Comment ça s'est passé.
Jour 1-2 : Arrivée à Beyrouth, le cœur vibrantJ'ai atterri à Rafic Hariri International avec une certaine appréhension, le Liban ayant mauvaise presse. Dès la sortie, j'ai compris que les préjugés ne collaient pas à la réalité. Beyrouth est une ville vivante, chaotique, magnifique. Les taxis blancs pullulent, mais j'ai opté pour Uber (très fiable, 5-8 USD en centre-ville). J'ai posé mes bagages à Gemmayzeh, quartier bohème avec ses galeries d'art, ses petits cafés et ses rues colorées. Le premier soir, j'ai trainé au Café em Nazih pour goûter un vrai manoush au zaatar, fait à la main devant vous. Conseil : à Beyrouth, marchez beaucoup, explorez à pied. Les habitants sont incroyablement chaleureux. Le jour 2, j'ai visité le Musée National (très instructif sur l'histoire complexe du pays), puis j'ai flâné dans les ruelles de Tripoli Street et Hamra. L'architecture beyrouthaine mêle l'ottoman, le colonial français et l'ultramoderne. En fin d'après-midi, coucher de soleil à la Corniche : magique, avec vue sur la Méditerranée et l'île de Pigeon en arrière-plan. Jour 3-4 : Les cèdres de Bcharré, un pèlerinage forestierDirection le nord en shared taxi (20 USD pour 2h30, très économique). Bcharré est perché à 1 450 mètres d'altitude dans la Chaîne du Mont-Liban. L'air frais m'a immédiatement soulagé de la chaleur beyrouthine. J'ai loué une chambre chez une habitante, Madame Amal, qui m'a préparé un petit déjeuner libanais copieux : hummus, labneh, olives, fromage blanc, pain chaud. La Forêt des Cèdres de Dieu est à 30 minutes en minibus. C'est un incontournable : les cèdres du Liban figurent sur le drapeau national. Les arbres sont majestueux, certains millénaires. J'ai randonné 4 heures parmi eux, seul ou presque. Le silence, la pureté de l'air, les vues sur la vallée Qadisha en contrebas : moment mémorable. Le jour 4, j'ai exploré la Vallée Sainte (Qadisha Valley), où subsistent des monastères creusés dans la roche dès le 4ème siècle. J'ai visité le Couvent de Saint-Antoine de Qozhaya, toujours habité par des moines. L'atmosphere est spirituelle, apaisante. Le moine qui m'a accueilli parlait français et m'a montré l'ancienne imprimerie du 17ème siècle. Budget nourriture à Bcharré : très bon marché, compter 8-12 USD par repas dans les petits restaurants locaux. Jour 5-6 : Jita, le silence des grottesRedescente vers Jita, célèbre pour ses grottes souterraines spectaculaires. Les grottes de Jeïta s'étendent sur 9 km (seuls 750 m sont accessibles aux touristes). La partie supérieure se visite à pied parmi les stalactites et stalagmites géantes. La partie inférieure se découvre en barque sur une rivière souterraine. L'expérience est surréaliste. Tarif d'entrée : 15 USD. J'ai passé la nuit à Jita, village calme où j'ai goûté d'excellents mezze frais chez Zaatar & Zaytoun. Jour 7-8 : Baalbek, les ruines romaines grandiosesTrain de nuit préféré : petit collectif jusqu'à Baalbek (1h30, 8 USD). Cette ville antique dans la Vallée de la Bekaa est classée UNESCO. Les temples romains sont impressionnants : le Temple de Bacchus en particulier est incroyablement préservé. J'ai engagé un guide local pour 30 USD (très recommandé, apporte une profondeur historique). Les ruines datent du 1er siècle après J.-C., mais la région compte aussi des vestiges phéniciens et hittites. J'ai dormis à l'Hôtel Palmyra, modeste mais accueillant, avec vue sur les temples éclairés la nuit. Jour 9 : Retour à Beyrouth et dernières saveursTrajet retour vers la capitale (2h en minibus, 10 USD). En fin d'après-midi, j'ai flâné à Souk-el-Ahad (le vieux marché), goûté un fattoush chez un vendeur de rue (excellent, 3 USD), puis pris un dernier verre au Bar Métropolis en admirant la ligne d'horizon de Beyrouth au couchant. J'ai mangé du shawarma du Nejmeh, une institution depuis les années 1950. Budgets et conseils pratiquesBudget quotidien : 50-70 USD par jour (auberge, nourriture locale, transports). Transports internes : shared taxis (service collectif très fiable et économique), 2-15 USD selon la distance. Meilleure période : avril-mai et septembre-octobre (climat idéal). Visa : pas requis pour les ressortissants français (30 jours). Monnaie : livre libanaise (LBP), mais les USD acceptés partout. Sécurité : Beyrouth, les montagnes et Baalbek sont sûres ; éviter le sud et l'est.
Les bons plans repérés sur place.
Les cèdres millénaires de Bcharré, symbole du Liban
Les grottes souterraines de Jita et sa rivière magique
Les temples romains exceptionnels de Baalbek
L'énergie bohème de Beyrouth et ses galeries d'art
La cuisine libanaise savoureuse et bon marché
Et au final.
Le Liban m'a surpris positivement. Malgré son passé tourmenté et ses défis actuels, c'est une destination authentique où la nature, la culture et l'hospitalité fusionnent magnifiquement. Je reviendrais sans hésiter, et je recommande à tous ceux qui osent sortir des sentiers battus.
