Paro et Thimphu : dix jours entre monastères et routes en lacets
CarnetBhoutan202610 jours

Paro et Thimphu : dix jours entre monastères et routes en lacets

Nous avons atterri à l'aéroport international de Paro le 14 octobre à 16 h 30, après un vol Druk Air depuis Bangkok. L'avion a débuté sa descente au-dessus des vallées bhoutanaises, et j'ai senti l'appréhension monter :…

SA
Publié le · mis à jour le
10 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à l'aéroport international de Paro le 14 octobre à 16 h 30, après un vol Druk Air depuis Bangkok. L'avion a débuté sa descente au-dessus des vallées bhoutanaises, et j'ai senti l'appréhension monter : les pistes de montagne sont courtes, l'altitude redoutable. L'air était frais, presque sec, sentant bon le pin et la terre humide. Notre guide, Dorji, nous attendait avec un sourire large à la sortie du terminal. Il conduisait une Toyota Hiace blanche cabossée, immatriculée BH-03-X-2847 — la première galère de notre voyage. Le trajet Paro-Thimphu (1 h 30 de route, 60 km) s'est avéré chaotique. La route nationale 1 comporte une succession de virages serrés, certains sans garde-fou. Dorji roulait vite, téléphone à l'oreille, discutant avec d'autres guides. Je n'étais pas à l'aise, je l'ai dit. Il a ri, continuant à converser en dzongkha. Finalement, nous avons dû faire demi-tour : il avait loupé le resto où on était censés dîner. Résultat, arrivée à l'hôtel Druk Chirwang à 20 h 15, épuisés. Paro : le monastère suspendu et les routes qui tournentLe lendemain matin, départ à 5 h 45. Dorji avait raison : il fallait grimper à Taktsang, le monastère du Nid du Tigre, avant que les nuages ne se lèvent. Nous avons marché 2 h 15 en montée raide, les cuisses brûlantes. L'air était saturé d'humidité, le bruit des drapeaux de prière claquant au vent accompagnait chaque pas. À 3 120 m d'altitude, le monastère surgissait de la falaise comme quelque chose de vivant. L'entrée coûte 3 000 BTN par personne (environ 35 euros). À l'intérieur, l'odeur d'encens était étouffante, presque épaisse sur la langue. Nous avons vénéré les statues dorées, vu les moines réciter des textes anciens. Un moment vraiment marquant : une jeune fillette — sans doute une novice — m'a tendu une bénédiction en ruban rouge, les yeux baissés. L'après-midi, nous avons exploré Paro Town, principal centre urbain de la vallée. La rue principale ressemble à une petite localité de montagne : restaurants colorés en bois, petits musées, magasins de textiles. Nous avons mangé chez Bhutan Killery, établissement routinier où un dum momo (boulette vapeur bhoutanaise) coûte 150 BTN et un thé au beurre 80 BTN. Le dum momo était gras, saveur de porc assez violente, décevant après les louanges du guide. Cependant, le thé au beurre — salé, gras, chaud — était réconfortant, presque addictif. Thimphu : la capitale des contradictionsThimphu est une ville d'environ 100 000 habitants, capitale du pays depuis 1961, mélange de modernité forcée et de traditions. Nous avions réservé au Bhutan Koto Resort, petit établissement avec vue sur la vallée. La douche chaude du premier jour a été un luxe inégalé après 15 heures de voyage poussiéreux. Visite du Trashi Chhoe Dzong, forteresse religieuse dominant la ville. Entrée 300 BTN. Les jardins étaient déserts en fin d'après-midi, nous étions seuls face aux murs ocre et or. Les prêtres quittaient les bâtiments dans des robes écarlates. Le son des cymbales et du long cor tibétain traversait les murs épais — cela m'a figé quelques secondes. Marché central de Thimphu (ouvert 7 h-18 h) : fruits, légumes bhoutanais, textile. Les vendeurs très agressifs au premier passage — « achète ceci, très bon prix ». J'ai vu un kiwi à 50 BTN (0,60 euro), les pommes à 40 BTN, le fromage local (datshi) à 350 BTN le kilo. Nous avons goûté une soupe d'arachides maison chez une petite dame sans enseigne : 60 BTN, délicieux, un peu trop sucré pour moi. Soir du 17 octobre : dîner au Sonam's Café, établissement touristique prisé. Riz rouge bhoutanais avec curry épicé (ema datshi, piment et fromage) : 480 BTN. J'ai transpiré, pleuré presque — trop de piment pour nos palais occidentaux. Honnêtement, nous avons laissé la moitié du plat, frustrant après le prix. Dorji a ri : « vous n'êtes pas habitués ». Haa Valley : la redoutable route de ChelelaJournée 5-6 : excursion à Haa Valley via le col de Chelela (3 988 m). Route tortueuse, environ 80 km aller-retour depuis Thimphu. Nous avons croisé des moines à moto, des paysans transportant du foin. À 3 h d'ascension, Dorji a arrêté le véhicule : panne du moteur. 45 minutes d'attente, soleil blanc, froid mordant (+8 °C), peur montante. Un autre guide l'a remorqué. Galère confirmée, mais ensuite route roulante vers Haa (petite vallée, très peu touristique). Haa : village de 10 000 habitants environ, vallée étroite, un seul hôtel de qualité (Haa Resort). Population très accueillante, peu habituée aux touristes. Marché minuscule, un restaurant fonctionnnel. Nous y avons mangé du riz avec du yak à la sauce tomate : 320 BTN. Texture bizarre du yak (très fibreux), goût intéressant mais loin de la viande tendre des basses terres.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Taktsang (monastère du Nid du Tigre), 3 120 m : lever à 5 h 45, montée 2 h 15, odeur encens, falaise vertigineuse

