Djibouti en janvier : Aden, flamants roses et chaleur de 38°C
CarnetDjibouti20268 jours

Djibouti en janvier : Aden, flamants roses et chaleur de 38°C

Nous avons atterri à 14 h 30 à l'aéroport international de Djibouti-Ambouli avec une température écrasante : 38°C à l'ombre. L'odeur de fuel et de sable chaud nous a saisi dès la sortie de l'avion. Le taxi depuis…

MA
Publié le · mis à jour le
8 jours4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à 14 h 30 à l'aéroport international de Djibouti-Ambouli avec une température écrasante : 38°C à l'ombre. L'odeur de fuel et de sable chaud nous a saisi dès la sortie de l'avion. Le taxi depuis l'aéroport (environ 800 FJD, soit 4 euros) nous a menés au centre-ville en 20 minutes, à travers des rues poussiéreuses où circulent surtout des Toyota Corolla des années 90. Nous avons dormi trois nuits à l'hôtel Sheraton Djibouti, chambre 412, avec vue sur le port du golfe d'Aden. Petit-déjeuner buffet à 35 euros, correct mais répétitif. Le premier matin, levé à 5 h pour voir le lever du soleil depuis la corniche : le ciel est passé du violet au rose en 15 minutes, et on entendait les appels à la prière de la mosquée Hamoudi à peine audibles sous le vent qui montait du détroit. C'était un de ces moments où on comprend pourquoi les gens s'arrêtent pour regarder. Le marché de Djibouti-Ville, près de la Place Hassan Gouled, nous a frappés par son bruit et ses odeurs de poisson fumé. Malgré notre intérêt touristique manifeste, un vendeur nous a demandé le double du prix pour un sachet de dattes : 5 euros au lieu de 2. Nous avons refusé poliment. Le même marché proposait des oignons rouges à 300 FJD le kilo et des mangues à 400 FJD, mais aucune indication d'horaires. Nous y sommes retournés deux jours de suite avant de trouver la section textile. Le lac d'Aden (Lac Assal)Excursion organisée par l'hôtel le jour 3. Départ à 8 h 30 dans un minibus Hyundai conduit par Ali, chauffeur depuis 12 ans. Route côtière vers le sud pendant 90 minutes, avec des arrêts photos réguliers que nous aurions préférés plus courts. Le lac Assal est le point le plus bas de la Terre (153 mètres sous le niveau des mers), et c'est vrai qu'on flotte comme du liège dans son eau ultra-salée. Nous avons senti la croûte de sel sous nos pieds, très fine mais inconfortable en sandales. L'odeur du soufre était prenante, pas désagréable mais insistante. Repas au restaurant La Plage (seule option à proximité), crevettes grillées pour 45 euros avec du riz blanc et citron frais. Le goût était excellent, poisson juste cuit. Baie de Tadjourah et flamants rosesJour 4, départ pour le village de Tadjourah à 7 h. Bus local numéro 14 depuis la gare routière de Djibouti-Ville (tarif 600 FJD, 3 euros, trajet 3 heures). L'autobus sentait le diesel et l'eau de Cologne bon marché. Un homme assis à côté de nous a mangé des œufs durs puants qui ont parfumé tout le véhicule pendant 45 minutes. La baie elle-même nous a offert ce qu'on cherchait : des centaines de flamants roses en train de se nourrir dans les eaux peu profondes. Nous les avons observés depuis la plage du village, vers 16 h 00, quand la lumière commence à baisser. Pas d'infrastructure touristique à Tadjourah, juste quelques pêcheurs et une petite épicerie tenant lieu de café. Thé à la menthe (200 FJD) servi dans un verre chaud, sucre en morceaux à tremper dedans. Nous avons dormi à Tadjourah au gîte Chez Mama Aïcha, chambre très basique mais propre (30 euros la nuit), et l'eau chaude était inexistante. Une galère mémorable : le jour 5, notre réservation pour l'excursion à l'île de Moucha a été annulée sans préavis (tempête locale). Le guide s'est excusé en français cassé mais sincère. Nous avons changé de plan et visité le marché de poisson à 6 h 30 le matin suivant. L'odeur était à la limite du supportable, mais l'énergie des vendeurs avant le lever du soleil valait le détour. Les thons entiers se vendaient 3000 FJD (15 euros) pièce. Restaurant le plus mémorable : « Le Vieux Port », rue Harar, Djibouti-Ville. Plat de poulpe à la plancha pour 32 euros, portions généreuses. Le propriétaire, Laurent, parle français et nous a raconté 30 ans de vie à Djibouti sans qu'on demande. C'était agréable en tant que pause.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Lac Assal à 153 m sous le niveau des mers : flottez dans l'eau hypersalée et observez les minéraux cristallisés au bord

2

Marché de Djibouti-Ville près de Place Hassan Gouled : marchandez avant d'acheter, les prix affichés ne sont jamais définitifs

3

Baie de Tadjourah en fin d'après-midi (vers 16 h) : flamants roses en masse et absence totale de touristes

4

Aéroport Djibouti-Ambouli : arrivée rapide, sortie facile, pas de corruption notée

5

Restaurant Le Vieux Port rue Harar : poulpe frais et propriétaire accueillant qui accepte paiement en euros ou FJD

Conclusion

Et au final.

