10 jours en Islande : la Route 1 entre geysers et déceptions touristiques
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10 jours en Islande : la Route 1 entre geysers et déceptions touristiques

On a décidé de faire l'Islande en septembre, histoire d'éviter les hordes estivales et de profiter des aurores boréales. Erreur stratégique : septembre, c'est encore la haute saison, et le risque d'aurores est minime.…

ML
Publié le
10 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a décidé de faire l'Islande en septembre, histoire d'éviter les hordes estivales et de profiter des aurores boréales. Erreur stratégique : septembre, c'est encore la haute saison, et le risque d'aurores est minime. Mais bon, on n'a pas regretté le voyage. Arrivée à l'aéroport international de Keflavik le 15 septembre vers 10h30 avec Icelandair. On a loué une Hyundai i20 chez Hertz (780 EUR pour 10 jours, essence comprise) et on a dû expliquer 20 fois au loueur pourquoi on ne voulait pas l'assurance supplémentaire à 35 EUR/jour. La route vers Reykjavik par la Ring Road (Route 1) traverse des paysages de lave noire encore fumante par endroits : on sentait cette odeur soufrée, âcre, qui pique le nez à chaque virage. C'était désagréable les 30 premières minutes, puis on s'y habitue. On a posé nos affaires à l'hôtel Borg à Reykjavik (180 EUR la nuit, centre historique, pas transcendant). Le soir, on a mangé au Grillmarkaðurinn, un restaurant un poil cher mais où le lamb stew islandais (l'agneau mijoté avec navets) coûtait 38 EUR. La viande fondait, accompagnée d'un pain noir dense qu'on sert partout là-bas. C'est le premier moment où on a compris qu'on était ailleurs : ce goût terrien, presque riche, presque lourd. Le jour 2, départ tôt (5h45) pour le Cercle d'Or. Il fallait voir le soleil se lever au-dessus du Geysir à Haukadalur. On était seuls à 6h15 devant le geyser Strokkur qui jaillit toutes les 5-10 minutes à environ 40 mètres. L'eau bouillante explose, la vapeur glacée vous gifle le visage à -2°C, c'était violent et dégrisante. Beaucoup de touristes arrivent bien après et se chamaillent pour les meilleures photos. On a visité ensuite la cascade Gullfoss via le parking payant (1000 ISK, soit environ 7 EUR). La chute d'eau rugit tellement qu'on doit crier pour se parler. L'une de nous a glissé sur une roche mouillée et s'est tordu la cheville : pas grave, mais ça nous a rappelé que le terrain est traître. Pas de barrière, pas de signalisation, « débrouille-toi ». On a pris un bus touristique (Reykjavik Excursions, ligne Golden Circle, 6200 ISK par personne, 40 EUR) pour le jour 3 pour éviter la fatigue de conduite. Le groupe était composé de 45 personnes, allemands surtout, quelques Français. Le guide parlait anglais avec un accent islandais très marqué. À Þingvellir, le parc national où on voit la faille entre les plaques tectoniques, on a marché 1h30 sur un sentier gelé le matin. On voyait la vapeur sortir du sol par endroits. C'était impressionnant mais aussi bancal : l'infrastructure touristique ressemble à celle d'un petit pays qui n'a pas les moyens de contrôler ses flux. La galère majeure : le jour 4, on a voulu faire la Route 1 vers le sud jusqu'à Vik et la plage de sable noir de Reynisfjara. Route fermée partiellement à cause d'une dégradation soudaine. On a attendu 2 heures à la station-essence N1 de Vík (bien obligés de manger un sandwich industriel à 18 EUR chacun). Les gens sur place ne savaient pas quand la route rouvrirait. Finalement, elle a rouvert vers 14h. On n'a pu faire que la plage de Reynisfjara avant le coucher de soleil vers 18h. Le sable noir, c'est vrai que ça impressionne, mais il y avait 200 touristes avec des selfie-sticks. On s'est assis en retrait, on a écouté le bruit des vagues : grave, régulier, hypnotisant. La température était tombée à -1°C avec un vent mordant qui remontait du sud. On n'est restés que 30 minutes. Les jours 5-7, on a exploré l'est : Höfn, le fjord d'Höfn (hotel à Höfn, pension Skaftafell, 110 EUR). Paysages moins touristiques. On a croisé deux Islandais au bar de l'hôtel qui nous ont dit que septembre c'était « déjà fini » pour eux, que l'hiver arrive. On a mangé de la truite locale à Kaffi Hornið pour 32 EUR, un plat simple mais savoureux. Pas de grand cirque touristique. Retour à Reykjavik par la Route 1 les jours 8-9. On a visité le Musée national islandais (1500 ISK, squelettes de baleines, histoires de Vikings) et le quartier des galeries à côté de la Grande Place de Reykjavik. Rien de grandiose mais on comprend comment les gens vivent ici. Bilan : 10 jours corrects. Pas de révélation majeure, pas non plus de catastrophe. L'Islande, c'est très cher (un cappuccino coûte 7 EUR à Reykjavik), très touristique hors saison même, et les paysages, bien qu'ils valent le coup, sont figés : tu regardes, tu prends une photo, tu repars. On n'a pas croisé de vie locale vibrante, sauf peut-être au bar Borg un soir vers 22h quand les Islandais ont commencé à entrer.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Strokkur, le geyser à Haukadalur qui jaillit toutes les 5-10 minutes à 6h15 du matin (arriver avant 7h pour être seul)

