Dakar et l'île de Gorée : entre chaos urbain et mémoire coloniale
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Dakar et l'île de Gorée : entre chaos urbain et mémoire coloniale

Nous avons débarqué à l'aéroport de Dakar Blaise Diagne un mardi matin à 7 h 30, après un vol Air Senegal qui a eu deux heures de retard. La chaleur nous a frappés dès la porte ouverte — 34 °C, taux d'humidité écrasant,…

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Publié le · mis à jour le
9 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons débarqué à l'aéroport de Dakar Blaise Diagne un mardi matin à 7 h 30, après un vol Air Senegal qui a eu deux heures de retard. La chaleur nous a frappés dès la porte ouverte — 34 °C, taux d'humidité écrasant, odeur mélangée de kérosène et de mangues trop mûres en provenance des étals du parking. Les formalités ont traîné, comme prévu, mais le sourire du douanier qui a demandé si nous parlions un peu de wolof a détendu l'atmosphère. Notre premier logement, le Radisson Blu Sea Plaza, surplombait la Corniche. Chambre correcte, petit-déjeuner buffet à 25 euros. Le premier soir, nous avons marché jusqu'au phare de Dakar vers 18 h, quand la lumière devient orange sale. Les vagues frappaient contre les roches noires, les enfants criaient en jouant au foot avec une balle dégonflée. Un moment où tout était très vivant, très bruyant. Les premières galèresNous avons pris un taxi blanc — pas de compteur — pour aller au marché Sandaga le mercredi. Le chauffeur a démarré sans vraiment connaître l'adresse précise. Quarante-cinq minutes dans les embouteillages de la Rue Blaise Diagne, un bras de marin qui vend des crevettes par la vitre, des scooters qui slaloment entre les voitures. Nous avons fini par demander à descendre à mi-chemin et trouver l'entrée du marché à pied. C'était chaotique, bondé, les vendeurs criaient en wolof, les odeurs de poisson séché et d'épices étaient si fortes qu'on en avait mal aux sinus. Pas vraiment magique — plutôt étouffant — mais j'ai acheté des tissus wax pour moins de 5 euros le mètre. Nous avons mangé au Restaurant Le Lagon 1, près du port. Un thiéboudienne (riz au poisson) correct à 8 euros, servi avec une sauce piquante qu'on n'avait pas commandée. Le serveur a disparu pendant 20 minutes, puis est revenu avec l'impression que c'était normal. La bière Gazelle (1,5 euro) était glacée, au moins. L'île de GoréeJeudi, nous avons pris le bateau de 9 h au quai Handal vers Gorée. La traversée a duré 17 minutes, le bateau sentait l'eau salée et le gazole. Dès l'arrivée, nous avons compris que l'île était surpeuplée de touristes — des groupes entiers avec casque audio. Nous avons visité la Maison des Esclaves à midi, quand il y avait au moins 200 personnes. Le guide a parlé de façon récitée, les larmes des touristes semblaient un peu de façade. C'était utile d'y aller, mais difficile de ressentir quelque chose dans ce contexte. Nous avons payé 3 euros l'entrée. L'après-midi, nous avons loué des chambres au Hôtel Cheikh Ahmadou Bamba, une vieille bâtisse coloniale avec des carrelages bleus ébrêchés et un ventilateur qui faisait un bruit de cafetière. Nous avons mangé du poisson grillé sur la petite plage en fin d'après-midi — le poissonnier l'a cuisiné à côté de nous pour 6 euros. Assis sur des chaises en plastique coloré, face à Dakar qui s'illuminait au coucher de soleil. C'était simple, sans prétention, vrai. Retour à DakarSamedi, nous sommes retournés à Dakar avec le bateau de 15 h. Nous avons passé deux jours à explorer la Médina — quartier résidentiel où personne ne parle anglais. Nous nous sommes perdus trois fois. Une femme a gentiment remis un enfant sur le bon chemin avec nous en riant de nos tentatives de wolof approximatif. Le musée Théodore Monod d'art africain valait le coup — 4 euros, climatisation qui ronronnait, collections de masques et de sculptures de qualité. Peu de monde un samedi après-midi. Le dernier soir, nous avons dîné au Cafe Touba, une petite adresse de quartier où les Dakarois viennent manger. Thiof braisé (poisson blanc local), bon marché à 5,5 euros, sauce piment qui brûlait la langue. Les gens autour buvaient du café ou du jus de bissap (boisson à base d'hibiscus, rouge sombre, sucré). Personne ne faisait attention à nous — on était juste d'autres clients. C'était mieux que n'importe quel restaurant touristique. Observations finalesNous avons pris le vol de retour Air Senegal à 10 h depuis Dakar Blaise Diagne, cette fois à l'heure. Neuf jours, c'était juste assez pour sentir le rythme sans vraiment l'assimiler. La chaleur nous a épuisés certains jours — même les habitants ralentissaient vers 14 h. Le bruit constant des klaxons, des musiques, des vendeurs : ça devient normal après quatre ou cinq jours. Dakar n'est pas reposant. Gorée est devenue trop touristique. Mais les gens sont patients avec les touristes maladroits, la nourriture est simple et bonne, et les couchers de soleil sur la Corniche valent bien les vingt euros de taxi.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Quai Handal à Dakar : monter sur le ferry pour Gorée le matin vers 9 h, quand il y a moins de monde et la baie est calme

2

Marché Sandaga : arriver avant 10 h, rester près des vendeurs de tissu wax (entrée sud), apporter de petits billets

3

Restaurant Le Lagon 1 près du port : commander la thiéboudienne, pas cher, vue sur les bateaux qui se déchargent

4

Phare de Dakar en fin d'après-midi : chemin pédestre entre les rochers, pas d'entrée payante, eau très salée à sentir

5

Musée Théodore Monod : samedi après-midi est tranquille, climatisation, bonne collection de sculptures sénégalaises du 20e siècle

Album · 7 photos

Photos — Dakar

Dakar et l'île de Gorée : entre chaos urbain et mémoire coloniale
Dakar — 2
Dakar — 3
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Dakar — 7
Conclusion

Et au final.

Dakar m'a épuisé et plu. J'aurais aimé plus de temps hors des circuits touristiques, peut-être une excursion dans les villages de pêcheurs en dehors de l'île. Mais j'ai mangé du vrai poisson, j'ai senti l'Afrique de l'Ouest, et je suis parti sans illusions romantiques.

En résumé

Avis Dakar : carnet de voyage de 9 jours par marcusvoyageur

Destination
Dakar →
Pays
Senegal →
Durée
9 jours
Période
octobre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcusvoyageur →

Photos communautaires : Dakar

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Dakar, Senegal
Dakar, Senegal
© Hans Clarijs
dakar street
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© Jeff Attaway
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Dakar University, Senegal, 1967
Dakar University, Senegal, 1967
© In Memoriam: PhillipC
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Questions fréquentes

FAQ — Dakar

Quand partir à Dakar ?

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