2

Thimphu Central Market (7 h-18 h) : kiwis 50 BTN, fromagerie locale, négociation locale franche

3

Route Chelela (3 988 m) : col redoutable, panne de moteur attendue, paysage lunaire et silence complet

4

Sonam's Café, Thimphu : riz rouge bhoutanais + ema datshi (piment-fromage), hyper épicé, 480 BTN

5

Druk Air flight Bangkok-Paro : descente vertigineuse, terrasse piste courte en montagne, beaucoup de tension

Album · 8 photos

Photos — Paro / Thimphu

Paro et Thimphu : dix jours entre monastères et routes en lacets
Paro / Thimphu — 2
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Conclusion

Et au final.

Le Bhoutan offre des paysages et des moments d'émotion véritable — la filette moines à Taktsang, le silence du col de Chelela, l'odeur de l'encens. Dorij était un bon guide malgré ses défauts. Cependant, les routes sont dangereuses, la nourriture très chère et goûtée inégale, et l'infrastructure touristique montre ses limites en basse saison. Je recommande le pays, mais avec des attentes réalistes.

En résumé

Avis Paro / Thimphu : carnet de voyage de 10 jours par sarahdunord

Destination
Paro / Thimphu
Pays
Bhoutan
Durée
10 jours
Période
octobre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@sarahdunord
Questions fréquentes

FAQ — Paro / Thimphu

Quand partir à Paro / Thimphu ?

Ce voyageur est parti en octobre (automne). Consultez la fiche climat de Paro / Thimphu (Bhoutan) et les autres carnets de la communauté pour comparer selon la saison souhaitée.

Quel budget prévoir pour 10 jours à Paro / Thimphu ?

Le budget dépend du standing (camping / hôtel / location), de la saison et du voyagiste. Lisez le récit complet ci-dessus pour les détails dépensés par ce voyageur, puis comparez avec les autres carnets de Paro / Thimphu.

Que faire à Paro / Thimphu ?

Découvrez les visites, activités et bonnes adresses partagées dans ce carnet. La page « Paro / Thimphu » regroupe l'ensemble des carnets, hôtels et avis de la communauté Vacanceo sur cette destination.

Combien de jours pour visiter Paro / Thimphu ?

Ce voyageur a passé 10 jours sur place. Selon votre rythme et vos centres d'intérêt, comptez plus ou moins. Comparez avec d'autres carnets de Paro / Thimphu pour ajuster.

Comment se rendre à Paro / Thimphu ?

Vol, voiture, train : le mode de transport choisi par ce voyageur est mentionné dans le récit. Consultez notre comparateur de vols et les carnets de la communauté pour les itinéraires les plus pratiques.