2

Gullfoss, cascade au débit brutal, parking payant 1000 ISK mais vue inégalée sur trois étages d'eau

3

Grillmarkaðurinn à Reykjavik, lamb stew à 38 EUR, viande tendre et pain noir islandais

4

Route 1 tronçon Vík, paysages lunaires mais à priori fermée en septembre, prévoir des delays

5

Café Borg à Reykjavik, point de rencontre local en soirée après 22h, moins touristique que le circuit classique

Album · 9 photos

Photos — Reykjavik et région du Sud (Cercle d'Or)

10 jours en Islande : la Route 1 entre geysers et déceptions touristiques
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Conclusion

Et au final.

L'Islande mérite le voyage pour les geysers, les cascades et le Cercle d'Or, mais attend-toi à payer le prix fort et à côtoyer des cohortes de touristes même en septembre. Ce qu'on a moins aimé : le manque d'authenticité dans les zones touristiques et l'infrastructure routière fragile qui peut te pourrir un planning en une heure.

En résumé

Avis Reykjavik et région du Sud (Cercle d'Or) : carnet de voyage de 10 jours par marcl-lyon

Destination
Reykjavik et région du Sud (Cercle d'Or) →
Pays
Islande →
Durée
10 jours
Période
septembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcl-lyon →
Questions fréquentes

FAQ — Reykjavik et région du Sud (Cercle d'Or)

Quand partir à Reykjavik et région du Sud (Cercle d'Or) ?

Ce voyageur est parti en septembre (automne). Consultez la fiche climat de Reykjavik et région du Sud (Cercle d'Or) (Islande) et les autres carnets de la communauté pour comparer selon la saison souhaitée.

Quel budget prévoir pour 10 jours à Reykjavik et région du Sud (Cercle d'Or) ?

Le budget dépend du standing (camping / hôtel / location), de la saison et du voyagiste. Lisez le récit complet ci-dessus pour les détails dépensés par ce voyageur, puis comparez avec les autres carnets de Reykjavik et région du Sud (Cercle d'Or).

Que faire à Reykjavik et région du Sud (Cercle d'Or) ?

Découvrez les visites, activités et bonnes adresses partagées dans ce carnet. La page « Reykjavik et région du Sud (Cercle d'Or) » regroupe l'ensemble des carnets, hôtels et avis de la communauté Vacanceo sur cette destination.

Combien de jours pour visiter Reykjavik et région du Sud (Cercle d'Or) ?

Ce voyageur a passé 10 jours sur place. Selon votre rythme et vos centres d'intérêt, comptez plus ou moins. Comparez avec d'autres carnets de Reykjavik et région du Sud (Cercle d'Or) pour ajuster.

Comment se rendre à Reykjavik et région du Sud (Cercle d'Or) ?

Vol, voiture, train : le mode de transport choisi par ce voyageur est mentionné dans le récit. Consultez notre comparateur de vols et les carnets de la communauté pour les itinéraires les plus pratiques.