Comment ça s'est passé.
Levé à 4 h 30 le premier matin pour rejoindre la réception de l'Ikara Desert Lodge près de Sossusvlei. Le 4x4 Toyota Land Cruiser blanc nous attend, réservoir plein. La route poudreuse depuis Sesriem crisse sous les pneus. À 6 h 45, on monte sur la dune 45 : le sable rouge sous les pieds est encore froid, presque humide. Le lever du soleil peint les crêtes en orange puis jaune pâle. L'air sent le minéral, un peu sucré, difficile à décrire. Pas foule contrairement aux rumeurs de blog. Sossusvlei, c'est à 5 km à pied après : dunes blanches de 325 mètres, le contraste avec le rouge me saisit. On y voit des empreintes de scarabées, une coulisse de fourmis. Temps : 11 h, chaleur à 38 °C. Arrêt au café de Sesriem (petite gargote en tôle ondulée) pour un jus d'orange frais, 35 NAD, boisson locale appelée Boomslang (cidre maison) à 45 NAD la pinte. Le goût sucré, un peu âcre, reste en bouche. Walvis Bay et la côteTrajet vers Walvis Bay : 4 heures par la B1, puis ruelle de Swakopmund Street. Nous avons pris l'hôtel Strand Hotel (façade blanche, balcon donnant sur le lagon) : 780 NAD la nuit en octobre, haute saison. Petit-déjeuner sympa, œufs poêlés avec bacon local, toast beurre. Une gaffe le premier soir : demander un « biltong sec » au restaurant Oanob (coin de Nob Hill), le barman a compris « deux litres de bière ». Malentendu amusant, coût imprévu 240 NAD. Balade en catamaran à 8 h le matin avec Dolphin Safaris Namibia. Eau froide du courant de Benguela, 12 °C seulement. L'odeur du large, du sel iodé, nous fouette la peau. Otaries des rochers, environ 200, posées sur les îlots de guano blanc. Pélicans plongeaient à deux mètres du bateau, cri strident quand ils remontaient à la surface. Retour à 11 h 30, les jambes raides. Retour à Windhoek et galèresBus Intercape depuis Swakopmund vers Windhoek : jeudi 11 h, arrivée prévu 19 h 30. Le bus affiche un retard de 2 h 45 (panne du climatiseur dans le Désert du Namib, route de gravier cahoteuse, des pièces qui lâchent). Finale à 22 h à la gare routière de Windhoek (Klein Windhoek). Nous dormons l'hôtel Safari Court (bien placé, chambre 820 NAD), douche 30 minutes pour retrouver les esprits. Marché central de Windhoek le samedi matin (ouverture 7 h). Étals de viande séchée, fruits (papayes, goyaves), légumes. Une femme vendeuse de oreillers en kapok nous propose un prix initial de 650 NAD, ramenés à 420 NAD après marchandage 15 minutes (elle avait envie de rire, pas agressive). Un moment où on réalise qu'on n'est vraiment pas à l'heure du capitalisme des centres commerciaux. Déjeuner au restaurant Joe's Beerhouse (bruyant, fumée tabac) : ragoût d'oryx (l'animal local), 185 NAD, accompagné de pap (maïs pilé). Viande tendre mais sauces lourdes, un peu trop sel. Verre de Windhoek Lager, locale, 55 NAD. Ambiance vraiment touristique, t-shirts de safari vendus à la caisse. Visite du parc Daan Viljoen à 35 km de la ville : le ranger (guide de 58 ans, passionné, un peu grognon) nous montre girafes, zèbres, gnous de loin. Bruits de savane : cris des oiseaux de proie, vent dans les acacias. Pause à 14 h, ombre rare. Tarif : 280 NAD par personne, 3 heures de piste.
Les bons plans repérés sur place.
Dune 45 à Sossusvlei : monter avant 6 h 30, apporter 2 litres d'eau minimum, le sable brûle les pieds à 11 h
Catamaran Dolphin Safaris depuis Walvis Bay : départ 8 h du quai, 385 NAD, otaries et pélicans garantis
Marché central de Windhoek le samedi matin : biltong frais, fruits tropicaux, marchandage bienvenu, ferme 13 h
Sesriem Canyon : gorge courte à 5 km des dunes, passage d'eau fraîche en saison, 60 NAD l'entrée
Restaurant Joe's Beerhouse Windhoek : ragoût d'oryx local, cadre touristique mais vraie viande namibienne
Photos — Sossusvlei, Walvis Bay, Windhoek
Et au final.
Douze jours intenses, vrais moments de confrontation aux distances et à la chaleur. Les dunes valent le coup, même si la visite est devenue très touristique et réglementée. Ma déception : les villes sont grises, peu de charme, construction récente sans histoire. L'accueil namibien reste chaud et patient, contrairement à ce qu'on avait craint.
