Comment ça s'est passé.
On a débarqué à Vilnius le 15 janvier par le vol Ryanair FR4521 à 14h30, terminal secondaire de l'aéroport. Dehors, -8°C et du vent qui vous pince le visage. Premier choc : le trajet en bus 1 jusqu'à la gare routière Vilijampolė a pris 45 minutes au lieu des 20 annoncés – grosse galère, les routes étaient verglacées et le conducteur s'est arrêté trois fois pour laisser passer des voitures bloquées. On s'est installés à l'Hostel Filaretai dans la vieille ville, rue Filaretų, chambre double à 32 euros la nuit. La proprio, Rasa, parlait un anglais cassé mais elle nous a donné les bons plans. Premier repas : cepelinai (gâteaux de pommes de terre fourrés au fromage blanc) au restaurant Lokys – nom de code sur la carte : « pommes de terre rouges sous couverture de fromage ». 8 euros le plat. Honnêtement, c'était trop gras, lourd pour l'estomac, mais culturellement parlant, on comprend pourquoi c'est la base de la cuisine lituanienne quand il fait -10°C dehors. La cathédrale et le chaos du marché de Noël tardifJeudi matin, levés à 7h pour voir la cathédrale Gediminas sous la brume hivernale. Odeur de pierre froide, de salpêtre, murs blancs immenses. L'intérieur était vide, presque flippant – juste nous et une vieille femme qui allumait des bougies. Prix d'entrée : gratuit, ce qui nous a étonnés. Après, on a traîné au marché de Vilnius (Vilniaus turgus) rue Pylimo, où les vendeurs écoutaient Baltika 7 en canette (bière locale, 1,50 euro). L'atmosphère du marché : bruits de caisses enregistreuses, odeur de poisson fumé mélangée à celle des boulangeries. On a acheté des koldūnai (raviolis à la viande) chez une babouchka sans nom – 3 euros pour six, réchauffés à la maison sur le radiateur de l'hostel (oui, on était là pour ça). Trakai et le château depuis le bus 2Dimanche, on a pris le bus 2 de la gare routière centrale (derrière la cathédrale) pour Trakai – 30 minutes, 2 euros par personne. Château dans l'eau, vraiment impressionnant même en hiver, lac gelé en bordure. On a visité entre 10h et 13h (fermeture courante à 15h). Intérieur sans grand intérêt touristique – beaucoup de panneaux expliquant la Baltique du XVe siècle. Moment bizarre : on croise un groupe de touristes polonais qui demandaient si « c'était dangereux pour la sécurité » – le gardien a haussé les épaules. Le repas à Trakai, c'est un point noir : on a mangé dans un resto qu'on pensait local (Karčema) et c'était cher pour du surgelé – 14 euros pour une soupe de betterave avec du pain rassis. On a regretté. Uzupis : street art et vodka bon marchéMercredi, on a découvert Uzupis en traversant le pont piétonnier depuis la vieille ville. Quartier bohème avec des graffs colorés sur les murs (enfin, jusqu'à -8°C, même les couleurs semblent figées). On s'est perdu en cherchant la Mairie d'Uzupis – une petite maison avec un drapeau rouge sur la rue Paupio. À l'intérieur, une femme vendait des t-shirts à 15 euros avec le drapeau d'Uzupis dessus. Pas une vraie galerie, juste du touristique bien tassé. Cependant, le bar Alaus Baras (rue Labdarių) était sympa : petits verres de vodka Šuktinis à 2,50 euros, musique lituanienne qui rendait la salle un peu surréelle. Un mec à côté de nous a dit « Labas! » (salut) en levant son verre – moment sympathique mais sans suite. Transport et observations finalesLa ville se parcourt à pied ou en bus. Pass 48h : 10 euros. Le tram 1 longe la vieille ville mais on n'a pas trop compris le système – c'est pas bien signalé. Train vers Kaunas depuis la gare centrale (Vilniaus geležinkelio stotis) : 1h30, 5 euros en 2e classe, départ 17h15. Vilnius en janvier, c'est pas touristique mais c'est réel. Les gens ne souriaient pas beaucoup, le ciel gris-blanc pèse sur les épaules. La nourriture lituanienne est correcte mais très riche. On ne s'ennuyait pas, mais on n'était pas « touchés par la magie » non plus.
Les bons plans repérés sur place.
Cathédrale Gediminas (entrée gratuite, escaliers gelés – arriver avant 9h pour l'éviter vide)
Château de Trakai via bus 2 depuis la gare centrale (2 euros, vue sur le lac gelé)
Cepelinai au Lokys, rue Vokiečių 4 (8 euros – trop gras mais culturel)
Marché de Vilnius rue Pylimo (koldūnai chez les vendeurs, bruits et odeurs)
Uzupis et son bar Alaus Baras (vodka à 2,50 euros, ambiance locale, pas de touristes)
Photos — Vilnius
Et au final.
Vilnius nous a plu, vraiment, mais l'hiver, c'est dense. La vieille ville vaut le détour, les gens sont honnêtes, les prix accessibles. Par contre, la cuisine locale n'était pas une révélation et le château de Trakai aurait pu être visité moins longtemps. On y retournerait en été, au lieu d'en janvier.








