Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à l'aéroport d'Auckland le 15 mars en fin d'après-midi, après un vol de 24 heures avec Air New Zealand. Le décalage horaire nous a frappés comme un mur : levés à 5 h le lendemain sans raison, errant dans les rues de la banlieue sud d'Auckland en pyjama virtuel, cherchant du café. Au Café Dose sur Ponsonby Road, un flat white à 5,50 NZD nous a sauvés — l'espresso était violent, presque agressif, exactement ce qu'il fallait. Notre première vraie destination était Rotorua, accessible en 3 h de route par la State Highway 1. Nous avons loué une Ford Ranger chez Hertz (le préposé nous a bernés sur l'assurance, finalement 80 NZD par jour au lieu des 35 annoncés — notre première galère). La route était droite, un peu ennuyeuse, mais les paysages se sont progressivement transformés : forêts de fougères, puis geysers visibles de loin. Rotorua : odeurs de soufre et bassins bouillantsÀ Rotorua, nous avons séjourné au Hilton Lake Rotorua (vue directe sur le lac Rotorua, 185 NZD la nuit). Dès le matin, l'odeur de soufre envahissait tout — les cheveux, les vêtements, même la chambre d'hôtel. Ce n'était pas désagréable, juste omniprésent. Nous nous y sommes habitués en 48 heures. Le parc thermique de Redwoods Visitor Centre était gratuit d'accès (parking 5 NZD). Nous avons vu les geysers de Pohutu et Tarawera qui crachaient de l'eau à plus de 30 mètres. Le moment marquant : ma collègue s'est rapprochée trop près d'une source d'eau chaude et a entendu un craquement sec sous ses pieds. Elle a sauté en arrière, paniquée. C'était juste une croûte minérale qui s'effondrait, mais pendant 10 secondes, nous avons vraiment cru qu'elle allait tomber dans un réservoir bouillant. L'adrénaline, le rire nerveux après. On ne récupère pas vite de ça. Le restaurant Tamaki Maori Village proposait un hangi (repas traditionnel cuit à la vapeur souterraine) pour 189 NZD par personne. Le kumara (patate douce) était sucré, moelleux. Le mouton un peu trop salé. La danseuse maori de la représentation suivante chantait avec une voix grave, caverneuse — le haka final nous a fait vibrer, même si la touristerie était criante. Direction la côte ouest et Milford SoundNous avons roulé 8 heures vers Milford Sound via Te Anau, la State Highway 94 sinuant dans les Alpes du Sud. À Te Anau, arrêt au Glow Worm Caves pour voir des milliers de vers luisants dans une grotte souterraine (45 NZD par personne, visite 45 min). C'était magie noire — littéralement — avec juste quelques points de lumière bleu-vert suspendus au plafond comme des étoiles tombées. Milford Sound lui-même : nous avons pris le bateau avec la compagnie Real Journeys à 8 h 30 du matin (départ du Milford Sound Visitor Centre, 299 NZD par personne). Le fjord était enveloppé dans le brouillard — pas de vue dégagée, juste des parois rocheuses qui émergeaient du néant. Nous avons croisé une baleine à bosse à 50 mètres du bateau. Pas de cris de joie idiots : juste du silence, quelques souffles respectueux. Le bruit de l'eau en cascade, les embruns froids sur le visage. Détails logistiques et galèresLes repas en Nouvelle-Zélande : chers. Un burger à Wellington, 22 NZD. Un plat de pâtes au restaurant, 28-32 NZD. Nous avons mangé pas mal de fish and chips, 12-15 NZD, et c'était correct. Les supermarchés (Countdown, New World) proposaient des promotions décentes si on était malin. Nous avons pris le train TranzAlpine de Christchurch à Greymouth (5 h de trajet). Il était plein, bondé même, et retardé de 45 minutes sans explication. Une femme à côté de nous s'endormait régulièrement sur notre épaule, puis se réveillait en sursaut, gênée. Mais les vues en sortant les yeux du roman pour regarder par la fenêtre : lacs turquoise, viaducs de 60 mètres, alpages désolés. Dernier détail : la douche à l'hôtel Crowne Plaza Queenstown avait une pression incroyable, presque écorchante. Après deux semaines de petites douches faibles, c'était du luxe brut.
Les bons plans repérés sur place.
Geyser Pohutu à Rotorua : attendez le craquement souterrain avant qu'il jaillisse
Milford Sound au lever du soleil, bateau Real Journeys 8 h 30, prévoir imperméable
Redwoods Visitor Centre, marche gratuite à travers les séquoias géants plantés en 1901
Plateau du Tongariro (randonnée 5 à 8 h), vue sur trois volcans, départ du Whakapapanui Village
Restaurant Cuzzy Muz à Christchurch : goulache de sanglier, 32 NZD, cuisine sans prise de tête
Photos — Rotorua et région de Fiordland
Et au final.
Trois semaines en Nouvelle-Zélande, c'est court et long à la fois. Les paysages livrent, les routes sont longues et souvent les villes décevantes (Wellington était morne). Nous n'avons pas eu de vraie aventure fou-dingue, juste des jours de route, de la fatigue, et des moments où la beauté du lieu vous stop complètement. Je reviendrais, mais en prenant plus de temps pour respirer.