Djibouti a été moins grandiose que prévu mais plus authentique. La chaleur et l'absence de tourisme de masse créent un vrai contraste avec le reste de l'Afrique de l'Est. Cela dit, les infrastructures touristiques restent limitées, et deux jours auraient probablement suffi.

En résumé

Avis Djibouti-Ville : carnet de voyage de 8 jours par marcvoyageur42

Destination
Djibouti-Ville →
Pays
Djibouti →
Durée
8 jours
Période
janvier · Hiver
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcvoyageur42 →
L'essentiel

Djibouti-Ville en bref

Pourquoi choisir Djibouti-Ville

  • Authenticité extrême : absence quasi-totale de tourisme de masse et infrastructure touristique
  • Lac Assal, point le plus bas de la Terre, expérience flottante unique au monde
  • Centaines de flamants roses sauvages en baie de Tadjourah
  • Paysages désertiques et côtiers bruts avec architecture coloniale portugaise
  • Budget accessible : restaurants gastronomiques et transports très bon marché

Pour qui ?

  • Voyageurs en quête d'authenticité et d'expériences hors des sentiers battus
  • Photographes amateurs attirés par les paysages désertiques et faune
  • Couples cherchant une destination confidentielle et peu touristique
  • Aventuriers tolérant les infrastructures minimales et conditions spartiates
  • Observateurs de la faune marine intéressés par les espèces rares

À éviter si…

  • Vous avez besoin de confort hôtelier élevé et infrastructures modernes
  • Vous ne tolérez pas la chaleur intense (38°C) et l'absence d'air climatisé généralisé
  • Vous cherchez des distractions urbaines, vie nocturne ou tourisme organisé massif
  • Vous êtes sensible aux odeurs fortes (soufre, poisson fumé, diesel)
À découvrir aussi
Golfe d'AdenLac AssalBaie de TadjourahVillage de TadjourahÎle de MouchaAéroport International de Djibouti-AmbouliPlace Hassan GouledMosquée HamoudiCorniche de Djibouti-VilleGare routière de Djibouti-VilleDétroit de Bab el-MandebMarché aux poissons du port de Djibouti-Ville
Questions fréquentes

FAQ — Djibouti-Ville

Quelle est la meilleure période pour visiter Djibouti-Ville ?

Janvier offre des températures élevées (38°C) mais stables. Les mois de novembre à février sont généralement préférés aux saisons plus chaudes. Le carnet souligne que janvier permet d'observer les flamants roses en baie de Tadjourah, bien que certaines excursions puissent être annulées pour tempêtes locales.

Combien coûte un séjour à Djibouti-Ville ?

Les tarifs varient largement : hôtel Sheraton à 35 euros le petit-déjeuner, gîte basique à 30 euros/nuit, restauration entre 15 et 45 euros le plat principal, transports locaux 3-4 euros. Le budget quotidien peut osciller entre 80 et 150 euros selon le confort recherché.

Le lac Assal est-il vraiment flottable ?

Oui, le lac Assal, le point le plus bas de la Terre à 153 mètres sous le niveau des mers, offre une eau ultra-salée où on flotte naturellement. Une croûte de sel fine recouvre le fond, inconfortable en sandales. L'odeur de soufre est présente mais pas désagréable.

Que voir absolument à Djibouti-Ville et alentours ?

Le lever de soleil depuis la corniche avec vue sur le golfe d'Aden, le marché traditionnel près de la Place Hassan Gouled, le lac Assal, la baie de Tadjourah avec ses centaines de flamants roses visibles en fin d'après-midi, et le marché aux poissons à l'aube.

Les transports locaux sont-ils fiables ?

Les bus locaux comme le numéro 14 fonctionnent mais offrent peu de confort (odeurs diesel, passagers fumant, véhicules anciens). Les taxis depuis l'aéroport coûtent environ 800 FJD (4 euros). Les excursions organisées par les hôtels peuvent être annulées sans préavis en cas de tempête.

Y a-t-il des arnaque touristiques à Djibouti-Ville ?

Le marché pratique des tarifs doublés pour les touristes (dattes à 5 euros au lieu de 2). Négocier poliment est recommandé. L'absence de masse touristique limite globalement les arnaqueurs comparé à d'autres destinations africaines.

Faut-il parler le français à Djibouti-Ville ?

Oui, le français est très utile. Les guides, chauffeurs et restaurateurs parlent français ou anglais. Certains restaurateurs comme Laurent au Vieux Port se montrent particulièrement accueillants avec les francophones et partagent volontiers leurs expériences.