Comment ça s'est passé.
On arrive à Bruxelles le 15 mars en fin d'après-midi par le Thalys depuis Paris. L'odeur caractéristique du diesel envahit la Gare Centrale dès qu'on pose le pied sur le quai. Dehors, il fait 8°C, le ciel est gris ardoise. On traîne les valises jusqu'à l'hôtel Métropole, rue de Brouckère, une bâtisse Belle Époque avec des dorures un peu fatiguées aux portes d'entrée. La chambre coûte 110 euros la nuit, ça passe. Le lendemain matin, levé à 6h30. On descend au petit-déjeuner : un buffet moyen avec du café passable mais des pains au chocolat (les vrais, appelés « pain au choco ») encore chauds. Dès 8h, on fonce à la Grand-Place. À cette heure, il y a à peine cinquante touristes. Les façades des corporations sont alignées comme des soldats en costume d'apparat, ocre et or. On reste vingt minutes sans bouger, juste à regarder les détails des sculptures. La sensation de froid qui monte des pavés à travers les semelles des baskets. Première galère du voyage : en voulant accéder à la Galerie Hubert, censée être un passage commercial du 19e siècle super cool, on se perd dans les ruelles adjacentes. On demande à un résident qui nous envoie dans la mauvaise direction. Quand on la trouve enfin, c'est fermé pour travaux. Perte de 45 minutes, frustration. On décide de déjeuner au café Le Roy d'Espagne, face à la Grand-Place, où on avale deux croque-monsieurs à 9 euros pièce et un verre de bière Trappist Westvleteren (8 euros). Le fromage du sandwich s'étire encore quand on le porte à la bouche, c'est bon, ça fait du bien. Jeudi, on prend le train pour Bruges. Direction la Gare de Bruxelles-Nord, ligne S1, durée 18 minutes, 5,50 euros le ticket. En arrivant à Bruges, l'odeur piquante du foin monte des chevaux qui attendent les touristes pour les balades en calèche près du Beffroi. On descend à l'hôtel Navarre, situé juste à côté du Markt, place centrale. Une erreur : c'est bruyant jusque tard la nuit (fêtards, voitures, claquement des portes). Les murs sont fins comme du papier à cigarette. À Bruges, il y a ce truc : l'air sent la brique mouillée et les canaux. Pas une mauvaise odeur, mais elle rappelle qu'on est en Belgique septentrionale, près de la mer du Nord. On visite l'église Notre-Dame. L'intérieur est glacial, il faut garder son manteau. On y voit la sculpture de la Madone et l'Enfant de Michel-Ange, coincée derrière un grillage. Un gardien passe toutes les deux minutes. On se sent pressé, on reste 12 minutes. Coup de chance vendredi après-midi : on croise une fête foraine près du Markt, avec des baraquettes de frites et un stand de gaufres. On prend une gaufre aux fraises (3,50 euros) et une à la Nutella (2,50 euros). La gaufre est molle à l'intérieur, croustillante à l'extérieur, trop sucrée mais c'est comme ça qu'il faut la manger. Les fraises sont congelées, pas fraîches, déception mineure. On la mange assis sur un banc, les doigts collants, en regardant les enfants courir entre les attractions. Samedi, retour à Bruxelles. On explore le quartier de Sainte-Catherine : le Musée de la Brasserie, l'église Sainte-Catherine avec son clocher blanc qui penche un peu. On déjeune à La Maison du Cygne, un restaurant classé un peu cher : 55 euros par personne pour un plat principal (carbonnades flamandes avec frites belges - vraiment épaisses et bien salées). On boit une Rochefort 8, une bière trappiste de couleur brun-roux, alcoolisée, qui réchauffait les os. Dimanche matin, on traîne avant le train de 14h15 qui nous ramène à Paris. On s'arrête au Musée Magritte, rue Esseghem. Les petites toiles surréalistes de Magritte dans un bâtiment classique, ça crée un contraste bizarre, presque inconfortable. On sort au bout de 90 minutes. Les gaufres bruxelloises sont overrated comparé aux gaufres de Bruges (plus minces, plus croustillantes)Les vélos des habitants vont partout, même sur les trottoirs étroitsLes toilettes publiques coûtent 0,50 euros, pièce obligatoireLa bière est vraiment très bonne et pas chère (entre 2 et 5 euros au café)
Les bons plans repérés sur place.
Grand-Place de Bruxelles à 8h du matin, avant la foule, façades en or sous le soleil bas
Gaufres du Markt de Bruges, stand sans chaîne, fraises froides mais l'expérience vaut le coup
Bière Rochefort 8 à La Maison du Cygne, Bruxelles, 7,50 euros le verre, corps rond et sucré
Canaux de Bruges au coucher du soleil (vers 17h45 en mars), petits ponts de pierre partout
Musée Magritte, œuvres surréalistes en petit format, sortie rapide mais intrigante
Photos — Bruxelles et Bruges
Et au final.
Belgique : un petit pays avec des trucs vraiment sympas. Les bières trappistes, les gaufres, l'architecture en brique, les canaux de Bruges qui calment le mental. Moins bien : les hôtels bruxellois peuvent être bruyants, la météo était grise, et y'a une tendance des touristes à surcharger les mêmes places. À refaire, mais pas avant 2-3 ans.
