Paramaribo et l'intérieur : 10 jours entre colonial hollandais et jungle surinamienne
CarnetSurinam202610 jours

Paramaribo et l'intérieur : 10 jours entre colonial hollandais et jungle surinamienne

Levé à 5 h 30 à l'hôtel Torarica pour attraper le vol Fly All Ways (petite compagnie locale, avion à hélice) vers Kabalebo. L'aéroport de Paramaribo Johan Adolf Pengel était déjà bondé de touristes aventuriers. Une…

MA
Publié le · mis à jour le
10 jours4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Levé à 5 h 30 à l'hôtel Torarica pour attraper le vol Fly All Ways (petite compagnie locale, avion à hélice) vers Kabalebo. L'aéroport de Paramaribo Johan Adolf Pengel était déjà bondé de touristes aventuriers. Une vraie ruée vers l'or touristique, mais honnêtement moins organisée qu'on ne le craignait. Les premiers jours, nous avons déambulé dans le centre historique de Paramaribo. Les bâtiments en bois peint du quartier colonial sentaient l'humidité tropicale mélangée à la peinture fraîche ; certaines façades jaunes ou roses datent du 17e siècle. Nous avons visité la cathédrale Sainte-Marie—la plus grande structure tout bois d'Amérique du Sud, paraît-il—mais c'est surtout la Place d'Indépendance qui nous a marqués. Les enfants jouaient au foot sur le béton brûlant en fin d'après-midi. Le marché central de Paramaribo (Central Markt) nous a submergés les sens : odeur piquante du poisson fumé, cris des marchands en sranan-tongo, couleurs criardes des tissus wax. J'ai goûté mon premier alligator frit (« caiman stoba ») pour 25 SRD (environ 3,50 euros) chez une vendeuse sans enseigne près des étals de fruits. C'était sec, honnêtement. Le riz blanc à côté était mieux. Nous avons aussi mangé du « pom » (gratin de patate douce avec volaille) au restaurant Torani pour 45 SRD ; c'était plus relevé, épicé aux cayennes. Le moment problématique : un taxi prétendu « officiel » depuis l'hôtel nous a facturé le double du tarif normal pour aller au fort Zeelandia (15 km de Paramaribo). Nous avons protesté, le chauffeur a juste haussé les épaules. Les touristes français se font cibler, visiblement. Fort Zeelandia lui-même était décevant—juste des ruines de murs en brique et quelques canons rouillés, avec des pancartes en néerlandais depuis 1995 (pas mises à jour). L'intérieur : Kabalebo et la jungleLe vrai tournant a été le trajet vers le lodge Kabalebo (3 nuits). L'hélice de cet avion à 8 places vibrait à chaque rafale de vent ; ma compagne a eu peur. À l'arrivée, le silence de la jungle a été frappant—aucun bruit de moteur, juste les cris des singes-araignées en haut des canopées. L'air était dense, humide, 32 °C même à 16 h. Le lodge (cabanes sur pilotis, électricité diesel jusqu'à 22 h) proposait un guide nommé Robbie, un Maroon qui parlait anglais. Nous avons fait une ballade en canoé sur le fleuve Kabalebo à l'aube : poissons-vitrés qui sautaient, piranhas aperçus de loin, une famille de loutres. Robbie nous a montré des traces de jaguar mais aucun animal n'a daigné se montrer. Le guide était patient mais léger sur les explications biologiques. Les repas au lodge étaient simples mais honnêtes : poisson du jour grillé avec bananes plantains, riz, sauce au cari maison (90 SRD par personne). Le pain était rassis certains matins. L'eau venait d'un puits ; on nous conseillait de la filtrer, même si le lodge servait du café avec cette eau sans problème. Retour à Paramaribo en bus (ligne Satrasmits, 19 SRD pour 3 heures, bus climatisé mais arrêts fréquents). Un homme a vomi à l'arrière—route accidentée, virages secs. Personne n'a réagi, silence surréaliste. Derniers jours dans la capitale : le restaurant Bries (petit établissement de rue, spécialisé en grillades) servait un « fried chicken » correct pour 30 SRD ; nous avons mangé sur des tabourets en plastique. Visite du temple Sri Kali Karmashala, hindouiste, aux murs rose bonbon—belle architecture détournée en galerie d'art involontaire (peintures kitsch des divinités). L'accès était gratuit.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Cathédrale Sainte-Marie (Paramaribo) - plus grand bâtiment tout bois, architecture étonnante mais poussiéreuse

2

Marché central de Paramaribo (matin avant 10 h) - chaos sensoriel, poissons fumés, fruits tropicaux

3

Lodge Kabalebo - nuit en jungle avec guide Maroon, canoé à l'aube (chercher jaguars)

4

Fort Zeelandia - vestige colonial, vue sur le fleuve, entrance 15 SRD (mais peu d'intérêt)

5

Restaurant Bries (Paramaribo) - grillades de rue, ambiance locale sans touristes

Conclusion

Et au final.

Le Surinam offre vraiment du dépaysement : la jungle livre peu de secrets, mais marcher dans Paramaribo, c'est se sentir entre deux mondes (Hollande coloniale et jungle). Le pays demande de la patience (infrastructures perfectibles, mauvaises routes), et l'arnaque touristique existe, mais le charme brut y est. À revenir, mais armé d'une meilleure préparation.

