Comment ça s'est passé.
On a débarqué à l'aéroport de Dubrovnik un lundi matin à 7h30 après un vol Ryanair depuis Lyon. Déjà, premiers doutes : le bus 8 qui devait nous emmener au centre-ville était en retard de 20 minutes, et l'app Moovit donnait trois horaires différents. On a attendu sous un soleil de 22°C avec nos gros sacs, un couple allemand nous a dit qu'il y avait une arnaque classique : des taxis qui refusent le compteur. Conseil noté. L'hôtel Ariston, petit trois-étoiles rue Stradun, sentait l'eau de Javel mélangée à l'humidité côtière—pas désagréable, juste particulier. La proprio, Ivana, nous a expliqué le tarif de 68 euros la nuit mais le wifi était gratuit, déjà ça. On a posé les affaires et on s'est lancés direct dans les vieilles rues. Dubrovnik, c'est vrai qu'il y a beaucoup de touristes. Vraiment beaucoup. On s'est retrouvés coincés 20 minutes dans une ruelle avec un groupe de 80 personnes qui suivait un guide tenant un parasol rose fluo. Mais vers 17h, quand les gros bateaux de croisière sont partis, les remparts se sont vidés. On a marché sur les murailles nord (11 euros l'entrée) avec juste trois autres couples. L'air sentait le sel et les herbes aromatiques brûlées par la chaleur. À 18h45, le soleil a tapé direct sur la mer Adriatique, pas de filtre, orange vif. C'était le moment qu'on attendait depuis le matin. Manger à Dubrovnik, c'est cher. On a essayé le restaurant Orsan près du port—42 euros le filet de bar-queue, 8 euros la bière locale Karlovacko. Honnêtement, pas transcendant. Par contre, au marché de Gundulic (ouvert 7h-14h), on a trouvé des pâtisseries lokale, les « krostule » (petites fritures sucrées) à 2,50 euros le paquet, et on a mangé trois fois mieux et moins cher en s'arrêtant aux terrasses des petites ruelles. Jeudi, ferry pour l'île de Hvar. On a pris le Krilo Shipping à 8h du matin (50 minutes, 12 euros par personne). Le bateau avait du retard, 30 minutes, le staff disait rien, juste des haussements d'épaules. Mais une fois sur l'eau, on s'en fichait. L'île était encore calme à 10h du matin. On a loué deux scooters chez Pelegrini Rental (32 euros la journée les deux), route côtière vers Jerolim. L'essence coûte 1,35 euro le litre, faut faire gaffe au budget fuel. La plage de Jerolim, ça c'était un vrai moment : eau transparente à 24°C, quasi personne, juste trois kayaks loin. On a resté jusqu'à 16h, peau qui pèle mais on s'en foutait. La ville de Hvar même, on l'a trouvée trop « Instagram » désormais. Les prix des bars (9 euros le verre de vin blanc) et les filles en robe de marque partout. On a dormi à la Guesthouse Lara (55 euros), endroit correct mais sans charme. Le soir, on a mangé les fameux « peka » (ragoût cuit sous cloche) chez Konoba Menego : 18 euros le plat, énorme portion, vraiment bon. Le goût était mélangé, viande tendre, légumes fondants, sauce avec du paprika et de l'ail. Dimanche, jour de flemme. On a pris le ferry retour vers Dubrovnik, puis bus jusqu'à Cavtat, petit village 30 km au sud. Là, zéro touristes, quelques maisons en pierre ocre, tavernes avec des chats dessous. On s'est assis à la terrasse de Bugenvila, on a mangé des crevettes grillées (26 euros), bu du vin de la maison (3,50 euros le verre). Le gars qui servait parlait français—il avait vécu à Marseille. On a discuté trois heures, c'était le genre de moment où on se dit « voilà pourquoi on voyage ». Dernier jour, musée de Dubrovnik et aquarium (loin d'être ouf). L'aquarium du Palais Sponza était froid, sombre, ça sentait les algues mortes. On a croisé surtout des enfants croates. On a quitté l'aéroport à 18h, vol de nuit. Épuisés mais en bonne forme.
Les bons plans repérés sur place.
Remparts nord de Dubrovnik au coucher de soleil après 18h (11 euros, murs en pierre calcaire, vu jusqu'à l'île de Lopud)
Plage de Jerolim, île de Hvar (accès ferry 12 euros, eau à 24°C, sable fin, trois tavernes en bord de plage)
Marché Gundulic à Dubrovnik pour petit-déj (krostule à 2,50€, fruits locaux, ouvert 7h-14h)
Cavtat, village côtier 30 km sud (bus n°10 depuis Dubrovnik, terrasses avec vue, aucun grand groupe touristique)
Konoba Menego à Hvar pour peka traditionnelle (18 euros, portion énorme, à réserver le matin)
Photos — Dubrovnik et archipel dalmate
Et au final.
La Croatie, c'est beau et l'Adriatique justifie vraiment le détour. Après dix jours, on a aimé la nourriture, les îles calmes et les gens. Moins sympa : les prix touristiques à Dubrovnik centre, le manque de transports directs entre les petites villes (faut toujours passer par la gare centrale), et l'atmosphère un peu commerciale l'été. À refaire mais en mai ou septembre.
