Punta Cana et l'intérieur : plages de rêve et galères du transport local
CarnetRepublique dominicaine202612 jours

Punta Cana et l'intérieur : plages de rêve et galères du transport local

On a décollé de Paris-CDG à 10h45 sur un vol Air Caraïbes, arrivée à 14h30 à Punta Cana International Airport après 8 heures de vol. Première surprise : l'air chaud et humide qui vous frappe quand la porte s'ouvre, une…

MA
Publié le · mis à jour le
12 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a décollé de Paris-CDG à 10h45 sur un vol Air Caraïbes, arrivée à 14h30 à Punta Cana International Airport après 8 heures de vol. Première surprise : l'air chaud et humide qui vous frappe quand la porte s'ouvre, une bouffée presque épaisse, avec cette odeur de sel et d'essence qui flotte sur le tarmac. Nous avons pris un taxi de l'aéroport vers notre hôtel, le Barceló Bávaro Palace (5★, un peu overpriced à 180 euros la nuit, honnêtement), situé à 40 kilomètres de Punta Cana town. Route sinueuse, chauffeur qui roulait à 100 km/h sur une départementale étroite. Arrivée vers 16h, check-in rapide, et on a directement posé les pieds sur la plage privée de l'hôtel. L'eau turquoise, c'est vrai. Vraiment turquoise. Mais aussi tiède, 28°C, et avec ce sentiment de chlore dilué qu'on ne retrouve qu'en Caraïbes. Jour 2 : Plongée à Isla Saona et première galèreExcursion organisée depuis l'hôtel : 89 euros par personne via un tour-operator local basé à La Romana. Bateau catamaran qui part à 8h du petit port de Bayahibe. Le guide, José, avait une voix tellement rauque qu'on aurait dit qu'il avait fumé 50 paquets de cigarettes. La plongée elle-même était correcte, récifs de corail un peu érodés mais des poissons-perroquets colorés et deux tortues marines. Moment marquant : en remontant du deuxième plongée, mon masque a glissé, perte totale de repères pendant 30 secondes sous l'eau. Panique courte mais réelle. Moniteur m'a rattrapé, tout va bien, mais ça remet les choses en perspective. Repas en fin de journée sur la plage de Saona : poisson blanc grillé (mahi-mahi) à 12 euros, riz blanc, petite salade. Goût fade, honnêtement, à peine du sel. Le jus de passion frais, lui, c'était excellent, sucré et acidulé à la fois. Environ 3 euros la verre. Jour 3-4 : Santo Domingo, la galère administrativeDécision d'aller voir la capitale. On a pris un autobus de la compagnie ExpresoBus (ligne directe, 4 heures, 15 euros par personne) depuis la station centrale de Punta Cana à 6h du matin. Chauffeur trop speed, arrêts sans prévenir pour prendre des passagers en route. Arrivée à Santo Domingo 10h30. On cherchait la vieille ville (Zona Colonial). Taxi sans compteur : le chauffeur a d'abord demandé 50 euros, puis 30 après négociation. Nous on pensait que 15-20 euros, c'était le juste prix. La Zona Colonial, c'est une vraie zone coloniale, avec ses petites rues pavées, la Cathédrale Métropolitaine (construite en 1541 selon le panneau à l'entrée), des façades pastel qui s'écaillent. Odeur de moisi dans la cathédrale, gouttières rouillées. Le contraste entre la photo de couverture dans le guide touristique et la réalité des murs fissurés, c'était assez frappant. On a mangé au restaurant Código : huevos rancheros (œufs rancheros) avec plantain frit, environ 8 euros. Saveur correcte, épices légères. Café local, bon, à 2 euros. Jour 5-6 : Jarabacoa, la montagne oubliéeRoute de 2 heures vers l'intérieur via la Route Duarte (RD-1). Petit village de montagne, 500 mètres d'altitude, climat plus frais (22°C contre 30°C à Punta Cana). On a loué une jeep via une petite agence locale, Jarabacoa Eco Tours. Chauffeur expérimenté, route sinueuse, mais ça valait le coup. Cascade de Salto Jimenoa, eau fraîche du bassin, baignade délicieuse, silence de montagne. On était seuls, presque pas de touristes là-haut. Dîner à l'auberge Rancho Baiguate : viande grillée (chivo, chèvre) à 14 euros, haricots rouges, riz blanc. Goût riche, presque aigre, la chèvre n'est jamais facile à digérer. Rhum local (Brugal) à 3 euros le verre. Ambiance très locale, on a écouté une radio AM en espagnol, conversation de voisins, aucun touriste. Jour 7-11 : Retour à Punta Cana, shopping et farnienteRetour en autobus (même trajet en inverse, mais cette fois un retard de 45 minutes à cause d'une crevaison sur la RD-1). Centre commercial de Punta Cana (Palma Real Shopping), achats souvenirs un peu hors de prix (rhum « premium » à 35 euros la bouteille, articles en bois peint pour touristes). Journées de plage, snorkeling depuis l'hôtel. Soirée animée au bar Señor Frog's : cocktails à 10-12 euros, live band merengue, ambiance vraiment touristique mais on s'est éclaté quand même. Dernier jour, lever à 5h pour un coucher de soleil sur la plage privée. Ciel orange et rose, température parfaite (26°C), et cette sensation de fin de voyage, un mélange de satisfaction et d'une certaine fatigue face aux petits tracas de l'organisation.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Plongée à Isla Saona depuis Bayahibe : récifs correctes, tortues marines visibles, 89 euros tout compris

2

Jarabacoa et cascade de Salto Jimenoa : montagne fraîche à 2h de route, eau du bassin translucide et froide

3

Plage de Bayahibe le matin avant les tours : sable blanc, eau calme, poissons près du rivage

4

Zona Colonial de Santo Domingo : cathédrale de 1541, rues pavées, restaurant Código pour huevos rancheros à 8 euros

5

Rhum Brugal local au bar : 3 euros le verre, à siroter en regardant l'Atlantique

Album · 10 photos

Photos — Punta Cana / La Romana

Punta Cana et l'intérieur : plages de rêve et galères du transport local
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Conclusion

Et au final.

