Comment ça s'est passé.
On a atterri à l'aéroport de Ben Gourion un jeudi soir vers 20h30 avec la compagnie Wizz Air. Pas de souci à la douane, malgré les histoires qu'on s'était racontées. On a loué une voiture chez Hertz (220 shekels la journée, cher) et on a roulé direct vers Tel-Aviv pour le premier soir. L'autoroute 1 est bien entretenue, c'est déjà le confort comparé à nos routes potholed en France. Tel-Aviv d'abord. On s'est posé à l'hôtel Tsum (rue Dizengoff, chambre à 380 shekels par nuit, basique mais propre). Jeudi soir, c'était vivant : la promenade en bord de mer, la Tayelet, était blindée de familles et de jeunes. On a mangé au resto Manta Ray (poisson grillé, 85 shekels, très bon). L'odeur de la mer mélangée aux grillades de poisson m'a suivi toute la soirée. C'était agréable. Vendredi matin, levés à 6h30 pour marcher jusqu'à la plage de Gordon. Il y avait déjà 30-40 personnes dans l'eau. L'atmosphère était calme avant le rush du vendredi. On a pris un café au Café Noa (rue Namir, 18 shekels, un expresso réaliste). Les Israéliens ne plaisantent pas avec le café : c'est du vrai. Le contraste entre la modernité du bord de mer et l'urgence de la situation politique était bizarre à absorber. On voyait des gens en terrasse qui buvaient tranquillement leur café, et en même temps, les informations parlaient de tensions à la frontière. Ça crée une dissonance. On a passé samedi à Jérusalem. Trajet en voiture : 1h depuis Tel-Aviv. On a garé la voiture près de la porte de Jaffa (2 shekels la minute, un vrai piège ce parking). La Vieille Ville, franchement, ça frappe. Les murs en pierre jaune, l'écho des pas, les cris des vendeurs. On a marché dans le Souk jusqu'au Saint-Sépulcre. L'odeur du souk est écrasante : mélange de fines herbes (thym, menthe), d'épices, de viande grillée, de sueur. Pas dégueu, mais intense. Ça remplit les narines. On a eu une galère samedi après-midi. On voulait monter au Dôme du Rocher (Qubbat As-Sakhrah), et en arrivant, on s'est fait dire que c'était fermé pour le public le samedi. Je ne savais pas ça. Un gardien (pas méchant, juste fatigué) nous a expliqué en anglais cassé qu'il fallait venir le dimanche ou un jour de semaine. On a perdu 45 minutes à essayer de comprendre les horaires auprès de différentes personnes. C'était frustrant. Dimanche, retour à la Vieille Ville vers 8h. On a pu accéder au Dôme du Rocher (50 shekels l'entrée). Les mosaïques bleu et or à l'intérieur sont vraiment travaillées. Pas besoin de superlatif vague : c'est juste du travail minutieux dans la pierre et le verre. On a visité le Mur des Lamentations après, à pied depuis le Dôme. Les gens priaient, certains pleuraient. Moment chargé d'émotion sincère, pas du spectaculaire. Juste du recueillement. On a mangé un falafel rue David Street vers 13h. 15 shekels, six boules de pois chiches dans du pain pita. C'était bon. On sentait la chaleur du falafel qui venait de sortir du bain d'huile. On s'est brûlé un peu la langue. Lundi, on a visité le Musée d'Israël (Rehov Ruppin 11, Jérusalem). 54 shekels l'entrée. On y a passé 3 heures. Les sections sur le Rouleau d'Isaïe et la vie quotidienne du Second Temple étaient bien documentées. Pas de chichis, juste du factuel. On a apprécié ça. Mardi, retour à Tel-Aviv. On s'est posé au marché de Carmel Street pour acheter des fruits (fraises locales, 12 shekels la barquette, excellentes). On a buisé un dernier café rue Frishman avant de reprendre l'autoroute vers l'aéroport. Le vol retour était à 23h45. Points difficiles : les prix sont hauts. On n'avait pas prévu. Les 10 jours ont coûté 3 800 euros pour deux (transport + hôtels + bouffe + entrées). La voiture de location était inutile en ville ; les taxis (appel via Gett ou Uber) auraient suffi et coûté moins cher. Et il faut accepter qu'il y a une réalité politique qui pèse. Ça n'enlève rien à la visite, mais c'est pas un pays où on oublie les infos.
Les bons plans repérés sur place.
Dôme du Rocher à Jérusalem (dimanche et jours de semaine uniquement, 50 shekels) - les coupoles bleu cobalt se voient des remparts
Plage de Gordon à Tel-Aviv (gratuit, meilleur lever de soleil à 6h30) - eau à 16°C en hiver, remplie de nageurs locaux
Souk de la Vieille Ville Jérusalem (gratuit, fermez-vous à la chaleur et aux odeurs) - c'est le chaos, mais c'est là qu'on respire le vraiment local
Café Noa rue Namir Tel-Aviv (18 shekels l'expresso) - où les gens lisent HaAretz en silence
Musée d'Israël rue Ruppin (54 shekels) - bien fait, pas tape-à-l'œil, juste documenté
Photos — Jérusalem / Tel-Aviv
Et au final.
On a vu des choses rares : les murs jaunes de Jérusalem, les cafés branchés de Tel-Aviv, les gens de tous les horizons qui cohabitent. Mais on s'attendait à plus de surprise. C'est un carrefour, pas un exotisme. Et c'est cher. Je le referais, mais différemment : moins de voiture, plus de jours à pied dans les villes.
