Comment ça s'est passé.
On a atterri à Istanbul un jeudi matin vers 9h30 à l'aéroport Atatürk. Premier choc : l'odeur d'essence et les coups de klaxon avant même de sortir de l'aéroport. Pas grave, on s'y attendait. Le bus Havaş coûte 12 euros pour rejoindre Taksim, on l'a pris avec deux autres Belges qui rentraient du même vol. C'était bondé, les gens vous marchaient littéralement sur les pieds. On s'est logé à l'Etap Istanbul Sultan Ahmet, rue Akbıyık Caddesi, un trois-étoiles basique mais bien placé pour la Mosquée Bleue. Chambre 304, vue sur la rue, radiateur cassé en novembre (moment galère numéro un). La proprio, Fatima, nous a dit que le radiateur était « un détail », pas grave. On a acheté un petit chauffage électrique à Carrefour pour 25 lires turques (1 euro). Le premier jour, on a traîné nos valises vers le marché du Grand Bazar, le Kapali Çarşı. On y est entré par la Porte de Nuruosmaniye vers 11h. L'odeur, c'est ce qui m'a frappé d'abord : mélange de cuir brut, d'épices (surtout safran et sumac), de transpiration et de café turc. Les couleurs partout. Un vendeur de pistaches nous a offert trois grammes à goûter, on l'a acheté un kilo pour 8 euros après négociation. Les mêmes pistaches coûtaient 16 euros au premier prix. La Mosquée Bleue, on l'a visitée vers 14h. C'était gratuit, avec une porte d'entrée respectant les horaires de prière. On a enlevé nos chaussures, les murs bleu-gris des carreaux de faïence ont frappé surtout ma copine. Pas « magique » comme on voit dans les topos, juste impressionnant. Très touristique, beaucoup de monde avec des téléphones. Le troisième jour, vol intérieur Turkish Airlines vers Kayseri (départ 7h10), puis navette vers Göreme. Le prix moyen pour une petite compagnie : 45 euros. À Cappadoce, on a réservé les Terrasse Cave Hotel, carrément dans une grotte reconstituée. Franchement, dormir dans une cave, c'est déroutant les deux premières nuits, puis on s'habitue. La température reste stable à 16 degrés. Petit-déj inclus, omelette turque avec fromage blanc frais, pain plat : très bon. Lever à 5h30 pour la balade en montgolfière. Ça coûte 130 euros par personne, opérateur Cappadocia Balloon. On s'envole à 6h15 quand le soleil commence à peine. Franchement, voir les formations rocheuses (les « cheminées de fée ») depuis le ciel, c'est quand même fou. La peur au décollage, l'adrénaline, le silence dans les airs. Un moment qu'on oubliera pas. On a grandi un peu trop vite après : visite des églises creusées (Göreme Open Air Museum, 10 euros), les grottes de Derinkuyu, puis randonnée dans la Vallée Rouge. Les fresques chrétiennes des XVIe-XVIIe siècles, très détériorées. Des escaliers étroits, mains sur les murs. L'air sec, et même si c'est froid dehors, le soleil brûle direct. À Istanbul, on a mangé chez Zur Karaköy, un resto poisson face au Bosphore. Plateaux de fruits de mer, un loup de 350 grammes grillé à 18 euros. Vin blanc Doluca à 12 euros la bouteille. On était assis dehors, le vent du Bosphore soufflait froid, novembre oblige. Moment galère numéro deux : à la Gare Sirkeci, en cherchant le train touristique pour Ankara, on s'est fait alpaguer par un « guide » sympa qui nous a demandé 20 euros pour nous montrer le quai. Bien sûr, il n'y avait pas besoin de lui. On a refusé, il a insulté ma copine en turc. Pas méchant, mais vexant. Moralité : pas de guide auto-proclamé à la gare. Les bazars de Balat ont vraiment plu : quartier moins touristique, près de la Corne d'Or. Cafés de vieux, un vrai Istanbul, on aurait dit. Un café turc coûte 1,5 euro, c'est imbuvable trop fort, du marc au fond, mais c'est la tradition. Istanbul en général, c'est bruyant, chaotique, les taxis noirs et blancs klaxonnent sans raison, les vendeurs crient. Pas relaxant. Cappadoce, c'est plus calme, mais moins vivant. Deux mondes.
Les bons plans repérés sur place.
Marché du Grand Bazar (Kapali Çarşı) : négocier les pistaches à côté du Souk des Épices, l'odeur vaut le détour
Mongolifière Cappadocia Balloon au lever du soleil sur Göreme : 130 euros, départ 6h15, frissons garantis
Mosquée Bleue (Sultan Ahmet Camii) : gratuit, horaires de prière à respecter, foule de touristes mais le bleu de la faïence impose le silence
Terrasse Cave Hotel à Cappadoce : dormir dans une cave vraie à 16 degrés, petit-déj omelette turque incluse
Bosphore depuis Karakoy avec fruits de mer : loup grillé 18 euros, vent froid de novembre, vue sur Galata