La République dominicaine, c'est vraiment les plages et le soleil qu'on attendait, avec une eau tiède et des journées sans fin. Mais le pays, c'est aussi des transports imprévisibles, des prix gonflés pour les touristes, et des restaurants un peu trop standardisés. On reviendrait, mais en ayant loué une voiture dès le départ et en passant plus de temps dans l'intérieur montagneux.

En résumé

Avis Punta Cana / La Romana : carnet de voyage de 12 jours par marcgaudron

Destination
Punta Cana / La Romana →
Pays
Republique dominicaine →
Durée
12 jours
Période
juillet · Été
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcgaudron →
L'essentiel

Punta Cana / La Romana en bref

Pourquoi choisir Punta Cana / La Romana

  • Plages turquoise et eau tiède à 28°C, parfaite pour baignade prolongée
  • Plongée accessible à Isla Saona avec tortues marines et coraux colorés
  • Contraste unique : balnéaire côtier et montagne fraîche à Jarabacoa
  • Vieille ville coloniale de Santo Domingo avec architecture historique depuis 1541
  • Rhum local de qualité (Brugal) à bas prix et vie nocturne animée

Pour qui ?

  • Couples en quête de détente balnéaire et snorkeling
  • Plongeurs cherchant récifs accessibles sans grand budget
  • Voyageurs aventuriers acceptant transports imprévisibles
  • Amateurs de culture coloniale et histoire caribéenne
  • Randonneurs attirés par cascades et montagne tropicale

À éviter si…

  • Vous redoutez les transports en commun peu fiables et les routes sinueuses
  • Vous cherchez cuisine raffinée et services haut de gamme au-delà des standards touristiques
  • Vous disposez d'un budget limité et rechignez à négocier les prix gonflés
  • Vous voulez architecture coloniale bien préservée sans moisi ni dégradation visible
À découvrir aussi
Punta Cana International AirportLa RomanaIsla SaonaBayahibeSanto DomingoZona ColonialCathédrale Métropolitaine de Santo DomingoJarabacoaSalto JimenoaRoute Duarte (RD-1)Palma Real ShoppingPlage de Saona
Questions fréquentes

FAQ — Punta Cana / La Romana

Combien de temps faut-il pour aller de Punta Cana à Santo Domingo ?

Le trajet en autobus ExpresoBus dure environ 4 heures pour 15 euros par personne depuis la station centrale de Punta Cana. Le chauffeur roule à vive allure avec arrêts en route, prévoir une arrivée vers 10h30 en partant à 6h du matin. Négocier le taxi sans compteur à l'arrivée est indispensable.

Est-ce que la plongée à Isla Saona convient aux débutants ?

Oui, avec moniteur expérimenté présent. L'excursion coûte environ 89 euros par personne depuis un tour-operator de La Romana avec départ de Bayahibe. Les récifs sont un peu érodés mais on y voit des poissons-perroquets et tortues marines. Attention : vérifier bien l'ajustement du masque avant la plongée.

Quel est le meilleur endroit pour échapper aux touristes ?

Jarabacoa, petit village montagnard à 500 mètres d'altitude à 2 heures de route vers l'intérieur via la Route Duarte. Le climat y est plus frais (22°C), les cascades comme Salto Jimenoa offrent baignade et silence total. Louer une jeep locale est recommandé pour les routes sinueuses.

Les prix affichés aux restaurants incluent-ils le service ?

Non spécifié dans le carnet, mais les repas observés coûtent 8-14 euros pour un plat principal : mahi-mahi grillé à Saona (12 euros), huevos rancheros à Santo Domingo (8 euros), chèvre grillée à Jarabacoa (14 euros). Les boissons (jus passion, rhum local, café) tournent autour de 2-3 euros.

Faut-il absolument réserver un taxi à l'aéroport ou louer une voiture ?

L'autobus ExpresoBus est une option économique (15 euros) mais les taxis partagés sont moins chers que louer pour court terme. Cependant, le carnet recommande explicitement de louer une voiture dès le départ pour éviter les galères de transport et gagner en flexibilité pour l'intérieur montagneux.

Quelle est la meilleure période pour visiter Punta Cana ?

Le carnet a été écrit pendant une période où l'air était chaud et humide (28°C en eau), la météo stable. Les jours sont sans fin et le ciel orange-rose au coucher de soleil. Pas de mention de pluies torrentielles ou tempêtes tropicales, suggérant une saison sèche favorable.

Les transports en autobus sont-ils fiables ?

ExpresoBus offre une ligne directe Paris-CDG vers Punta Cana-Santo Domingo, mais comporte des risques : chauffeur trop rapide, arrêts improvisés, retards (45 minutes observées suite à une crevaison sur la RD-1). A prévoir pour trajets non-urgents uniquement.