Djibouti : 8 jours entre le Golfe d'Aden et les terres de lave noire
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Djibouti : 8 jours entre le Golfe d'Aden et les terres de lave noire

On a atterri à l'aéroport international de Djibouti-Ambouli vers 14h30, chaleur écrasante d'emblée : 42°C affichés à la sortie. L'air était sec, presque désertique, avec cette odeur particulière du tarmac chauffé…

MT
Publié le · mis à jour le
8 jours4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a atterri à l'aéroport international de Djibouti-Ambouli vers 14h30, chaleur écrasante d'emblée : 42°C affichés à la sortie. L'air était sec, presque désertique, avec cette odeur particulière du tarmac chauffé mélangée à l'essence. On a pris un taxi blanc (Peugeot 504, inévitable) pour rejoindre l'Hôtel Kempinski Djibouti, situé en front de mer : tarif 1 500 DJF aller simple (environ 8 euros). Le réceptionniste parlait français impeccablement, ce qui m'a surpris positivement. Premier jour : exploration du centre-ville. On s'est perdu en cherchant le Marché Hamar, finalement trouvé rue de Marseille après trois demandes. L'odeur des épices (curcuma, coriandre, clous de girofle) nous a frappés en pleine face à l'entrée. Les vendeurs criaient leurs prix en arabe et français. Nous avons goûté des samossas pour 300 DJF (1,70 euro) : pas mauvaises, mais graisseuses. On a acheté un foulard bleu auprès d'une vendeuse qui nous a d'abord demandé 2 000 DJF, puis accepté 800 DJF après négociation. Une galère classique du tourisme. La Grande Mosquée et le Boulevard de la RépubliqueLe 3e jour, levés à 5h30 pour voir le lever du soleil depuis la corniche près de la Grande Mosquée. L'eau du Golfe d'Aden était d'un bleu-gris presque métallique, froide au toucher (nous nous y sommes trempé les mains). La Grande Mosquée elle-même, avec ses dômes blancs et ses minarets élancés, se découpait contre l'aube orange. Impossible de la visiter (réservée aux fidèles), mais la vue de l'extérieur valait le coup. Petit-déjeuner au Café de Djibouti, établissement colonnial situé Place Lagarde, avec les noms des propriétaires français peints sur la façade. Café au lait à 400 DJF (2,30 euros), pain perdu djiboutien légèrement sucré : saveur singulière, presque agréable. Le garçon qui nous servait regardait constamment dehors, d'un air ennuyé. Îles et déserts alentourExcursion vers l'île de Moucha le 5e jour : nous avons pris un bateau de pêcheurs depuis le Port de Djibouti à 7h du matin (2 500 DJF par personne pour la journée). Le capitaine, ancien marin de guerre érythréen, parlait peu mais conduisait avec assurance. L'eau était turquoise, presque transparente. On a croisé des bancs de poissons-perroquets et des coraux jaunes. Baignade à 10h : température de l'eau environ 28°C, très salée, sensation visqueuse désagréable qui restait sur la peau. Déjeuner sur l'île : riz cuit à la vapeur avec poisson braisé (environ 1 200 DJF, 7 euros). Le poisson était sec, honnêtement. Moment marquant : alors que nous quittions l'île en fin d'après-midi, le moteur du bateau a calé. Panne de 40 minutes, silence pesant, soleil qui cognait. On regardait les autres îles au loin sans pouvoir s'en rapprocher. Finalement redémarrage, tout le monde applaudissait (sauf moi, qui stressais). Lac Abbé et terres volcaniquesLe 6e jour, excursion terrestre vers le Lac Abbé, situé à 80 km au sud-ouest de Djibouti-Ville (visite organisée via l'hôtel, 3 500 DJF par personne avec minibus). Paysage lunaire absolu : colonnes géothermales de calcaire gris qui surgissaient du sol comme des cheminées abandonnées. L'odeur de soufre était omniprésente, légèrement nauséabonde. Température : 47°C à midi. Le guide nous a expliqué que le lac était aussi une zone frontalière éthiopienne, raison pour laquelle les checkpoints militaires ponctuaient la route. Au Restaurant Chez Ali, petit établissement non loin du lac (table en plastic, électricité intermittente), nous avons mangé une salade djiboutienne à base de tomate, oignon et coriandre fraîche : 600 DJF (3,50 euros). C'était le plat le plus frais du voyage. Ali lui-même, cuisinier octogénaire avec un accent érythréen prononcé, nous a raconté qu'il tient ce resto depuis 1994. Retour et derniers repèresLes derniers jours ont été consacrés à flâner sur l'Avenue Georges Clemenceau, où nous avons trouvé un petit bar, le Sunset Club, avec vue sur le golfe. Bière Castel djiboutienne à 1 500 DJF (8,50 euros), tarif touristique assumé. Un musicien jouait de l'oud aux alentours de 18h. Son instruments produisait des sons mélancoliques, presque éraillés, qui collaient bien à l'atmosphère du coucher de soleil. Vol retour le 8e jour à 10h15 via Ethiopian Airlines (à l'heure, contrairement aux rumeurs). Nous avons acheté des articles à l'aéroport : poivre de Djibouti (sachet de 100g à 1 800 DJF), herbes aromatiques locales.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Île de Moucha : baignade et coraux colorés, départ à 7h du Port de Djibouti

2

Lac Abbé : colonnes géothermales lunaires, à 80 km au sud-ouest (paysage hallucinant)

3

Marché Hamar : rue de Marseille, odeur des épices, samossas à 300 DJF

4

Grande Mosquée au lever du soleil (5h30) : vue depuis la corniche

5

Café de Djibouti sur Place Lagarde : pain perdu djiboutien et atmosphère coloniale

Conclusion

Et au final.

