Istanbul et Cappadoce : entre chaos urbain et merveilles souterraines
CarnetTurquie202614 jours

Istanbul et Cappadoce : entre chaos urbain et merveilles souterraines

On a atterri à Istanbul un jeudi matin vers 9h30 à l'aéroport Atatürk. Premier choc : l'odeur d'essence et les coups de klaxon avant même de sortir de l'aéroport. Pas grave, on s'y attendait. Le bus Havaş coûte 12 euros…

MA
Publié le · mis à jour le
14 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a atterri à Istanbul un jeudi matin vers 9h30 à l'aéroport Atatürk. Premier choc : l'odeur d'essence et les coups de klaxon avant même de sortir de l'aéroport. Pas grave, on s'y attendait. Le bus Havaş coûte 12 euros pour rejoindre Taksim, on l'a pris avec deux autres Belges qui rentraient du même vol. C'était bondé, les gens vous marchaient littéralement sur les pieds. On s'est logé à l'Etap Istanbul Sultan Ahmet, rue Akbıyık Caddesi, un trois-étoiles basique mais bien placé pour la Mosquée Bleue. Chambre 304, vue sur la rue, radiateur cassé en novembre (moment galère numéro un). La proprio, Fatima, nous a dit que le radiateur était « un détail », pas grave. On a acheté un petit chauffage électrique à Carrefour pour 25 lires turques (1 euro). Le premier jour, on a traîné nos valises vers le marché du Grand Bazar, le Kapali Çarşı. On y est entré par la Porte de Nuruosmaniye vers 11h. L'odeur, c'est ce qui m'a frappé d'abord : mélange de cuir brut, d'épices (surtout safran et sumac), de transpiration et de café turc. Les couleurs partout. Un vendeur de pistaches nous a offert trois grammes à goûter, on l'a acheté un kilo pour 8 euros après négociation. Les mêmes pistaches coûtaient 16 euros au premier prix. La Mosquée Bleue, on l'a visitée vers 14h. C'était gratuit, avec une porte d'entrée respectant les horaires de prière. On a enlevé nos chaussures, les murs bleu-gris des carreaux de faïence ont frappé surtout ma copine. Pas « magique » comme on voit dans les topos, juste impressionnant. Très touristique, beaucoup de monde avec des téléphones. Le troisième jour, vol intérieur Turkish Airlines vers Kayseri (départ 7h10), puis navette vers Göreme. Le prix moyen pour une petite compagnie : 45 euros. À Cappadoce, on a réservé les Terrasse Cave Hotel, carrément dans une grotte reconstituée. Franchement, dormir dans une cave, c'est déroutant les deux premières nuits, puis on s'habitue. La température reste stable à 16 degrés. Petit-déj inclus, omelette turque avec fromage blanc frais, pain plat : très bon. Lever à 5h30 pour la balade en montgolfière. Ça coûte 130 euros par personne, opérateur Cappadocia Balloon. On s'envole à 6h15 quand le soleil commence à peine. Franchement, voir les formations rocheuses (les « cheminées de fée ») depuis le ciel, c'est quand même fou. La peur au décollage, l'adrénaline, le silence dans les airs. Un moment qu'on oubliera pas. On a grandi un peu trop vite après : visite des églises creusées (Göreme Open Air Museum, 10 euros), les grottes de Derinkuyu, puis randonnée dans la Vallée Rouge. Les fresques chrétiennes des XVIe-XVIIe siècles, très détériorées. Des escaliers étroits, mains sur les murs. L'air sec, et même si c'est froid dehors, le soleil brûle direct. À Istanbul, on a mangé chez Zur Karaköy, un resto poisson face au Bosphore. Plateaux de fruits de mer, un loup de 350 grammes grillé à 18 euros. Vin blanc Doluca à 12 euros la bouteille. On était assis dehors, le vent du Bosphore soufflait froid, novembre oblige. Moment galère numéro deux : à la Gare Sirkeci, en cherchant le train touristique pour Ankara, on s'est fait alpaguer par un « guide » sympa qui nous a demandé 20 euros pour nous montrer le quai. Bien sûr, il n'y avait pas besoin de lui. On a refusé, il a insulté ma copine en turc. Pas méchant, mais vexant. Moralité : pas de guide auto-proclamé à la gare. Les bazars de Balat ont vraiment plu : quartier moins touristique, près de la Corne d'Or. Cafés de vieux, un vrai Istanbul, on aurait dit. Un café turc coûte 1,5 euro, c'est imbuvable trop fort, du marc au fond, mais c'est la tradition. Istanbul en général, c'est bruyant, chaotique, les taxis noirs et blancs klaxonnent sans raison, les vendeurs crient. Pas relaxant. Cappadoce, c'est plus calme, mais moins vivant. Deux mondes.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Marché du Grand Bazar (Kapali Çarşı) : négocier les pistaches à côté du Souk des Épices, l'odeur vaut le détour

2

Mongolifière Cappadocia Balloon au lever du soleil sur Göreme : 130 euros, départ 6h15, frissons garantis

3

Mosquée Bleue (Sultan Ahmet Camii) : gratuit, horaires de prière à respecter, foule de touristes mais le bleu de la faïence impose le silence

4

Terrasse Cave Hotel à Cappadoce : dormir dans une cave vraie à 16 degrés, petit-déj omelette turque incluse

5

Bosphore depuis Karakoy avec fruits de mer : loup grillé 18 euros, vent froid de novembre, vue sur Galata

Album · 8 photos

Photos — Istanbul et Cappadoce

Istanbul et Cappadoce : entre chaos urbain et merveilles souterraines
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Conclusion

Et au final.

