Comment ça s'est passé.
On a atterri à Johannesburg le 15 novembre et pris un minibus (Translux, trajet 4h30) jusqu'à Maseru. Le chauffeur criait les noms des villes en xhosa, les fenêtres grandes ouvertes malgré le vent froid. À l'arrivée, odeur de poussière rouge mélangée aux gaz d'échappement devant la gare routière centrale de Maseru. On a chopé un taxi-brousse (minibus jaune surpeuplé, 15 maloti, soit 0,75 €) jusqu'à notre guesthouse, Maluti Backpackers, dans le quartier de Hillside. Le proprio, Thabo, nous a conseillé d'emblée : éviter certaines zones après 19h, point final. Les trois premiers jours, on a exploré à pied le centre de Maseru. Marché Limbé, très tôt le matin vers 6h30, avec les vendeurs qui empilaient des choux et des tomates sous des bâches plastique. L'air était glacial (5°C) et ça sentait l'herbe humide, les feux de bois. On a mangé du pap (bouillie de maïs) avec une sauce aux haricots pour 8 maloti dans un petit resto sans enseigne, près du marché. Le goût était salé, presque âcre, mais consistant. Puis walk jusqu'à la cathédrale catholique de Maseru, construite en 1873, assez sobre, rien d'extraordinaire honnêtement. On a bu du thé rooibos sucré (4 maloti) au café Kick, rue Main, où des lycéens révisaient bruyamment. La galère du trekking vers Thaba-BosiuLe jour 5, on s'est lancés dans une rando guidée vers Thaba-Bosiu (« montagne de la nuit » en sotho). On a réservé via notre guesthouse, guide Mpho, 350 maloti par personne. On devait partir à 7h, on a attendu jusqu'à 8h45. Mpho était tombé en panne de vélo. Départ retardé d'une heure et demie : premier irritant du voyage. Le sentier montait sec, puis humide. À 11h, bruine soudaine, température dégringolée à 8°C, on était mal préparés. Mpho a dû nous prêter des kway en plastique troué. Arrivés au sommet vers 14h, on pouvait voir les ruines du village fortifié du roi Moshoeshoe Ier (début XIXe siècle). Peu de touristes, juste nous trois et deux bergers avec des chèvres. La vue sur la vallée était bonne, sans plus. On a redescendu en glissant sur la boue. Oxbow Lodge et les HighlandsJour 6-8, on s'est poussés vers les Highlands. Route A1 (la seule vraie route goudronnée) jusqu'à Oxbow, petit village à 2 200 m d'altitude. Minibus du 23 janvier (compagnie locale, 80 maloti, 4h de trajet). On a logé à Oxbow Lodge, petite structure en pierre avec chauffage au bois, proprio très accueillant mais pas de chauffage électrique ni eau chaude stable. Température intérieure : 12°C certains matins. On a mangé trout frais le premier soir, grillée à la poêle avec du beurre, 45 maloti l'assiette. Excellent goût, finement herbé. Rando d'une journée complète vers Thabana-Ntlenyana (3 482 m, le point culminant), guide Nkosana, 300 maloti. Départ 5h du matin dans le noir (lampe torche indispensable). Arrivée au sommet à 12h30. Froid extrême, vent violent, visibilité moyenne. On a vu les montagnes qui s'enchaînaient à perte de vue, mais aussi la brume qui montait du sud. Pas de coup de cœur surhumain, plutôt une sensation de fatigue et de froid. Redescente lente. Arrivée à Oxbow vers 18h, épuisés. Retour à Maseru et derniers joursRetour Oxbow-Maseru, jour 9, même minibus surpeuplé. On a croisé un groupe de femmes qui vendaient des bracelets tressés aux arrêts. On en a acheté deux, 20 maloti chacun. Jour 10, musée national du Lesotho, rue Main, entrée 10 maloti. Petit musée sur l'histoire locale, collections moyennes, mais utile pour comprendre la géographie politico-culturelle. Dernier repas au restaurant Rendez-vous Grill, 64 maloti pour un steak-frites correct. On a pris un taxi jusqu'à l'aéroport (Moshoeshoe I International), 45 minutes, 200 maloti en négociant.
Les bons plans repérés sur place.
Marché Limbé à Maseru, tôt le matin vers 6h30, senteur d'herbe mouillée et de bois brûlé
Trout grillée à Oxbow Lodge (45 maloti), goût frais et herbé
Rando Thabana-Ntlenyana au lever du jour avec guide Nkosana, départ 5h du matin
Gare routière centrale de Maseru, minibus jaunes, trajet folklo jusqu'aux Highlands
Cathédrale catholique de Maseru (1873), rue Main, petit mais bien entretenue
Photos — Maseru
Et au final.
Le Lesotho, c'est pas un destination à cocher sur la liste touristique standard. On a eu des beaux moments (trout à Oxbow, marché Limbé à l'aube, rencontres avec les guides), mais aussi de l'attente, du froid humide et quelques déceptions (Maseru reste une capitale assez grise, les infrastructures touristiques sont minimes). On repartirait, mais avec des expectatives différentes : c'est un trek-spot, pas une destination « détente ».








