Deux semaines entre Quito, l'Amazonie et les Galápagos : carnets d'une première expérience équatorienne
CarnetEquateur202614 jours

Deux semaines entre Quito, l'Amazonie et les Galápagos : carnets d'une première expérience équatorienne

Nous avons atterri à l'aéroport Mariscal Sucre de Quito un mardi à 14 h 30, complètement désorientés par l'altitude (2850 m). L'air était sec, frais, presque piquant dans les narines. Dès la sortie, un chauffeur de taxi…

MA
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Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à l'aéroport Mariscal Sucre de Quito un mardi à 14 h 30, complètement désorientés par l'altitude (2850 m). L'air était sec, frais, presque piquant dans les narines. Dès la sortie, un chauffeur de taxi informel nous a surcharger de 8 dollars au lieu des 5 attendus pour rejoindre l'hôtel Casa Cultura dans le centre colonial. C'était notre première galère, mais aussi notre premier apprentissage : négocier avant de monter. Le centre historique de Quito nous a frappés différemment que prévu. Pas par une beauté surréelle, mais par l'usure. Les façades colorées de la Calle García Moreno flaquaient sous les intempéries, les vendeurs de souvenirs nous interpellaient sans cesse, les bus rouges qui passaient dégageaient des bouffées d'essence qui piquaient la gorge. Nous avons découvert le Mercado Central un mercredi matin vers 8 h : le sol était mouillé, glissant, les vendeurs criaient les prix des tomates et des avocats. Une femme vendait des humitas (pâtes de maïs enrobées dans des feuilles) pour 1,50 dollar. Nous en avons mangé deux, assises sur un banc, regardant les gens passer. C'était bon, mais gras, lourd au ventre. L'Amazonie : trois jours dans la réalitéNous avons pris un vol interne avec TAME (compagnie locale) vers Coca, une petite ville portuaire sur le Napo. Le vol a décollé avec quarante minutes de retard. Une fois là-bas, un guide touristique local, Miguel, nous a pris en charge pour une excursion de trois jours en lodge fluvial : l'Amazon Dolphin Lodge. Le trajet en pirogue a duré quatre heures. L'air était humide, collant à la peau. Les sons de la jungle n'étaient pas des symphonies douces, mais des crissements aigus, des appels aigus, répétitifs, sourds. Nous avons vu effectivement des dauphins roses du Napo au second jour, mais de loin, leurs silhouettes grises juste sous la surface, pas assez proche pour vraiment s'émouvoir. Le lodge lui-même était rudimentaire : chambres en bois avec moustiquaires, repas collectifs à 18 h. Miguel nous a servi du ceviche de poisson et une soupe de plantain. Honnêtement, ce n'était pas mémorable. Ce qui l'a été, c'est la nuit du deuxième jour. Miguel nous a réveillés à minuit pour observer les insectes bioluminescents. Nous avons marché pieds nus dans la boue tiède (presque 28 °C la nuit), autour de nous les sons nocturnes de la jungle, presque insoutenables. Un moment étrange, pas confortable, mais qui vous remue quelque chose. Miguel parlait peu, juste pointait, souriait. Nous sommes restés silencieux une heure. Retour à la côte et petits détails oubliésDe retour à Quito, nous avons visité le Teleferico, ce petit tramway qui monte à 3945 m. La température a chuté d'un coup. Il faisait 12 °C au sommet. Une fille entre deux randonneurs vendait du café de altiplano (café d'altitude) pour 2 dollars la tasse. Amer, riche, bon. Ça nous a réveillés. Nous avons mangé à La Mariscal, le quartier touristique. Ted's Montana Grill, un resto de biftek, 18 dollars le plat principal. Trop cher pour l'Équateur, mais c'était un relâchement. Nous avions envie d'un bon steak après les soups fluviales. Nous n'avions pas prévue de détails : cette fatigue liée au décalage qu'on traîne, l'impression d'avancer lentement même si on marche vite, les genoux qui crient après les escaliers du colonial. Un jour, nous nous sommes perdus en cherchant la gare routière Quitumbe pour prendre un bus express vers Otavalo (compagnie Transportes Ecuador, 8 dollars, trois heures). Nous avons marché 45 minutes en suivant notre GPS défaillant.Le repas du soir était souvent une empanada achetée dans la rue pour 0,75 dollar. Excellent, doré, chaud. Les vendeurs ambulants vers 18 h les gardaient dans un four portable gris. Notre dernier jour, nous avons pris un café chez Café Cultura (oui, homonyme de notre hôtel, coïncidence) dans La Floresta. Cappuccino correct, 4 dollars. Nous avons regardé passer les gens. Quito n'est pas Rome, n'est pas Cusco. C'est une ville de transit, bruyante, avec des murs gris, des graffitis, du béton. Mais elle bouge. Les gens y vivent vraiment.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Marché Central de Quito, mercredi matin vers 8 h : humitas à 1,50 dollar, jus de grenade frais

2

Napo River Lodge, pirogue au coucher, dauphins roses distants mais réels

3

Teleferico jusqu'à 3945 m : café d'altitude, froid sec, vue sur les nuages cotonneux

4

La Mariscal, bar à tapas 'Quiteño' : crevettes à l'ail, 6 dollars, ambiance locale sans touristes

5

Calle García Moreno au coucher : architecture coloniale usée mais encore debout, vendeurs de masques quichua

Album · 8 photos

Photos — Quito / Provincias de Pichincha y Orellana

Deux semaines entre Quito, l'Amazonie et les Galápagos : carnets d'une première expérience équatorienne
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Conclusion

Et au final.

