Comment ça s'est passé.
Arrivé à Kansai International Airport un mardi matin après 12 heures de vol avec Japan Airlines. Les jambes lourdes, j'ai pris le Haruka Limited Express (ligne JR) jusqu'à Kyoto Station — 75 minutes, 3070 ¥, sièges étroits mais vue correcte sur les rizières. Premier choc : trouver mon ryokan, le Gion Kappa Zushi, caché dans une ruelle sans vraiment de numéro. Demandé trois fois avant de trouver. L'hôtesse parlait zéro anglais, j'ai sorti Google Translate sur le téléphone, ça a duré 20 minutes. Les premiers jours, j'ai marché sans stratégie. Levé à 5h30 pour attraper les moines au Fushimi Inari Taisha — 10 000 portiques rouges qui montent la montagne. C'était calme avant 7h, les odeurs de terre mouillée et d'encens brûlé depuis la nuit, c'était étrange, pas désagréable. Payé 0 ¥ (entrée libre). Vers 8h, les groupes de touristes débarquaient par vagues. Nourriture et galères quotidiennesPendant la première semaine, j'ai mangé à côté du Nishiki Market. Udon soufflé au comptoir de Okutan Kappa Zushi (550 ¥, goût de soja et d'umami très fort, j'ai dû boire trois verre d'eau après). Excellent. Mais en revenant au ryokan, j'ai complètement raté une correspondance sur la ligne Kawaramachi du bus municipal — le chauffeur a annoncé l'arrêt uniquement en japonais, très rapide. Suis resté dedans deux stations de trop, duré 45 minutes de détour inutile. Le Gion, quartier des geishas, c'était prévisible et cher. Cherché une vraie maison de geisha à visiter, pas de musée touristique. Trouvé le Gion Kappa Zushi (différent du ryokan) qui fait occassionnellement des démonstrations de danse — fallait appeler deux jours avant. Pris rendez-vous, 8 000 ¥ pour une séance de 30 minutes avec trois geishas qui dansaient sans grande conviction devant les touristes. Intéressant, mais survendeur. Temples et monastèresLe Arashiyama Bamboo Grove, c'est une vraie galère. Entré à 7h du matin (gratuit), c'était encore semi-vide. Une heure plus tard, impossible de prendre une photo sans 40 personnes dans le cadre. La densité sonore était dingue — cris, appareils photos, selfie-sticks qui claquent. Ressenti une petite tension là, un peu déprimant de se battre pour une photo que 100 000 gens ont déjà prise. Suis parti au bout de 20 minutes. Ryoanji Temple par contre, c'était mieux. Moins connu. Jardin de sable blanc avec 15 rochers noirs arrangés. M'assis sur les galeries en bois pendant une heure — senteur de bois traité au vinaigre blanc, température fraîche à cause de l'ombre. Un moine passait une fois toutes les 15 minutes. Entrée : 500 ¥. Moment de calme rare. Réfléchi à rien, regardé le sable et les roches. C'est bête mais c'est le moment que je retenais le mieux. Transports et organisationAcheté une IC Card Icoca à la gare (2000 ¥ avec 1500 ¥ de crédit). Les bus à Kyoto se paient avec ça, même logique qu'à Tokyo. Mais le jour 6, l'appareilleur de la carte s'est planté, elle a plus marché. Résultat : obligé de payer chaque bus en espèces. Les distributeurs de billets à bord n'acceptaient que du papier monnaie sans pli, j'avais mal plié mes billets, le tourniquet les recrachait. Trois fois de suite. Situation surréaliste, tout le monde regardait. Une dame âgée à côté m'a montré comment faire avec ses doigts. Déprimant vraiment. Loué une vélo le jour 9 pour explorer à l'est. 1000 ¥ la journée. Terrain très accidenté. Les petites rues entre les temples n'étaient pas pensées pour les vélos. Renversé ma bouteille d'eau sur mes documents. Ça a séché à peu près. Fin du séjourDerniers trois jours un peu déprimé par le cycle tourisme-galère-promenade. Mangé tonkatsu (côte de porc panée) à Gion Tanto, 1800 ¥, excellent ratio qualité-prix. Retour à Kansai le jour 12 sur le même Haruka, fatigué mais pas remontante d'émotion particulière.
Les bons plans repérés sur place.
Fushimi Inari Taisha — lever à 5h30, monter les 10 000 portiques rouges avant 7h
Ryoanji Temple — jardin zen de 15 roches, galeries en bois, 500 ¥, calme total
Nishiki Market — udon à Okutan pour 550 ¥, foule dense mais food court vivant
Arashiyama Bamboo Grove — y aller avant 7h sinon c'est un parc d'attraction
Haruka Limited Express — trajet gare-aéroport, 75 min, 3070 ¥, seuls vrais répit du voyage
Photos — Kyoto
Et au final.
Kyoto vaut le coup, les temples sont vrais et pas faux. Mais c'est ultra touristique, les galères logistiques (transports, langues, signalétique) rongent pas mal d'énergie. Reviendrait, mais décalé en janvier ou février, quand les gens sont moins nombreux.