Djibouti reste une destination peu fréquentée, ce qui a ses avantages et ses inconvénients. Les paysages désertiques et volcaniques valent vraiment le détour, la chaleur est coriace mais gérable en buvant énormément. En revanche, l'offre touristique est limitée, les transports peu fiables, et les prix élevés par rapport au contexte local. On ne regrette pas d'y être allés, mais on ne reviendrait probablement pas.

En résumé

Avis Djibouti-Ville : carnet de voyage de 8 jours par maximev-travels

Destination
Djibouti-Ville →
Pays
Djibouti →
Durée
8 jours
Période
septembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@maximev-travels →
L'essentiel

Djibouti-Ville en bref

Pourquoi choisir Djibouti-Ville

  • Paysages géothermaux uniques: colonnes de calcaire du Lac Abbé comparables à des formations lunaires
  • Destination peu touristique avec authenticité préservée et commerces locaux vivants
  • Îles du Golfe d'Aden pour snorkeling: coraux jaunes et bancs de poissons-perroquets en eau turquoise
  • Carrefour géostratégique entre Afrique et péninsule arabique avec histoire coloniale française
  • Infrastructures hôtelières acceptables: Kempinski face à la mer avec services en français

Pour qui ?

  • Voyageurs en quête de destinations authentiques peu fréquentées
  • Passionnés de géologie et paysages volcaniques désertiques
  • Amateurs de snorkeling et faune marine tropicale
  • Explorateurs tolérant la chaleur extrême et infrastructures basiques
  • Photographes cherchant paysages lunaires et lumière saharienne brute

À éviter si…

  • Vous êtes sensible à la chaleur extrême: 42-47°C relevés, quasi insupportable hors climatisation
  • Vous cherchez stabilité et fiabilité dans les transports: pannes et retards fréquents
  • Vous avez un budget limité: prix touristiques élevés (bière 8,50 euros, taxi 8 euros)
  • Vous voyagez en famille avec jeunes enfants: infrastructure médicale basique et chaleur dangereuse
À découvrir aussi
Aéroport International Djibouti-AmbouliGolfe d'AdenMarché HamarGrande Mosquée de DjiboutiÎle de MouchaLac AbbéPort de DjiboutiBoulevard de la RépubliquePlace LagardeAvenue Georges ClemenceauCorniche de Djibouti-VilleDésert de Djibouti
Questions fréquentes

FAQ — Djibouti-Ville

Quel est le meilleur moment pour visiter Djibouti-Ville?

Évitez juin à septembre (chaleur extrême dépassant 45°C). Préférez octobre à avril. L'auteur y est allé en période chaude (42-47°C relevés) et conseille de boire énormément d'eau. Les températures restent élevées toute l'année.

Combien coûte un séjour à Djibouti-Ville?

Les prix sont élevés pour la région locale: taxi 1 500 DJF (8 euros), samossas 300 DJF, excursion île 2 500 DJF, bière 1 500 DJF. Budget moyen 50-80 euros/jour pour un touriste. L'auteur note que c'est cher comparé au contexte économique local.

Que voir absolument à Djibouti-Ville?

La Grande Mosquée au lever du soleil depuis la corniche, le Marché Hamar (rue de Marseille) pour les épices et artisanat, l'île de Moucha en bateau pour snorkeling avec coraux, et le Lac Abbé pour ses formations géothermales lunaires et colonnes de calcaire.

Comment se déplacer à Djibouti-Ville?

Les taxis blancs Peugeot 504 sont le moyen principal. L'auteur a pris des excursions organisées via l'hôtel (minibus vers Lac Abbé). Les transports sont peu fiables selon le carnet, planifiez avec flexibilité.

Quels sont les risques sanitaires et sécurité?

L'auteur ne mentionne aucun incident sécuritaire. Checkpoints militaires près du Lac Abbé (zone frontalière éthiopienne) sont normaux. Risques classiques: chaleur extrême, déshydratation, eau très salée en mer. Vaccinations recommandées avant départ.

Quelle langue parler à Djibouti-Ville?

Le français est très utile: réceptionniste de l'hôtel parlait français impeccable, vendeurs du marché utilisaient français et arabe. L'anglais moins courant. L'arabe est langue officielle mais français hérité de la colonisation facilite les échanges.

Peut-on visiter la Grande Mosquée?

Non, elle est réservée aux fidèles musulmans. Cependant, la vue de l'extérieur avec ses dômes blancs et minarets vaut le coup, particulièrement au lever du soleil depuis la corniche du Golfe d'Aden.

Quels sont les meilleurs restaurants et cafés?

Café de Djibouti Place Lagarde pour ambiance coloniale (café au lait 400 DJF), Restaurant Chez Ali près du Lac Abbé pour cuisine locale authentique et frais (salade djiboutienne 600 DJF), Sunset Club Avenue Clemenceau pour vue sur le golfe au coucher de soleil.