Comment ça s'est passé.
Arrivée à l'aéroport international Murtala Muhammed de Lagos à 14h, après un vol de 6 heures depuis Paris. La douane ? Pas de problème si tu as ton passeport bien rempli. Dehors, mur de chaleur et d'humidité (32°C, 85 % d'hygrométrie). Les taxis jaunes et noirs t'assaillent. On négocie avec un chauffeur qui demande 5 000 NGN pour rejoindre Lekki, on lui en propose 3 500. Il accepte après deux minutes de tractations. Route bondée. Vraiment bondée. On met 2h30 pour faire 40 km sur la Lekki-Epe Expressway. C'est là qu'on comprend que Lagos ne dort jamais et que les embouteillages sont une vraie galère. On s'installe à l'hôtel Radisson Blu Lekki, chambre avec vue sur la Lekki Conservation Centre. 280 euros la nuit (trop cher pour ce qu'on y trouvera après, mais le wifi marche). Premier soir : on commande de l'egusi soup (soupe à la courge et viande) au restaurant de l'hôtel, 2 800 NGN. Correct mais sans saveur. On comprend vite qu'il faut sortir des hôtels de luxe pour manger vrai. Jour 2 : Lekki Market et première vraie baladeLevés à 6h pour éviter la circulation. On prend un Uber vers Lekki Arts & Crafts Market (Lekki Phase 1). Le marché est déjà vivant : odeur de bois scié, de peinture acrylique et de sueur. On discute avec un vendeur de sculptures en ebène, il nous sort son speech marketing habituel mais on s'en fout, on négocie. Masques, bijoux, tableaux. Pas besoin de acheter grand-chose mais les couleurs et le bruit du marché, c'est dingue. Une femme vend des tissus wax indonésiens pour 1 500 NGN le mètre. On en prend 2. Midi : on va bouffer à Ikoyi Lounge Bar & Grill (Ikoyi, à côté). Le jollof rice avec poisson grillé (3 500 NGN) est franchement meilleur que celui de l'hôtel. Le propriétaire, un gars de 45 ans, nous explique que le secret c'est le tomate très réduire et le bouillon de poisson maison. On le croit. La bière locale (Nigerian Guinness, 800 NGN) est plus épaisse que celle d'Europe, presque du sirop. On en boit deux et on transpire direct. Jour 4 : La mésaventure du musée NationalOn veut aller au National Museum Lagos (Onikan). Le chauffeur Uber se trompe deux fois. On arrive en retard, c'est fermé pour maintenance. Déception légitime. Du coup on vire vers Nike Art Gallery (Lekki) en dernier recours. Là au moins, on peut rentrer. Galerie privée avec des œuvres de peintres nigérians contemporains. Pas mal mais cher et un peu trop polished. On n'y reste que 30 minutes. Jour 5-6 : Victoria Island et la vie côtièreOn traverse le Lekki-Ikoyi Link Bridge, c'est impressionnant. Victoria Island c'est plus wealthy, plus calme aussi. On va à Tarkwa Bay Beach à cause du coucher de soleil. L'eau est chaude (28°C), salée comme un océan (logique). Des enfants jouent au football sur le sable. Le bruit des vagues mélangé aux cris des vendeurs de maïs grillé (200 NGN l'épi) c'est étrange comme mélange sensoriel. On en achète deux et on croque dedans. Saveur fumée, grains légèrement carbonisés. Pas mauvais du tout. En fin d'après-midi, apéro à Signature Cocktail Bar (Ikoyi) : un mojito nigérian avec rhum local et menthe du marché (2 200 NGN). Pas terrible mais sympa. Vue sur le lagon. Jour 7-8 : Mushin et le vrai LagosOn décide de sortir des zones touristiques. Bus transport Danfo (bus minibus jaune, 200 NGN par trajet) vers MushinComputer Village (Ikeja, tout près) où on croise des marchands d'électronique qui nous arnaquent un petit peu sur les prix (on le sait vu que les prix sont affichés mais les vendeurs prétendent que c'est du stock neuf donc plus cher). On n'achète rien. Retour en taxi classique (1 500 NGN) parce qu'on est fatigués. Jour 9 : Ajah et la laguneDernière journée. On se balade à Ajah Waterside pour manger du poisson frais à midi. Petit restaurant sans nom, juste une baraque en tôle. Le matelote (poisson sauce épicée, riz blanc) coûte 2 000 NGN. C'est du vrai, du bon. Le cuisinier (une femme d'environ 55 ans) nous dit que le poisson vient du marché le matin à 5h. On la croit. La température sous la tôle frôle les 38°C. On transpire en mangeant mais c'est normal. Soir : retour à l'aéroport pour vol 21h. On fait traîner, on achète des sucreries locales au Duty Free : zobo drink (jus d'hibiscus en poudre) qu'on ramène en France.
Les bons plans repérés sur place.
Lekki Arts & Crafts Market : négocier sur les sculptures et les tissus wax, le dimanche matin avant 9h
Ikoyi Lounge Bar & Grill : jollof rice parfait et bière Guinness nigériane épaisse (3 500 NGN)
Ajah Waterside : matelote de poisson frais, petit restaurant sans enseigne, chaud et vrai (2 000 NGN)
Tarkwa Bay Beach : maïs grillé au coucher de soleil, eau salée et chaude (28°C)
Bus Danfo jusqu'à Mushin : expérience complète du Lagos local, pas pour les claustrophobes (200 NGN)
Photos — Lagos
Et au final.
Lagos c'est intense, pas relaxant et franchement inconfortable par moments. Les embouteillages ont gâché deux jours complets et la fausse-arnaque au Computer Village nous a énervés. Mais les gens sont sympa, le coût de la vie est bas pour un Européen, et la nourriture street food est vraiment authentique (au sens où elle vient de gens qui en vivent, pas de touristes). On reviendrait mais en restant moins longtemps.








