Comment ça s'est passé.
On a décollé de Paris-CDG à 10h45 sur un vol Air Caraïbes, arrivée à 14h30 à Punta Cana International Airport après 8 heures de vol. Première surprise : l'air chaud et humide qui vous frappe quand la porte s'ouvre, une bouffée presque épaisse, avec cette odeur de sel et d'essence qui flotte sur le tarmac. Nous avons pris un taxi de l'aéroport vers notre hôtel, le Barceló Bávaro Palace (5★, un peu overpriced à 180 euros la nuit, honnêtement), situé à 40 kilomètres de Punta Cana town. Route sinueuse, chauffeur qui roulait à 100 km/h sur une départementale étroite. Arrivée vers 16h, check-in rapide, et on a directement posé les pieds sur la plage privée de l'hôtel. L'eau turquoise, c'est vrai. Vraiment turquoise. Mais aussi tiède, 28°C, et avec ce sentiment de chlore dilué qu'on ne retrouve qu'en Caraïbes. Jour 2 : Plongée à Isla Saona et première galèreExcursion organisée depuis l'hôtel : 89 euros par personne via un tour-operator local basé à La Romana. Bateau catamaran qui part à 8h du petit port de Bayahibe. Le guide, José, avait une voix tellement rauque qu'on aurait dit qu'il avait fumé 50 paquets de cigarettes. La plongée elle-même était correcte, récifs de corail un peu érodés mais des poissons-perroquets colorés et deux tortues marines. Moment marquant : en remontant du deuxième plongée, mon masque a glissé, perte totale de repères pendant 30 secondes sous l'eau. Panique courte mais réelle. Moniteur m'a rattrapé, tout va bien, mais ça remet les choses en perspective. Repas en fin de journée sur la plage de Saona : poisson blanc grillé (mahi-mahi) à 12 euros, riz blanc, petite salade. Goût fade, honnêtement, à peine du sel. Le jus de passion frais, lui, c'était excellent, sucré et acidulé à la fois. Environ 3 euros la verre. Jour 3-4 : Santo Domingo, la galère administrativeDécision d'aller voir la capitale. On a pris un autobus de la compagnie ExpresoBus (ligne directe, 4 heures, 15 euros par personne) depuis la station centrale de Punta Cana à 6h du matin. Chauffeur trop speed, arrêts sans prévenir pour prendre des passagers en route. Arrivée à Santo Domingo 10h30. On cherchait la vieille ville (Zona Colonial). Taxi sans compteur : le chauffeur a d'abord demandé 50 euros, puis 30 après négociation. Nous on pensait que 15-20 euros, c'était le juste prix. La Zona Colonial, c'est une vraie zone coloniale, avec ses petites rues pavées, la Cathédrale Métropolitaine (construite en 1541 selon le panneau à l'entrée), des façades pastel qui s'écaillent. Odeur de moisi dans la cathédrale, gouttières rouillées. Le contraste entre la photo de couverture dans le guide touristique et la réalité des murs fissurés, c'était assez frappant. On a mangé au restaurant Código : huevos rancheros (œufs rancheros) avec plantain frit, environ 8 euros. Saveur correcte, épices légères. Café local, bon, à 2 euros. Jour 5-6 : Jarabacoa, la montagne oubliéeRoute de 2 heures vers l'intérieur via la Route Duarte (RD-1). Petit village de montagne, 500 mètres d'altitude, climat plus frais (22°C contre 30°C à Punta Cana). On a loué une jeep via une petite agence locale, Jarabacoa Eco Tours. Chauffeur expérimenté, route sinueuse, mais ça valait le coup. Cascade de Salto Jimenoa, eau fraîche du bassin, baignade délicieuse, silence de montagne. On était seuls, presque pas de touristes là-haut. Dîner à l'auberge Rancho Baiguate : viande grillée (chivo, chèvre) à 14 euros, haricots rouges, riz blanc. Goût riche, presque aigre, la chèvre n'est jamais facile à digérer. Rhum local (Brugal) à 3 euros le verre. Ambiance très locale, on a écouté une radio AM en espagnol, conversation de voisins, aucun touriste. Jour 7-11 : Retour à Punta Cana, shopping et farnienteRetour en autobus (même trajet en inverse, mais cette fois un retard de 45 minutes à cause d'une crevaison sur la RD-1). Centre commercial de Punta Cana (Palma Real Shopping), achats souvenirs un peu hors de prix (rhum « premium » à 35 euros la bouteille, articles en bois peint pour touristes). Journées de plage, snorkeling depuis l'hôtel. Soirée animée au bar Señor Frog's : cocktails à 10-12 euros, live band merengue, ambiance vraiment touristique mais on s'est éclaté quand même. Dernier jour, lever à 5h pour un coucher de soleil sur la plage privée. Ciel orange et rose, température parfaite (26°C), et cette sensation de fin de voyage, un mélange de satisfaction et d'une certaine fatigue face aux petits tracas de l'organisation.
Les bons plans repérés sur place.
Plongée à Isla Saona depuis Bayahibe : récifs correctes, tortues marines visibles, 89 euros tout compris
Jarabacoa et cascade de Salto Jimenoa : montagne fraîche à 2h de route, eau du bassin translucide et froide
Plage de Bayahibe le matin avant les tours : sable blanc, eau calme, poissons près du rivage
Zona Colonial de Santo Domingo : cathédrale de 1541, rues pavées, restaurant Código pour huevos rancheros à 8 euros
Rhum Brugal local au bar : 3 euros le verre, à siroter en regardant l'Atlantique
Photos — Punta Cana / La Romana
Et au final.
La République dominicaine, c'est vraiment les plages et le soleil qu'on attendait, avec une eau tiède et des journées sans fin. Mais le pays, c'est aussi des transports imprévisibles, des prix gonflés pour les touristes, et des restaurants un peu trop standardisés. On reviendrait, mais en ayant loué une voiture dès le départ et en passant plus de temps dans l'intérieur montagneux.