La Turquie, c'est deux mondes collés : Istanbul, c'est le choc urbain constant, les arnaques potentielles, mais aussi l'énergie brute. Cappadoce, c'est plus contemplation et dépaysement souterrain. On reviendrait, mais les radios cassés et les faux-guides, ça use. Note : 4/5.

En résumé

Avis Istanbul et Cappadoce : carnet de voyage de 14 jours par marcgilles

Destination
Istanbul et Cappadoce
Pays
Turquie
Durée
14 jours
Période
novembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcgilles
L'essentiel

Istanbul et Cappadoce en bref

Pourquoi choisir Istanbul et Cappadoce

  • Contraste extrême entre métropole énergique et paysages souterrains uniques
  • Montgolfières survolant les formations rocheuses au lever du soleil
  • Patrimoine historique, églises creusées et mosquées de plusieurs siècles
  • Rapide vol intérieur de 1h30 pour changer complètement de décor
  • Gastronomie authentique à bas prix : fruits de mer, café turc, omelettes fraîches

Pour qui ?

  • Couples en quête de contraste urbain et contemplatif
  • Aventuriers cherchant expériences hors des sentiers battus
  • Photographes attirés par formations rocheuses et couleurs locales
  • Voyageurs intéressés par histoire chrétienne et archéologie
  • Budget-routards appréciant bonne cuisine et prix accessibles

À éviter si…

  • Vous cherchez une ambiance relaxante et calme en permanence
  • Vous êtes intolérant aux bruits urbains et à la cohue touristique
  • Vous avez peur des hauteurs ou du vertige en montgolfière
  • Vous souhaitez éviter les tracas de logistique et petites arnaquettes
À découvrir aussi
Mosquée BleueGrand Bazar (Kapali Çarşı)Göreme Open Air MuseumGrottes de DerinkuyuVallée Rouge (Kızılvadey)Corne d'OrQuartier de BalatBosphoreGare SirkeciAéroport AtatürkKayseriNuruosmaniye Kapısı
Questions fréquentes

FAQ — Istanbul et Cappadoce

Combien coûte une balade en montgolfière à Cappadoce ?

Environ 130 euros par personne avec un opérateur comme Cappadocia Balloon. Le vol débute vers 6h15 au lever du soleil et offre des vues spectaculaires sur les formations rocheuses et les cheminées de fée. C'est l'une des activités les plus mémorables de la région.

Quel est le meilleur quartier pour se loger à Istanbul ?

Sultan Ahmet est bien placé pour les monuments historiques comme la Mosquée Bleue, à proximité de la rue Akbıyık Caddesi. Cependant, Balat offre une ambiance moins touristique, plus authentique, avec cafés traditionnels et vue sur la Corne d'Or. Le choix dépend si vous privilégiez les sites touristiques ou l'atmosphère locale.

Comment se rendre de l'aéroport Atatürk au centre d'Istanbul ?

Le bus Havaş coûte environ 12 euros et dessert Taksim. Le trajet est direct mais souvent bondé. C'est l'option la plus économique et pratique pour rejoindre le centre-ville en 30-45 minutes selon le trafic.

Y a-t-il vraiment des arnaques à Istanbul, notamment aux gares ?

Oui, il existe des faux-guides autoproclamés qui demandent des sommes (comme 20 euros) pour des services inutiles à la Gare Sirkeci. Ils peuvent devenir agressifs si refusés. Il est préférable de naviguer seul ou avec un guide réservé à l'avance.

Combien coûte une chambre d'hôtel correcte à Istanbul et Cappadoce ?

Un trois-étoiles basique comme l'Etap Istanbul Sultan Ahmet offre un bon rapport qualité-prix. À Cappadoce, les hôtels en grotte (Terrasse Cave Hotel) incluent petit-déjeuner pour un tarif similaire. Comptez entre 40-80 euros la nuit selon le confort et la saison.

Quel est le meilleur moment pour visiter Cappadoce ?

Le début novembre offre des températures douces (soleil direct brûlant en journée) et moins de foules que l'été. Cependant, les nuits sont froides (16 degrés dans les grottes). L'automne (septembre-octobre) est idéal pour les montgolfières et randonnées.

Le Grand Bazar d'Istanbul vaut-il vraiment le détour ?

Oui, c'est une expérience sensorielle unique : odeurs d'épices (safran, sumac), de cuir brut et de café turc, couleurs partout. Les prix sont negotiables (certains articles se vendent deux fois moins cher après discussion). L'entrée par la Porte de Nuruosmaniye permet d'accéder facilement aux sections des pistaches et des épices.