Comment ça s'est passé.
Je suis arrivée à Granada avec peu d'attentes, juste envie de fuir l'hiver européen. Ce que j'ai trouvé ? Une ville coloniale absolument envoûtante, préservée comme dans une capsule temporelle du 16e siècle. Les maisons colorées, les églises baroques, les calèches qui claquètent sur les pavés... c'est le Nicaragua que j'imaginais. Jour 1-2 : Installation à Granada J'ai atterri à Managua (aéroport très basique mais fonctionnel), puis pris un minibus direct pour Granada - environ 2h30 de route pour 50 cords (1,50 EUR). Mon hôtel, Casa Blanca (vraiment pas cher, 12 USD la nuit en dortoir), était idéal pour rencontrer d'autres voyageurs. Le premier jour, j'ai flâné sur la Plaza Mayor, visité la Cathédrale Métropolitaine et pris un café au Café Consigo en terrasse. Le soir, j'ai mangé des quesadillas au bord du lac pour moins de 2 USD. La chaleur était intense (34°C) mais supportable avec les ventilateurs omniprésents. Jour 3-5 : Les îles du Lac Nicaragua La vraie merveille a été l'excursion en bateau vers l'Archipelago de Solentiname. J'ai réservé via mon hôtel (20 USD aller-retour). Le lac est immense, paisible, parsemé de petites îles verdoyantes. Nous avons visité San Fernando, exploré la galerie d'art local (petits tableaux très colorés, 5-10 USD pièce), observé des oiseaux tropicaux et nagé dans une eau tièdement accueillante. Le repas de poisson frais sur l'île m'a coûté 6 USD. C'était des paysages de rêve, très peu touristiques. Jour 6-7 : Les Isletas de Granada Ces petites îles privées à quelques mètres du centre-ville méritent vraiment le détour. J'ai pris une tour en bateau (8 USD, 2h) avec un guide local sympathique. Nous avons navigué entre maisons sur pilotis, crocodiles endormis et iguanas verts. Un arrêt à Isla Privada pour se baigner m'a rajeunie. Conseil : négociez toujours les tarifs des bateaux individuels avant de partir, j'ai vu des touristes payer le double. Jour 8 : Réserve Naturelle Volcán Mombacho Une journée plus active. Je suis allée au volcan Mombacho (20 km de Granada, accessible en minibus pour 1 USD). La réserve est magique : canopée dense, brumes tropicales, oiseaux quetzal (j'en ai vu deux !). Entrée 5 USD, guide obligatoire 15 USD (4 heures). La montée est bien préservée, pas hyper difficile malgré la chaleur. Vue panoramique sur le lac en haut : spectaculaire. Jour 9-10 : Détente et départ Les derniers jours ont été plus relax : massage ayurvédique chez Tica Massage (30 USD l'heure, vraiment bon), shopping au marché local, dernier coucher de soleil au bord du lac à Parque Central. Budget détaillé (10 jours) Hébergement : 120 USD (dortoir/budget guesthouses)Transport local et excursions : 60 USDNourriture : 80 USD (petits restaurants locaux, 3-8 USD par repas)Activités/musées : 40 USDTotal environ 300 USD - très abordableConseils pratiques Changez vos devises à Granada, les euros sont mieux acceptés ici qu'ailleurs au NicaraguaL'eau du robinet est potable mais préférez les bouteilles (cheap partout)Louez un scooter (5 USD/jour) pour explorer les alentours en libertéLes minibus sont l'essentiel du transport : peu chers, colorés, chaotiques mais véritablement locauxLes moustiques sont présents : prenez du répellent antimoustiques, surtout vers les îlesLes pharmacies vendent tout sans ordonnance - utile pour les petits soucis digestifsCe qui m'a le plus surprise : la gentillesse des gens. Les Nicaraguayens sont vraiment bienveillants, les touristes respectés mais pas surexploités comme ailleurs en Amérique centrale.
Les bons plans repérés sur place.
Naviguer entre les Isletas : crocodiles, iguanas et maisons sur pilotis depuis le centre-ville
Coucher de soleil sur le Lago Nicaragua depuis la Plaza Mayor
Excursion au Volcán Mombacho pour observer le quetzal en forêt nuageuse
L'Archipelago Solentiname : art local, îles préservées et cuisine de poisson frais
Flâner dans les rues pavées colorées et baroque de Granada au petit matin
Et au final.
Granada a volé mon cœur en dix jours. C'est le Nicaragua authentique, loin des routes commerciales, où l'histoire coloniale vit encore dans chaque ruelle. Je reviendrais demain si je pouvais.