Deux semaines équatoriennes, c'était court mais dense. L'Amazonie nous a déçus un peu (moins d'animaux, plus de moustiques et de pluie que prévu), et Quito demande de l'effort pour être aimée. Mais le Napo à minuit, Miguel en silence, le café d'altitude au sommet du Teleferico : ça reste.

En résumé

Avis Quito / Provincias de Pichincha y Orellana : carnet de voyage de 14 jours par marcvoyageur42

Destination
Quito / Provincias de Pichincha y Orellana →
Pays
Equateur →
Durée
14 jours
Période
septembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcvoyageur42 →
L'essentiel

Quito / Provincias de Pichincha y Orellana en bref

Pourquoi choisir Quito / Provincias de Pichincha y Orellana

  • Altitude et climat contrasté : du tropical amazonien au froid de montagne en quelques heures
  • Biodiversité amazone accessible : lodges fluviaux et rencontres avec guides locaux authentiques
  • Centre colonial chargé d'histoire : architecture coloniale et vie urbaine intense
  • Coût de vie très avantageux : repas et transports très bon marché comparé aux destinations voisines
  • Immersion culturelle brute : marchés locaux, cuisine traditionnelle, interactions non touristiques

Pour qui ?

  • Voyageurs aventuriers en quête d'authenticité brute
  • Explorateurs amazoniens avec budget limité
  • Couples cherchant sensations urbaines et nature sauvage
  • Photographes et observateurs de vie quotidienne
  • Trekkeurs habitués aux altitudes et efforts physiques

À éviter si…

  • Vous cherchez une expérience amazonienne garantie avec animaux spectaculaires
  • Vous êtes intolérant à l'altitude et aux effets du soroche
  • Vous préférez le luxe touristique et les resorts haut de gamme
  • Vous redoutez les transports informels et la négociation
À découvrir aussi
Aéroport Mariscal SucreCentre colonial de QuitoCalle García MorenoMercado Central de QuitoTeleferico de QuitoRio NapoCoca (Puerto Francisco de Orellana)Amazon Dolphin LodgeLa Mariscal (quartier touristique)La Floresta (quartier bohème)Gare routière QuitumbeOtavalo
Questions fréquentes

FAQ — Quito / Provincias de Pichincha y Orellana

Combien coûte un trajet en taxi de l'aéroport de Quito au centre-ville ?

Selon le carnet, un trajet informel vers le centre colonial coûte environ 5 dollars, mais les surcharges sont fréquentes (8 dollars payés). Il est recommandé de négocier le prix avant de monter. Les taxis officiels ou les services d'hôtel sont plus fiables.

Quelle est l'altitude de Quito et comment s'adapter au soroche ?

Quito se situe à 2850 mètres d'altitude. L'air est sec, frais et peut causer du soroche (mal des montagnes). La fatigue et l'impression d'avancer lentement sont normales lors des premiers jours. Le Teleferico monte jusqu'à 3945 mètres où la température chute à 12 °C.

Combien coûte une excursion en lodge amazonien sur le Napo ?

Le carnet ne précise pas le tarif total, mais mentionne un séjour de trois jours à l'Amazon Dolphin Lodge avec guide, pirogue et repas collectifs. Les lodges amazoniens en Équateur varient généralement entre 150 et 500 dollars pour trois jours.

Faut-il s'attendre à voir beaucoup d'animaux en Amazonie ?

Le carnet révèle une expérience modérée : les dauphins roses du Napo sont visibles mais éloignés. L'auteur signale plus de moustiques et de pluie que d'animaux spectaculaires. L'Amazonie reste sauvage et imprévisible, pas un safari garanti.

Quels sont les quartiers à visiter à Quito ?

Le centre colonial (Calle García Moreno, Mercado Central) offre une expérience brute et authentique. La Mariscal est le quartier touristique avec restaurants et cafés. La Floresta propose une atmosphère plus bohème avec des cafés comme Café Cultura.

Combien coûtent les repas à Quito ?

Les empanadas de rue coûtent 0,75 dollar, les humitas au Mercado Central 1,50 dollar, le café d'altitude 2-4 dollars. Les restaurants touristiques comme Ted's Montana Grill pratiquent des tarifs plus élevés (18 dollars le plat principal).

Comment se rendre à Coca pour visiter l'Amazonie ?

Un vol interne avec la compagnie TAME relie Quito à Coca, petite ville portuaire sur le Napo. Les vols peuvent avoir des retards (quarante minutes dans le carnet). De là, les excursions en pirogue vers les lodges amazoniens durent environ quatre heures.

Est-il facile de voyager entre les régions équatoriennes en bus ?

Oui, les bus express sont accessibles et bon marché. Le trajet Quito-Otavalo coûte 8 dollars avec Transportes Ecuador et dure trois heures. La gare routière Quitumbe dessert les régions. Les tarifs sont parmi les plus bas d'Amérique du Sud.