En résumé

Avis Paramaribo : carnet de voyage de 10 jours par marcgreniertoulouse

Destination
Paramaribo
Pays
Surinam
Durée
10 jours
Période
août · Été
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcgreniertoulouse
L'essentiel

Paramaribo en bref

Pourquoi choisir Paramaribo

  • Découvrir l'architecture coloniale hollandaise préservée du 17e siècle en bois peint
  • Accès direct à la jungle amazonienne depuis la capitale, peu touristique
  • Rencontrer les peuples Maroon et guides locaux authentiques en lodge écotouristique
  • Marché central vibrant (Central Markt) immersion sensorielle garantie
  • Dépaysement brut entre deux mondes, Hollande tropicale et wilderness

Pour qui ?

  • Voyageurs aventureux tolérants aux infrastructures rustiques
  • Couples cherchant un dépaysement loin des sentiers balisés
  • Amateurs d'histoire coloniale et d'architecture précoloniale
  • Naturalistes acceptant une observation animalière imprévisible
  • Explorateurs culturels intéressés par les peuples maroons

À éviter si…

  • Vous craignez l'arnaque touristique et négociez mal en anglais
  • Vous exigez des hébergements 5 étoiles et infrastructures modernes
  • Vous préférez l'observation garantie de faune majeure (jaguars, pumas)
  • Vous tolérez mal l'humidité tropicale, moustiques et eau non potable certifiée
À découvrir aussi
ParamariboKabaleboFleuve KabaleboCathédrale Sainte-MarieFort ZeelandiaPlace d'IndépendanceCentral MarktTemple Sri Kali KarmashalaAéroport Johan Adolf PengelQuartier colonial de ParamariboJungle surinamienneRéserve de Kabalebo

Photos communautaires : Paramaribo

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Palmentuin, Paramaribo
Palmentuin, Paramaribo
© -JvL-
Paramaribo, province de Surinam
Paramaribo, province de Surinam
© Université de Caen Normandie
Saint Peter and Paul Cathedral, Paramaribo
Saint Peter and Paul Cathedral, Paramaribo
© -JvL-
Surinam A340 to sleep
Surinam A340 to sleep
© Cityswift 123
Fort Zeelandia
Fort Zeelandia
© -JvL-
Palmentuin, Paramaribo
Palmentuin, Paramaribo
© -JvL-
PZ-TCR Surinam Airways Airbus A340-313 departing to Paramaribo/Zanderij (PBM) @ Amsterdam - Schiphol (AMS) / 26.05.2017
PZ-TCR Surinam Airways Airbus A340-313 departing to Paramaribo/Zanderij (PBM) @ Amsterdam - Schiphol (AMS) / 26.05.2017
© oliver.holzbauer
Saint Peter and Paul Cathedral, Paramaribo
Saint Peter and Paul Cathedral, Paramaribo
© -JvL-
Questions fréquentes

FAQ — Paramaribo

Quel est le meilleur moyen de se déplacer de Paramaribo vers l'intérieur du Surinam ?

Les vols charter avec des petites compagnies comme Fly All Ways (avions à hélice) sont le principal accès aux lodges de jungle comme Kabalebo. Le bus (ligne Satrasmits, 19 SRD pour 3 heures) relie la capitale à l'intérieur mais avec routes accidentées et arrêts fréquents. Prévoir du temps et une certaine tolérance aux conditions rustiques.

Y a-t-il un risque d'arnaque touristique à Paramaribo ?

Oui, notamment avec les taxis prétendument officiels des hôtels qui facturent le double du tarif normal. Les touristes français sont particulièrement ciblés. Négocier les tarifs à l'avance ou utiliser des services organisés par votre hébergement est recommandé.

Quels animaux peut-on observer à Kabalebo et dans la jungle surinamienne ?

Singes-araignées, poissons-vitrés, piranhas, loutres et traces de jaguar sont signalés. Cependant, les observations directes d'animaux grands sont rares et imprévisibles. Les sorties en canoé à l'aube offrent les meilleures chances.

Quel est le patrimoine architectural majeur de Paramaribo ?

La cathédrale Sainte-Marie est la plus grande structure en bois massif d'Amérique du Sud. Le quartier colonial abrite des bâtiments peints datant du 17e siècle (façades jaunes et roses). La Place d'Indépendance et le fort Zeelandia complètent les visites historiques, bien que ce dernier soit assez dégradé.

Quel budget prévoir pour la nourriture à Paramaribo ?

Les repas de rue coûtent 25-30 SRD (alligator frit, fried chicken). Les restaurants simples facturent 45-90 SRD par personne. La monnaie locale est le dollar surinamien (SRD), environ 7,5 SRD pour 1 euro. Les spécialités locales incluent caiman stoba, pom et riz.

L'eau du robinet est-elle potable en Surinam ?

À Kabalebo, l'eau provient de puits et les lodges conseillent de la filtrer, même si l'établissement la sert directement dans le café. À Paramaribo, des précautions similaires sont recommandées. Privilégier l'eau en bouteille scellée est plus sûr.

Quelle est la meilleure saison pour visiter Paramaribo et la jungle ?

Le récit évoque une température de 32 °C à 16 h avec climat très humide. Les saisons sèches (février-avril et août-novembre) sont généralement préférables pour les activités de jungle. Prévoir des vêtements légers, imperméables et antimoustiques.

Quels temples et lieux de culte valent le détour ?

Le temple hindouiste Sri Kali Karmashala impressionne par son architecture rose bonbon et son accès gratuit. Les bâtiments religieux témoignent de la diversité culturelle surinamienne (hindouisme, catholicisme, spiritualités syncrétiques).