Lisbonne en octobre : les ruelles de l'Alfama et le regret des pastéis de Nata trop chers
CarnetPortugal20268 jours

Lisbonne en octobre : les ruelles de l'Alfama et le regret des pastéis de Nata trop chers

Arrivée à l'aéroport Humberto Delgado à 7 h 15, un jeudi matin. J'ai pris le bus 91 jusqu'à Terreiro do Paço, 1,50 € le ticket. La chaleur était déjà là, 24 °C pour octobre, mais surtout l'odeur salée du Tejo qui monte…

MA
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8 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Arrivée à l'aéroport Humberto Delgado à 7 h 15, un jeudi matin. J'ai pris le bus 91 jusqu'à Terreiro do Paço, 1,50 € le ticket. La chaleur était déjà là, 24 °C pour octobre, mais surtout l'odeur salée du Tejo qui monte à travers les ruelles pavées. C'est là que j'ai senti pour la première fois que Lisbonne n'était pas Paris. J'ai logé trois nuits à l'hôtel Solar do Castelo, un petit établissement de 12 chambres installé dans une maison du XVIIIe siècle près du château São Jorge. 85 € la nuit avec petit déjeuner inclus. En montant les escaliers en pierre vers ma chambre, on entendait les échos de chaque pas, comme si les murs parlaient. Le petit déjeuner était basique : pain, confiture de figue, café serré très noir. Le gestionnaire, un homme d'environ 70 ans nommé António, avait collé une photo du Tejo de 1960 sur le mur du couloir. Il m'a dit que sa mère lavait le linge à la rivière à l'époque. Jour 1 – L'Alfama, le labyrinthe que je n'ai pas prévu Je voulais rejoindre le château à 9 h. Je suis sortie de l'hôtel et j'ai décidé de prendre les ruelles. Erreur. Pendant 45 minutes, j'ai tourné en rond entre des façades jaunes, des cordes de linge qui croisaient la rue à hauteur d'yeux, et des chats qui dormaient sur les marches. Le soleil était déjà agressif. J'ai croisé une femme qui étendait du linge en chantonnant, la fenêtre de sa cuisine exhalait une odeur forte d'ail et de poisson grillé. J'ai fini par retrouver mon chemin grâce à Google Maps, ce qui n'était pas glorieux. Le château São Jorge lui-même ? Un peu décevant. 10 € l'entrée, des touristes partout, pas assez d'ombre. Mais en redescendant, j'ai découvert par hasard une petite cafétéria coincée entre deux murs, Café Perola, où j'ai commandé un expresso duplo et une pastéis de nata. 2,80 € pour les deux. Le pastéis était tiède, la crème pas assez dorée. Vu le battage marketing autour de ces gâteaux, je m'attendais à mieux. Jour 2 – Belém et la démesure du Mosteiro dos Jerónimos Tram 15, 1,50 € depuis Terreiro do Paço, 20 minutes jusqu'à Belém. Ce tramway jaune était bondé de touristes, j'ai eu les côtes écrasées pendant tout le trajet. Le monastère Mosteiro dos Jerónimos est effectivement imposant : 15 € l'entrée, 4 étages de cloîtres gothiques, des escaliers sans fin. J'ai grimpé 87 marches pour atteindre le dortoir des moines. Essoufflée à 11 h du matin. En fin d'après-midi, j'ai mangé dans un restaurant plus touristique, Pastéis de Belém (oui, le légendaire). Poulpe grillé, 16 €. Le poulpe était très bon, les patates douces aussi. Mais le service était lent, 45 minutes d'attente même avec une réservation sur place. J'ai payé 28 € pour deux plats et un verre de vin blanc. Le même poulpe coûterait certainement 12 € dans une petite tasca du quartier de Marvila. Jour 3 – Sintra et le palais en décalage Train depuis Estação do Rossio à 8 h 42. Ligne Cascais-Sintra, 3 € l'aller simple. Sintra est une ville où il pleut même quand le ciel est bleu ; une brume épaisse enveloppe tout. Je n'avais pas lu les conditions météo. Le Palácio Nacional de Sintra était partiellement fermé pour travaux. 12 € dépensés pour voir les murs extérieurs et deux salles intérieures. Déception nette, celle-ci était justifiée. Moment marquant positif : en redescendant vers la gare en fin d'après-midi, je suis tombée sur un groupe de musiciens de rue jouant du fado dans une petite plaza. Trois hommes, une guitare classique, une voix qui tremblait. Personne d'autre alentour. J'ai resté dix minutes à les écouter. L'un des musiciens avait une trace de larmes sur la joue. C'était intense, pas « magique », juste intense. Jours 4-5 – Ribeira, Príncipe Real, et la vie de quartier J'ai réservé un Airbnb pour les trois dernières nuits dans le quartier de Príncipe Real, 72 € la nuit. L'appartement était exigu, mais avec une fenêtre donnant sur une cour intérieure où on voyait les autres fenêtres des voisins. Le matin à 7 h, les bruits des préparatifs du café, des éclats de voix en portugais. J'ai passé beaucoup de temps à marcher sans but. Le Mercado da Ribeira en fin de matinée, très touristique depuis sa rénovation en 2014. J'ai acheté des cerises, 3 € les 500 g. Elles étaient trop mûres. J'ai aussi trouvé un restaurant de spécialités régionales, O Espelho, dans une rue secondaire. Arroz de marisco, 14 €. C'était bon, un vrai riz de fruits de mer, pas une parodie. Le cuisinier, visible depuis le comptoir, était concentré, occupé. Galère concrète : j'ai manqué mon vol retour de quelques minutes. Non pas que j'étais en retard (j'étais à l'aéroport), mais le bus 91 avait un retard de 12 minutes sur l'horaire habituel. Ça m'a coûté 80 € de changement de vol. Un agent Tap Air Portugal m'a dit, sans vraiment d'émotion : « Le bus est imprévisible en octobre, vous le saviez ? »

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Château São Jorge au lever du soleil (5 h 45) pour éviter la foule et voir le Tejo se colorier

2

Cafétéria Perola en Alfama : bon expresso, pastéis corrects, 2,80 € (pas sur les listes touristiques)

3

Fado en direct au hasard d'une ruelle à Sintra vers 17 h (plaza près de la Quinta da Regaleira)

4

Mercado da Ribeira en fin de matinée pour les fruits frais et l'arroz de fruits de mer à O Espelho

5

Tram 28 de nuit jusqu'à Graça, dernier départ 23 h 30, vue sur le Tejo illuminé (ticket normal : 1,50 €)

Album · 8 photos

Photos — Lisbonne

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Conclusion

Et au final.

Lisbonne n'est pas un coup de foudre pour moi, mais une ville qu'on fréquente, qu'on apprend à connaître dans ses détails. J'ai aimé les ruelles, les gens, le Tejo, mais pas les prix touristiques qui grimpent partout. Je reviendrais en hiver, quand il y a moins de monde.

En résumé

Avis Lisbonne : carnet de voyage de 8 jours par marievoyages42

Destination
Lisbonne →
Pays
Portugal →
Durée
8 jours
Période
octobre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marievoyages42 →

Photos communautaires : Lisbonne

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Questions fréquentes

FAQ — Lisbonne

Quand partir à Lisbonne ?

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