Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à Berlin Tegel un lundi matin gris, 6 h 45, après un vol Lufthansa retardé de 40 minutes. La gare de Zoologischer Garten sentait le café froid et le chauffage poussé à fond. Nous avons pris le S5 en direction de Friedrichshain, assis contre une vitre couverte de buée. Notre hôtel, le Lux11 à Mitte, proposait des chambres minimalistes à 89 euros la nuit – le Wi-Fi était parfois introuvable, ce qui nous a énervés le premier soir. Le mardi, levés à 7 h 30, nous nous sommes dirigés vers la Porte de Brandebourg à pied via Unter den Linden. La température avoisinait 5 °C, assez froid pour que les mains gèlent au bout de dix minutes. Le bâtiment lui-même était moins impressionnant que prévu, encombré de touristes même en novembre. Ce qui m'a frappé, c'est le bruit des cars de tourisme, presque insupportable. Checkpoint Charlie et l'arnaque des souvenirsLe mercredi, nous avons commis l'erreur de visiter Checkpoint Charlie. Les soldats en costume faisaient poser les touristes contre le mur pour 5 euros la photo – un vrai piège. Nous avons refusé. À proximité, le Restaurant Curry 36 (Mehringdamm 36) servait des currywurst dégoulinants de sauce épicée pour 4,50 euros. Le goût était vraiment bon, poivré juste ce qu'il faut, même si le service était brusque. Le jeudi nous a menés à Kreuzberg, quartier plus authentique. La Markthalle Neun, marché couvert situé Eisenbahnstraße 42-43, vendait des légumes, du fromage allemand (emmental à 12 euros le kilo) et des fleurs. L'odeur du persil frais et du chou fermenté était étrange mais captivante. Nous avons mangé un petit-déjeuner allemand classique : pain noir, œuf, fromage blanc sucré pour 8 euros dans le café Über Blau, juste à côté. C'était simple, gras, bon – exactement ce dont on avait besoin par cette matinée humide. La East Side Gallery et le silence des mursSamedi matin, nous avons pris le tram M10 jusqu'à la East Side Gallery, reste du Mur de Berlin transformé en galerie à ciel ouvert (Mühlenstraße, Friedrichshain). Les peintures muralistes étaient impressionnantes, mais la foule était dense, d'autres touristes accrochaient leurs cadenas de couple sur les grillages à côté. Ce qui nous a vraiment marqués : le silence soudain en arrivant face à la peinture du baiser entre Honecker et Brejnev. C'était bizarre, presque respectueux. La température avait chuté à 2 °C, nos doigts tremblaient en prenant des photos. Nous avons grillé une journée à cause d'une arnaque au distributeur de la Sparkasse : frais de retrait étranger non affichés (7 euros pour 100 euros sortis). Une galère typique quand on voyage. Nuits à Kreuzberg : bière tiède et électroLes trois dernières soirées, nous avons trainé dans les bars de Kreuzberg. Le Café Besetzt (Adalbertstraße 94) était chaotique, squatté, les bières à 4 euros servies à température ambiante (ce qu'on détestait). Mais l'ambiance des conversations en allemand et anglais, les gens qui lisaient des journaux sur des canapés usés, c'était réel. Le Watergate (Raoul-Wallenberg-Straße 37), boîte électro avec terrasse en bord de Spree, offrait une vue nocturne sur le Reichstag illuminé – moins cher qu'on le pensait, bières à 5 euros en Happy Hour avant 22 h. Nous n'avons pas dansé, juste observé les silhouettes sur la piste, trop fatiguées après les musées. Dimanche, avant le départ, nous avons couru au Neues Museum pour voir le buste de Néfertiti, mais il y avait une queue de deux heures. Nous avons abandonné et acheté des postales à la gare au lieu de rester.
Les bons plans repérés sur place.
Marché Markthalle Neun (Eisenbahnstraße 42-43) : fromage allemand et pain frais le matin
East Side Gallery Friedrichshain : peintures murales du Mur, frappant vers 10 h avant l'affluence
Curry 36 (Mehringdamm 36) : currywurst à 4,50 euros, portion généreuse et sauce épicée réelle
Watergate boîte électro : Happy Hour 21h-22h, bières à 5 euros, vue Spree nocturne
Tram M10 Friedrichshain : trajet rapide et moins touristique que le bus touristique 100
Photos — Berlin
Et au final.
Berlin nous a plu, mais ce n'était pas l'illumination promise par les guides touristiques. La ville sent le diesel, le graffiti est omniprésent, les musées sont trop chers (13 euros d'entrée) et souvent décevants. Cela dit, l'histoire vous tape dans les côtes quand vous marchez dans les rues, et les gens qu'on a croisés dans les cafés avaient une vraie personnalité. Je reviendrais, mais sans attentes énormes.








