Comment ça s'est passé.
Arrivée le 14 février à l'aéroport international de Nadi vers 6 h du matin après un vol Air Fiji de 15 heures. Première odeur : l'air humide et sucré, mélange de fleurs de frangipani et de sel marin. J'avais réservé un transfer via l'hôtel aux Coral Coast, le Outrigger Fiji Beach Resort, situé à environ 70 km. Le conducteur, Sai, m'a dit que la route côtière prenait 2 h 30 minimum — il n'avait pas menti. Les trois premiers jours, j'ai exploré Nadi Town, une ville bien moins glamour qu'on ne l'imagine. Main Street sent la friture de poisson (les petits restaurants vendent des curry de poisson pour 8-12 FJD, environ 3-4 euros). J'ai testé le marché municipal de Nadi, ouvert à 6 h du matin. Les vendeurs crient en fidjien, les fruits tropicaux s'empilent : papaye, mangue, coco. Moment marquant : j'ai été légèrement arnaquée sur le prix du jus de noix de coco frais (j'ai payé 5 FJD au lieu de 2), mais le vendeur souriait tellement sincèrement que j'ai lâché prise. Petite galère bien fidjienne. Viti Levu : lagons et routes qui ne mènent nulle partJ'ai loué une petite Daihatsu auprès de Budget Rent-a-Car (500 FJD pour 5 jours, soit environ 165 euros). Problème : les routes de Viti Levu sont mal balisées, les GPS ne fonctionnent qu'à moitié, et les habitants vous donnent des directions trop aimables mais souvent inexactes. Je me suis perdue deux fois en route vers Sigatoka Town pour visiter les sand dunes — des dunes blanches surplombant l'océan, accessibles par un petit sentier derrière une barrière. Entrée : 15 FJD. Le Outrigger où j'ai dormis les nuits 3 à 7 donne vraiment sur un lagon. Température de l'eau : 28°C environ en février. J'ai snorkellisé directement depuis la plage privée. Au restaurant de l'hôtel (Tappas Bar & Grill), les poissons grillés coûtent 35-45 FJD (12-15 euros). Les portions sont généreuses. Un soir, vers 17 h 30, au moment où le soleil décline, j'ai senti l'odeur des braises du barbecue qui se mélange aux cris des perruches — c'est ce moment-là que le voyage prenait sens. Excursion à l'île de Beachcomber, organisée par Awesome Adventures (un petit tour-opérateur local). Départ du port de Nadi à 9 h 30 via bateau traditionnel en bois. Retour prévu à 16 h 30 : nous ne sommes revenus qu'à 18 h à cause d'une avarie mécanique mineure. Le skipper a expliqué, flegmatique, que c'était courant en saison. Sur l'île, lunch buffet de poisson cru à la noix de coco (ika mata) — excellent, bien que 40 FJD. Les autres touristes étaient surtout des couples australiens. Labasa : le nord moins touristiqueJour 8, j'ai pris un vol intérieur avec Fiji Airways (numéro de vol FJ 611) vers Labasa, au nord de Vanua Levu. Coût : 280 FJD. Décision un peu folle, mais j'en avais assez de la côte sud trop « resort ». Labasa n'a pas de plages célèbres mais des villages côtiers vrais. J'ai dormi à l'Eco-Ventura Lodge, guesthouse très simple (50 FJD la nuit). Le propriétaire, Ravi, m'a cuisiné du taro et du poisson chaque soir. La chaleur à midi était écrasante — 32°C, hygrométrie à 85%. Le marché de Labasa Town matin : fruits à pain, taro, poissons frais vendus sur des tables en béton. J'ai vu des femmes préparer du kokoda (poisson mariné au citron) directement sur place. Pas de touristes. Un moment authentique, mais sans le côté clinquant Instagram. Galère locale : pas de distributeur automatique fonctionnant, il fallait payer en espèces. J'ai dû demander à Ravi un retrait par carte de crédit — frais de 8%. Retour et bilan difficileNuit 12, retour vers Nadi puis départ pour la France. Transit de 4 h à Nadi, j'ai visité le Sabeto Village près de l'aéroport — petit village artisanal où les femmes fabriquent des tissus « tapa » (écorce battue). Achat de deux petits napperons pour 25 FJD chacun.
Les bons plans repérés sur place.
Marché municipal de Nadi (Main Street) — levé à 5 h 30, fruits tropicaux à ciel ouvert, jus de coco frais à déguster sur place
Sigatoka Sand Dunes National Park — 15 FJD d'entrée, dunes blanches dominant le Pacifique, 45 min de sentier facile
Île de Beachcomber (via Awesome Adventures) — ika mata au lunch, départ port Nadi 9 h 30, bateau traditionnel
Labasa Town Market — marché non-touristique, kokoda frais, observation directe des femmes préparant les plats
Outrigger Fiji Beach Resort, Coral Coast — snorkeling direct depuis plage privée, restaurant Tappas avec poissons grillés 35-45 FJD
Photos — Nadi et îles de Viti Levu
Et au final.
Fiji m'a partagée entre émerveillement sincère face aux lagons et frustration par une infrastructure touristique inégale. Les arnaquettes, les retards, les routes cassées, c'est la réalité fidjienne aussi. Beachcomber et Labasa resteront gravés, mais les trois jours de Nadi sont restés surfaits et fatigants.
