Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à l'aéroport de Hato vers 14 h 30, sous 32 °C et une humidité collante. Le taxi du comptoir officiel nous a demandé 35 dollars pour 12 kilomètres jusqu'à notre hôtel Sunscape Curaçao, qui surplombe la baie de Piscadera. Le chauffeur parlait un anglais sommaire et nous a fait passer par deux détours inutiles avant de nous avouer qu'il cherchait l'adresse. Première galère du séjour. Les trois premiers jours, nous avons exploré Willemstad à pied. Les maisons aux façades jaune vif, rose bonbon et bleu turquoise de la Handelskade nous ont presque choqués par leur intensité chromatique. Pas une carte postale clichée : c'était l'odeur du sel marin mélangée aux gaz des petits bateaux de pêche dans le port qui m'a marquée. Le pont flottant Koningin Emma, peint en bleu éclatant, était fermé pour maintenance le matin de notre première visite—un vrai coup de malchance pour les photos. Nous avons grimpé plutôt vers Otrobanda, le quartier moins visité, où les rues étaient quasi désertes en fin d'après-midi. Au restaurant Gouverneur de Rouville, rue Columbusstraat, nous avons commandé un ragoût de chèvre avec du fufu pour 18 dollars—viande tendre, sauce piquante aux piments. C'était bon, pas transcendant.Le marché couvert près de la gare routière de Punda (arrêt des bus n° 1 et n° 3) offrait des fruits : mangues, goyaves, fruits de la passion à 2-3 dollars le kilo. Nous avons acheté une noix de coco fraîche qu'un vendeur a ouverte à la machette sous nos yeux.Nous nous sommes levés à 5 h 30 un matin pour rejoindre Klein Curaçao via un bateau de l'agence Sunscape directement attachée à notre hôtel. Quarante minutes de mer turquoise, une véritable baignade dans une eau à 28 °C où les petits poissons tropicaux venaient picorer nos jambes. Le snorkeling était correct, sans foules massives, contrairement à ce qu'on redoutait. Dix personnes sur le bateau, une ambiance décontractée. Déjeuner léger inclus : sandwich au thon sans saveur et fruits frais. Jeudi, nous avons loué une voiture chez Hertz (succursale du centre-ville) pour 45 dollars par jour. Route directe vers Christoffelpark, au nord. Le GPS a bugué deux fois, nous forçant à nous arrêter pour demander notre route à des locaux. La chaleur dans la voiture sans climatisation était écrasante à midi. Le parc lui-même : randonnée de trois heures vers le sommet de Christoffelberg. Végétation sèche, cailloux, vue sur l'île depuis le haut. Nous avons croisé trois autres randonneurs seulement. Retour à Willemstad en fin d'après-midi, épuisés. Nous avons dîné trois fois au Nalu Beach Club, face à la plage de Sunscape. Le poisson grillé y est decent, 22 dollars la portion. L'atmosphère le soir, avec les pêcheurs qui rangent leurs filets et les cigales qui crient, nous a plu davantage que la cuisine en elle-même. Un soir, un vendeur ambulant nous a proposé des bracelets de perles colorées. Nous avons fermement refusé, après avoir entendu parler des arnaqueurs de plage. Sage décision, probablement. Dimanche, nous avons pris le bus n° 7 de Willemstad vers Cas Abao, une plage du nord réputée. Trois dollars par personne, trajet d'une heure avec cinq arrêts. Le bus climatisé était rempli de familles locales. Cas Abao est effectivement agréable : sable blanc, eau claire, pas d'hôtels massifs à proximité directe. Nous avons grillé, bu des bières Amstel à 3 dollars au petit bar de plage. Pas d'ombre naturelle, donc les coups de soleil n'étaient pas loin. Nous nous sommes vautrés sous un parasol payant à 8 dollars. Le dernier jour, nous avons visité le Musée de Curaçao dans le bâtiment historique d'Amsterdam (ouvert 9 h-17 h, 10 dollars l'entrée). Peu de visiteurs, expositions sur l'histoire coloniale hollandaise. C'était informatif mais dans une vieille maison humide, pas très bien climatisée. Nous avons acheté des guides en français—rarement disponibles hors des hôtels de luxe.
Les bons plans repérés sur place.
Pont flottant Koningin Emma à Willemstad : bleu vif, piétons et vélos mélangés, meilleur point de vue sur la Handelskade
Klein Curaçao : bateau direct de Sunscape Resort, snorkeling sans foule, eau translucide à 28 °C
Ragoût de chèvre au restaurant Gouverneur de Rouville : sauce piquante, fufu à côté, 18 dollars
Christoffelpark et ses sentiers de randonnée secs : trois heures vers le sommet, vue sur la côte, très peu touristique
Cas Abao au nord : plage blanche, bus local n° 7, Amstel à 3 dollars, pas de chaînes hôtelières
Photos — Willemstad, Curaçao
Et au final.
Curaçao, c'est une île viable pour 9 jours, avec des paysages réels et une cuisine correcte. Les arnaques de taxi et les petits bugs logistiques nous ont un peu pourris le rythme. Les gens sont plutôt réservés, pas l'accueil chaleureux qu'on attendait. Le prix des choses (pour une destination caribéenne) n'était pas excessif, mais cumulé, ça fait quand même.
