Dar es-Salaam et le Kilimandjaro : 10 jours entre chaos urbain et silence de montagne
CarnetTanzanie202610 jours

Dar es-Salaam et le Kilimandjaro : 10 jours entre chaos urbain et silence de montagne

Arrivée le 3 février à 14 h 30 à l'aéroport Julius Nyerere de Dar es-Salaam après 8 heures de vol sur Ethiopian Airlines. La chaleur m'a frappé d'abord—pas seulement la température (32 °C affiché), mais cette humidité…

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Publié le · mis à jour le
10 jours4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Arrivée le 3 février à 14 h 30 à l'aéroport Julius Nyerere de Dar es-Salaam après 8 heures de vol sur Ethiopian Airlines. La chaleur m'a frappé d'abord—pas seulement la température (32 °C affiché), mais cette humidité collante typique de la côte de l'océan Indien qui rend chaque mouvement lent. Taxi-brousse jusqu'à l'hôtel Kilimanjaro Kempinski, 45 minutes sur la Bagamoyo Road entre les bouchons terribles et les vendeurs ambulants tapant contre les vitres. Les trois premiers jours à Dar, c'est apprendre à naviguer sans repères. J'ai loué une chambre à la pension Karibu Guest House (45 dollars la nuit, petit déj inclus) près de Coco Beach. Le propriétaire, Hassan, m'a conseillé le restaurant The Slipway pour les fruits de mer—j'y ai mangé du poisson rouge grillé accompagné de riz noir pour 18 000 shillings (7 euros). La portions était correcte, pas exceptionnelle. En fin d'après-midi, balade au marché de Dar es-Salaam : l'odeur des poissons séchés au soleil se mêlait à celle de la morue fumée, presque insoutenable pendant les 20 premières minutes. J'ai acheté des mangues à un vendeur qui m'a d'abord demandé le triple du prix avant de négocier à 3 000 shillings (1,20 euros) pour quatre fruits. Le choc du bus pour ArushaLe 6 février, départ en bus de la station Dar Express Coach à 6 h 30. Trajet de 13 heures en minibus Coaster surpeuplé (36 passagers pour 28 places). Pas de clim qui fonctionne correctement. Deux arrêts : Morogoro à midi et Iringa en fin d'après-midi. J'ai eu la nausée pendant 3 heures à cause des virages en montagne. À Iringa, arrêt de 30 minutes, j'ai mangé des chapati avec du haricot noir dans un petit restaurant sans enseigne : 4 000 shillings. Arrivée à Arusha à 19 h 45, épuisé. Installation à l'hôtel Ushindi Palace (ancien nom Colonial Hotel) pour deux nuits. Chambre basique, ventilo bruyant, douche tiède. Mais très bien situé près de Clock Tower. Le moment marquant : le deuxième jour, j'ai croisé une femme qui vendait du kaawa (café) sur un petit chariot. Elle m'en a versé un dans un verre chipped, le goût était amer, presque métallique, mais honnête. On s'est assis 15 minutes sur un banc et elle m'a expliqué en anglais cassé qu'elle venait du village de Moshii, au pied du Kili, et qu'elle espérait que je gravisse la montagne. Le Kilimandjaro : 5 jours, route MaranguAgence locale recommandée par Hassan : Northern Air Ltd. Trek de 5 jours, itinéraire Marangu (surnommé la « route du coca » par les guides, blague sur les refuges avec l'eau fraîche). Départ 7 h 45 du 8 février. Notre groupe : 8 personnes, trois porteurs, un guide principal et un assistant. Le premier jour, randonnée jusqu'au refuge de Mandara (2 700 m), 5 heures de marche tranquille. Température : 26 °C, humidité massive. Dîner simple : riz, sauce tomate, poulet un peu trop cuit. La nuit, j'ai dormi mal à cause du bruit des portes qui claquent et des autres trekkers qui toussaient. Jour 2, Mandara à Horombo (3 700 m) : 6 heures, ça commence à piquer. Mal à la tête léger vers 15 h 30. Les porteurs chantaient en swahili pendant la montée, un son grave et répétitif qui sonnait ancestral. Jour 3, acclimatation à Horombo (altitude sickness day). Marche facile jusqu'à Mawenzi Ridge et retour. J'ai senti mon cœur qui s'accélérait pour rien. Jour 4, Horombo à Kibo (4 700 m) : la vraie montée. 6 heures mais épuisant. Dîner à 17 h, repos forcé jusqu'à minuit. Jour 5, 0 h 30 : lever chaotique. Départ pour le sommet à 1 h du matin. Température : 4 °C. Lumière frontale, ciel dégagé. On monte pendant 5 heures avec une halte à Gillman's Point (5 681 m) puis on continue vers Uhuru Peak (5 895 m). À 7 h 05, le soleil s'est levé derrière le Mawenzi. Ce n'était pas magique au sens du cliché. C'était blanc, froid, rocheux, avec une légère brume. Mais j'étais là. J'ai pleuré un peu. Descente totale jusqu'à Horombo le même jour (très fatiguant). Jour 6, redescente Horombo-Mandara, puis sortie du parc à 15 h. Galère du trek : le 4 février matin, un de nos porteurs s'est plaint de douleurs abdominales. Le guide a dû l'envoyer en bas avec un autre. On a dû répartir les sacs entre nous. Aucun de nous n'a trouvé ça équitable, mais le guide a expliqué que c'était la règle des parcs nationaux de Tanzanie. Il y a aussi eu un malentendu avec les pourboires à la fin : on pensait qu'il fallait donner au collectif, mais le guide voulait des enveloppes individuelles. Retour à DarBus Dar Express le 14 février matin, 6 h 30, depuis Arusha. Retour en 13 heures, mêmes conditions inconfortables. Escale à Morogoro où j'ai mangé du ndizi (bananes frites) vendues par une femme à la gare routière : 2 000 shillings, chaud et sucré. Arrivée Dar à 20 h 15. Dernier jour à l'hôtel Karibu, dîner solo au restaurant Monsoon (dans Stone Town, bien que je sois à Dar, c'est à 45 minutes en bateau), pâtes avec fruits de mer, 25 000 shillings (10 euros). Départ aéroport 23 h 30 pour le vol retour.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Marché central de Dar es-Salaam (Kariakoo Market) : frénésie des vendeurs de poisson frais, à 7 h du matin

