines rues (on nous l'avait dit, on y a fait attention), mais les gens sont généreux. L'Amazonie vue en quatre jours, c'est court, mais suffisant pour réaliser qu'on ne comprend rien à ce qu'on voit. Retour un peu cassé, pas totalement « transformé » par le voyage, juste bien conscient d'avoir eu du chance.
