Comment ça s'est passé.
Jour 1-2 : Arrivée à MontréalLevé à 6h30 à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau après un vol Air Canada. La file d'immigration était interminable — plus d'une heure quand même. J'ai pris le 747 Express bus vers le centre-ville pour 11 CAD, assis à côté d'une femme qui mangeait un sandwich aux œufs dont l'odeur envahissait tout le minibus. Arrivée à l'hôtel Gouverneur Place Dupuis vers 8h30. La chambre sentait le café frais et la moquette était collante, mais le personnel à la réception était super accueillant. L'après-midi, j'ai commencé par le Vieux-Montréal. Les pavés sont vrais, c'est pas du cinéma. J'ai flâné rue Saint-Paul, les façades en pierre grise vous deviennent familières après deux heures. Au resto Holder, j'ai pris un fish and chips pour 22 CAD — le poisson était bon, pas gras, mais les frites trop salées à mon goût. Le bruit des terrasses montait jusque dans la rue, des gens qui parlaient français avec des accents du Québec très prononcés. Jour 3 : Street art du Plateau Mont-RoyalJ'ai loué un Bixi (vélo en libre-service) pour 15 CAD la journée. Route vers le Plateau Mont-Royal. En pédalant rue Rachel, je suis tombé sur des murales gigantesques — une représentant une femme aux cheveux rouges, une autre un monstre bleu. L'énergie du quartier était palpable, jeune, bruyante. Les terrasses étaient déjà pleines à 11h30. Au café Romolo Caffè, j'ai commandé un cappuccino à 5 CAD et un croissant feuilleté. Le barista m'a dit qu'il venait d'Italie depuis trois ans. On a discuté 10 minutes. C'était le moment où j'ai commencé à vraiment me sentir sur place, moins touristique. Mais voilà : en revenant avec le Bixi vers 17h, j'ai eu une crevaison rue Duluth. Pas de pompe aux stations alentour, une galère totale. J'ai dû marcher 2 km en traînant le vélo. Retard au restaurant. Le responsable de la station n'a rien trouvé à redire quand j'ai rendu le Bixi. Jour 4-5 : Cabane à sucre aux LaurentidesTour organisé départ 8h d'une petite agence rue Sherbrooke. Nous étions 12 touristes dans un minibus. 45 minutes de route vers la cabane Chez Claudette à Mirabel. La route montait progressivement, les arbres devenaient plus denses, l'air se rafraîchissait. À la cabane : c'était le printemps, les érables commençaient leur saignée. On voyait la sève brute dans les chaudières en métal. Le personnel en costumes folkloriques servait du sirop d'érable tiède versé sur la neige — vous roulez le bâton dedans pour le manger. Goût sucré prononcé, presque écœurant après trois rouleaux. Le repas : lard salé croustillant, fèves au lard, tourtière. Tout copieux, tout lourd. Le prix était inclus. À côté, un groupe de Québécois riaient fort, sonnaient des cornes. L'ambiance était festive mais un peu forcée, touristique. Le froid du dehors contrastait fort avec la chaleur étouffante à l'intérieur. Jour 6-7 : Centre-ville et muséesVisite au Musée des Beaux-Arts de Montréal — gratuit pour la collection permanente. Les salles consacrées aux peintres québécois étaient bien documentées. La lumière naturelle du bâtiment était excellente. J'ai passé deux heures là sans m'ennuyer. Rue Sainte-Catherine, c'était l'effervescence : boutiques, chaînes commerciales, rien d'exceptionnel. J'ai mangé dans un poutinerie locale, à côté du métro McGill. La poutine : 10 CAD, frites épaisses, sauce brune épaisse, fromage fondant mais pas granuleux comme dit la légende. Correct, sans plus. Jour 8-9 : Longueuil et retour tranquilleTraversée du pont Jacques-Cartier à pied (on peut le faire le dimanche). Vue sur le fleuve Saint-Laurent gelé en partie. Le froid mordait les joues. J'ai pris le bus 15 depuis la Rive-Sud pour redescendre. Repos à l'hôtel, laverie, repas pris en chambre. Dernier jour avant le départ : marché Jean-Talon. Les étals débordaient d'agrumes, le marché sentait la terre mouillée et les fruits tropicaux. Beaucoup de québécois d'origine latino-américaine. J'ai acheté des oranges sanguines à 3 CAD la livre. Elles étaient juteuses et acidulées.
Les bons plans repérés sur place.
Vieux-Montréal, rue Saint-Paul : préférez les petits restaurants locaux plutôt que les terrasses rutilantes, la poisson-frites du Holder vaut le détour
Plateau Mont-Royal et ses murales : prendre un Bixi (vérifier les roues d'abord), aller le weekend en fin d'après-midi
Cabane à sucre Chez Claudette à Mirabel : réserver via une agence, le sirop sur neige est sucré à mort mais l'expérience compte
Marché Jean-Talon : y aller le samedi matin, les fruits frais et produits québécois, odeur d'agrumes
Musée des Beaux-Arts Montréal : accès gratuit à la collection permanente, beaucoup moins de foule que le Musée McCord
Photos — Montréal & région des Laurentides
Et au final.
Montréal m'a plu vraiment, les gens sont directs et sympathiques, l'architecture change tous les 50 mètres. La cabane à sucre c'était kitch mais vrai. À refaire, j'irais moins sur les spots touristiques principaux — le Vieux-Montréal c'est sympa mais cher et saturé. Les Laurentides auraient mérité plus de jours.







