Comment ça s'est passé.
Arrivée à l'aéroport international de Pékin-Capitale le 3 décembre à 14 h 30. Température affichée : -2 °C, vent sec qui pique le visage. J'ai pris l'Airport Express, un train de surface rapide (25 minutes, 120 yuan soit environ 15 euros), bien plus fiable que les taxis. Le trajet passe sous Beijing Central Station – j'ai noté mentalement cette gare pour les départs futurs. L'hôtel, le Templation Hotel (hutong traditionnel rénové près de la rue Nanluoguxiang), était propre mais bruyant. Les premiers soirs, les propriétaires de restaurants des environs testaient leurs systèmes audio à 22 h. Odeur persistante de charbon de bois brûlé dans les petits restaurants de rue – c'est resté collé aux vêtements pendant trois jours. Jours 1-3 : La Cité Interdite et ses piègesLevé à 5 h 30 le 4 décembre pour la Cité Interdite (Palais impérial). Erreur stratégique : j'ai cru que les files d'attente seraient moins denses en hiver. Elles l'étaient, mais les 600 yuan d'entrée (75 euros) ne donnaient accès qu'à 60 % du site – certaines ailes fermées pour restauration sans indication claire aux guichets. Frustration modérée. L'odeur du site reste marquante : mélange de pierre humide, d'encens bon marché et de touristes chinois ayant appliqué trop de parfum. Les cours intérieures étaient recouvertes d'une fine pellicule de givre. Le froid à 8 h du matin était mordant, les doigts gelés après deux heures de visite. Déjeuner au restaurant Jing Zun (à côté de la Cité Interdite) : canard laqué de Pékin à 188 yuan (23 euros), servi entier avec des galettes de blé minces. Le goût était riche, légèrement sucré, la peau croustillante. Service brusque mais efficace. Jours 4-6 : Hutongs, Tiananmen, première galèreExploration des hutongs (ruelles historiques) autour de Nanluoguxiang. Pris le bus 5 depuis ma rue – gratuit avec la carte de transport, 2,50 yuan au compteur. J'ai descandu à la mauvaise arrêt, marché 20 minutes en vain avant de faire demi-tour. Malentendu classique : pas d'écrans d'annonces visuels, juste des annonces vocales en mandarin trop rapides. Le marché de Panjiayuan (samedi 7 décembre, 8 h-16 h) : piles de jade sculpté, murs de porcelaine ancienne, vendeurs affirmant que tout était authentique. Arnaque mineure : j'ai acheté un sceau de pierre pour 80 yuan, le vendeur m'a dit que c'était du vrai jade ancien. C'était du marbre basique. Leçon apprise. Place Tiananmen le soir : foule dense, froid sec, odeur de pop-corn salé des vendeurs de rue. Dîner au Peking Duck Restaurant (chaîne populaire, avenue Qianmen) : 268 yuan pour deux portions complètes avec accompagnements. Qualité inférieure au Jing Zun, viande plus sèche. Jours 7-9 : Grande Muraille et épuisementExcursion à Mutianyu, section restaurée de la Grande Muraille (2 h de car depuis le centre). Organisé par l'hôtel, 380 yuan par personne (transport + entrée). Levé à 5 h 45, arrivé sur le site à 8 h 30 quand le soleil rasait l'horizon bleu-gris. Marche de trois heures sur les murs en pierre – les genoux ressentaient chaque marche. Vent de 35 km/h, mains engourdies. Sensation intense de solitude malgré les 200 autres touristes disséminés sur la muraille. Retour exténué. Le car s'est arrêté dans un restaurant routier où on nous a servi du thé aux chrysanthèmes (gratuit, saveur légèrement amère, réconfortant). Déjeuner improvisé : nouilles sautées aux crevettes, 35 yuan (4,50 euros), portions généreuses. Jours 10-12 : Temples et derniers joursTemple du Ciel (Tiantan) : 35 yuan d'entrée, parc vaste, peu de touristes à cette période. Odeur d'humidité et d'herbe mouillée. Croisé des retraités chinois qui faisaient du tai-chi au lever du soleil – moment de calme inattendu. Dernier repas : Crescent Moon Muslim Restaurant (rue Niujie) : agneau grillé (羊肉串 Yang Rou Chuan) à 5 yuan la brochette, très épicé. J'en ai mangé douze. Le goût persistait huit heures après, intense et chaleureux. Départ le 15 décembre via Air China (vol CA 101, 11 h 30), aéroport à nouveau par Airport Express. Pas de retard, tout s'est bien passé.
Les bons plans repérés sur place.
Cité Interdite (Palais impérial) : arriver avant 7 h pour les files plus courtes, prévoir 3-4 heures
Mutianyu (Grande Muraille restaurée) : moins touristique que Badaling, accès via car depuis Dongzhimen Bus Station
Jing Zun Restaurant : canard laqué traditionnel (188 yuan), réservation recommandée le weekend
Marché de Panjiayuan : samedi et dimanche 8 h-16 h, apporter espèces (yuan uniquement), négocie les prix
Nanluoguxiang hutong : bus 5 depuis le centre, petits restaurants locaux, odeur de charbon caractéristique
Photos — Pékin (Beijing)
Et au final.
Pékin en hiver, c'est une ville grise mais vivante, où le froid clarifie les pensées mais où le manque de signalisation en anglais complique les déplacements. J'aurais aimé plus de jours pour explorer les musées que j'ai ratés (le Musée d'art contemporain était fermé), et l'air sec m'a donné un rhume tenace. Mais le rapport qualité-prix des restaurants, l'authenticité des hutongs malgré la gentrification, et cette marche solitaire sur la Muraille valaient le coup.








