Comment ça s'est passé.
Nous avons débarqué à l'aéroport de Tontouta le 14 novembre vers 14 h 30, après un vol Air Calin depuis Sydney. Premiers pas en Nouvelle Calédonie : une chaleur moite, l'odeur salée du lagon qui rentre par la baie vitrée. La navette de l'hôtel avait 45 minutes de retard – bienvenue dans l'île, disait le chauffeur avec un grand sourire. Nous avons jeté nos valises au Hôtel Méridien rue Anatole France, chambre vue lagon, 180 euros la nuit. Première déception : la clim ne marchait pas les deux premiers jours. Pas grave, j'ai dormi sur le balcon. Le soir, on a marché jusqu'à la rue de Sèze pour chercher à manger. L'odeur de bouillon de poisson flottait dans les ruelles piétonnes – les petits restaurants caledoniens font leur magret de canard avec une sauce locale à base de curcuma qui colle à la peau longtemps après. Vendredi matin, 5 h 30, nous étions à la marina Espace Baie des Citrons pour l'excursion au récif de corail. Le bateau-taxi partait avec une vingtaine de touristes. Au bout d'une heure, on dérive au-dessus des coraux noirs et jaunes, l'eau si claire qu'on voit des poissons papillon à trois mètres sous les pieds. Mon fils a crié en voyant une raie manta. C'est le moment où on oublie vraiment qu'on est sur terre. Le snorkeling a coûté 65 euros par personne – pas donné, mais justifié. Nous avons loué une voiture à Europcar, place des Cocotiers – 320 francs CFP par jour, soit environ 2,70 euros. Premier problème : la voiture n'avait quasiment pas d'essence, on a dû refaire le plein aussitôt. Le carburant coûte une fortune ici, 180 CFP le litre. Pour atteindre l'île des Pins, il faut prendre le ferry à Gare maritime de Nouméa, rue du Docteur Guérin. Le billet aller-retour : 3 200 CFP par personne. Le bateau met 50 minutes. Nous avons raté le ferry de 8 h, surchargé de Néo-Calédoniens qui rentraient d'un long week-end. On a attendu celui de 10 h 45, furieux. L'île des Pins nous a rattrapés. La plage de Kuto ressemble vraiment à ces photos qui ne disent rien. Le sable blanc casse la lumière. Le lagon est d'un bleu pâle, presque blanc au ras du sable. Nous avons mangé un poulet-frites au petit restaurant du bout de plage – 1 900 CFP, c'est-à-dire trop cher pour ce que c'était, mais c'était le seul endroit. Le goût du poulet grillé sur charbon de bois, mariné à la sauce soja, m'a surpris. Moins sucré qu'en Australie. Retour à Nouméa le lundi. Nous avons visité le Musée de la Nouvelle-Calédonie, avenue Maréchal Foch, ouvert de 9 h à 17 h. Entrée 800 CFP. Les collections de masques kanak sont surréalistes, les explications très détaillées. Pas la queue de visite. Le musée est presque vide, avec une climatisation tellement glaciale qu'on finit par grelotter en chemise. Moment difficile : jeudi matin, en voulant retirer de l'argent à un distributeur BNP Nouvelle-Calédonie rue Jean-Jaurès, je me suis fait bloquer la carte. Arnaque internationale, m'a dit le système. Il a fallu appeler ma banque en France à 21 h (décalage horaire), puis revenir le lendemain à 10 h retirer les billets à la banque elle-même. Perte de temps monumentale. Les repas du soir, on les a pris en bas de chez nous. Le restaurant L'Ébène propose un mahi-mahi grillé avec riz blanc, 2 200 CFP. Balade des papilles différente de ce qu'on trouve en métropole. Les fruits frais – papaye, mangue, noix de coco – sont servis à tous les petits-déjeuners. Rien de glacial sur le plan gastronomique, mais c'est bon, local, généreux. La baie des Citrons le soir, c'est un lieu où on voit les Néo-Calédoniens vivre. Enfants qui jouent dans l'eau tiède, pique-niqueurs, surfeurs. Pas de touristes en masse. La tempête de sable rouge d'Afrique n'était pas arrivée jusque-là, heureusement.
Les bons plans repérés sur place.
Récif de corail depuis la marina Espace Baie des Citrons – snorkeling avec raies mantas, 65 euros
Plage de Kuto sur l'île des Pins – lagon blanc-bleu pâle, 50 min de ferry depuis Nouméa
Rue de Sèze à Nouméa – petits restaurants locaux, magret de canard sauce curcuma, 1 600 CFP
Musée de la Nouvelle-Calédonie, avenue Maréchal Foch – masques kanak et traces kanak, 800 CFP
Baie des Citrons en fin d'après-midi – bain gratuit dans l'eau tiède, vue sur le coucher
Photos — Nouméa
Et au final.
Douze jours à Nouvelle-Calédonie, c'est à la fois trop court et parfois trop long. Le lagon est bel et bien le clou du spectacle, mais l'île coûte les yeux de la tête et les retards administratifs/logistiques cassent un peu le rythme. On reviendrait, mais en allongeant à trois semaines pour mieux explorer les îles du nord.








