Burning Man, le festival de la créativité

Présenté comme un festival « hors normes »,
Burning Man est organisé chaque dernière semaine d’aout dans le désert du
Nevada. A mi chemin entre Woodstock, une free party et un happening artistique, cette manifestation accueille, durant sept jours, tous les farfelus motivés pour se joindre à la création éphémère d’une
ville idéale. Au programme : tout et n’importe quoi, du sable à perte de vue, 40°C sous le soleil et surtout un état d’esprit que l’on ne retrouve nulle part ailleurs…
Burning man, le bûcher qui monte, qui monte…
1986, une plage de Californie, face au Golden Gate Park. Un homme,
Larry Harvey, fortement inspiré par le film « The Wicker Man », décide de construire un mannequin en bois et de convier une vingtaine d’amis pour y mettre feu. Le sens originel de son action reste mystique. Toutefois, il semble que l’initiative ait séduit puisque d’année en année, le rituel se répète et rassemble toujours plus d’aficionados. Si bien qu’en
1990, la manifestation est délocalisée vers le
désert du Nevada, à Gerlach. Vingt ans plus tard,
l’édition 2007 comptabilise plus de
40 000 participants et voit partir en fumée un bucher de 25m.
Le rendez vous de la liberté codifiée…
Paradoxalement, l’événement est présenté comme le
rendez vous des libertaires dans un environnement hors normes. Pourtant, en étudiant l’organisation de la manifestation on s’aperçoit rapidement que celui-ci est régie par un certains nombre de règles auxquels les participants doivent se plier pour intégrer la communauté temporaire de l’ «
auto expression » et de l’ «
auto suffisance ».
Au plan éthique,
Burning Man se dit ouvert à tous, quelque soit son appartenance sociale ou religieuse. Toutefois, pour intégrer
Black Rock City, la ville temporaire, il faut tout même disposer d’un pécule de
2000 dollars pour la semaine, dont 300 dollars seront reversés en droit d’inscription. Toutefois, cette somme sert à couvrir l’ensemble des dépenses une fois sur place, puisque l’argent et les échanges commerciaux sont proscrits. Là bas, pas de sponsors, ni de marchands mais un
esprit du don exacerbé.
Autre fondement de Burning Man, les participants sont invités à se
prendre en charge seul et à s’assumer seul sous le caniard, sans installation dédiée à l’hygiène ou au confort. L’organisation précise tout de même que la
solidarité est tout à fait dans l’esprit de la fête et que de l’aide vous sera fourni en cas de problème…rassurant !
Tout bon Burner, se doit de faire preuve de
respect, tant à l’égard
des autres que de la nature. Le « leave no trace » engage chacun rendre la parcelle qu’il occupe dans le même état qu’elle lui a été confiée. Plutôt une bonne nouvelle. Toutefois, il faudra trouver un moyen de se débarrasser des eaux usées et autres déjections sans compter sur les toilettes, quais absents… Petit rappel : la loi du Nevada interdit de faire ses besoins dans le désert, sous peine de prendre une amende.
Dernier point, la
responsabilité civique de chacun est au moins aussi nécessaire que sa contribution artistique pour devenir un vrai Burner. Là bas, pas de spectateur, chaque festivalier se doit d’apporter sa pierre à l’édifice. Si vous êtes en manque d’inspiration, vous devrez faire travailler vos méninges mais
sans alcool, interdit avant 21 ans,
sans drogue et même
sans sexe…pas permis non plus, tout au moins en public !
Le sac à dos du Burner, un équipement à la hauteur de la fête…
Vous l’aurez compris, la motivation ne suffit pas pour rejoindre Burning Man, tout de même à
15h de vol puis
6h de route de Paris. Pour passer une semaine sympa, mieux vaut s’équiper en amont car une fois sur place, vous ne pourrez plus rien obtenir, mis à part via un don de Burner…Donc allons-y pour la check list avant le départ.
En festivalier prévoyant, on emmène :
- Du
ravitaillement pour une semaine de fiesta sous 40°C : compter
5 litres d’eau par jour et par personne ainsi que des aliments en quantité suffisante. Pensez que les aliments frais ne tiendront pas longtemps sous le soleil et privilégiez donc la nourriture sèche.
- Une
trousse de premiers secours est comme toujours indispensable. Cette fois, on y ajoutera des litres de crème solaire, de la Biafine et de la crème hydratante pour éviter de desquamer dès le deuxième jour.
- Coté vêtement, soyez plus fonctionnel que fashion ! Des
vêtements légers pour la journée et
chauds pour la nuit, des lunettes de soleil et pour les chaussures, préférerez le modèle randonnée aux tongs car le sable n’est pas celui des Caraïbes. Crevasses et ampoules assurées sans une bonne paire de « pompes » !
- Pour le
matériel de camping, prenez le nécessaire habituel : tente, duvet, lampe torche, camping gaz, assiette et couvert, sac poubelle, cendrier…
- Enfin, un
vélo est quasi obligatoire pour vous frayez un chemin dans Block Rock City car les engins motorisés sont interdits à la circulation et plusieurs kilomètres séparent l’entrée de la ville de sa sortie. Pensez également à prendre
l’appareil photo avec une carte mémoire et une batterie de rechange. Vous aurez aussi prévu des
objets à donner…
En revanche, vous ne devez surtout
pas emmener, pèle mêle, de l’argent, votre chien, vos enfants, des stupéfiants, des armes et des explosifs, des objets en verre, des plantes ou des plumes…
Dernier conseil : lâchez-vous :)
Avis des visiteurs :
| |
 Par MARIEKIM  | le mardi 02 octobre 2007 à 16h30
Dossier très intéressant et bien rédigé
merci |
| |
 Par marcopolo  | le mardi 25 décembre 2007 à 10h34
Cela me plairait d'y aller.Louer un camping car et c'est parti |
| |
 Par loulouu  | le mercredi 23 avril 2008 à 16h04
Bonjour j'ai une question. En fait es'ce que c'est possible de loger dans son camping car sur le site? parce que j'avais cru comprendre que les véhicule était interdits sauf décorés comme des oeuvre d'art... Si quelqu'un est déja allé là bas ça serais cool de me répondre. |