2

Restaurant The Slipway à Dar : poisson grillé face à l'océan, pas cher, files d'attente le weekend

3

Refuge de Mandara sur le Kili : bâtiment colonial en bois, eau fraîche, dormir à 2 700 m

4

Hôtel Ushindi Palace à Arusha : pas luxueux mais très central, petit déjeuner abundant de fruits locaux

5

Trajet Arusha-Dar en minibus : à éviter si possible, mais vrai aperçu de la vie quotidienne tanzanienne

Conclusion

Et au final.

La Tanzanie m'a plu mais pas autant que je l'imaginais. Le trek du Kilimandjaro, c'était physiquement dur et peu époustouflant visuellement (beaucoup de marche, peu de paysages spectaculaires jusqu'au sommet). Dar es-Salaam est chaotique, bruyante, et les prix pour les touristes grimpent vite. Mais les gens sont généreux, les repas simples sont bons, et j'y retournerais pour explorer le sud et Zanzibar, que je n'ai pas eu le temps de faire.

En résumé

Avis Dar es-Salaam / Région d'Arusha : carnet de voyage de 10 jours par sebastienmtpl

Destination
Dar es-Salaam / Région d'Arusha
Pays
Tanzanie
Durée
10 jours
Période
février · Hiver
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@sebastienmtpl
L'essentiel

Dar es-Salaam / Région d'Arusha en bref

Pourquoi choisir Dar es-Salaam / Région d'Arusha

  • Ascension du Kilimandjaro accessible via route établie avec refuges et services
  • Immersion culturelle authentique dans un environnement urbain non touristique saturé
  • Rapide accès depuis l'aéroport international Julius Nyerere pour connexions continentales
  • Coûts modérés pour l'Afrique de l'Est pour hébergement et restauration locale
  • Proximité de multiples destinations : Zanzibar, sud tanzanien, parcs nationaux voisins

Pour qui ?

  • Trekkers confirmés cherchant défi d'altitude modérée accessible
  • Voyageurs en quête d'immersion culturelle loin des circuits standard
  • Explorateurs autonomes tolérant chaos urbain et infrastructure basique
  • Photographes naturalistes intéressés par montagne et vie locale
  • Personnes disposant de 10-14 jours pour combiner ville et montagne

À éviter si…

  • Vous cherchez confort hôtelier et restauration gastronomique à prix occidentaux
  • Vous redoutez les trajets en bus inconfortables de plus de 12 heures
  • Vous attendez des paysages spectaculaires à chaque pas du trek
  • Vous souffrez d'intolérance à l'humidité équatoriale et à l'imprévisibilité logistique
À découvrir aussi
KilimandjaroDar es-SalaamArushaStone TownZanzibarMorogoroIringaMawenziUhuru PeakCoco BeachRefuge MandaraRefuge Horombo
Questions fréquentes

FAQ — Dar es-Salaam / Région d'Arusha

Combien de temps faut-il pour gravir le Kilimandjaro par la route Marangu ?

Le trek dure 5 à 6 jours selon l'itinéraire. L'auteur a complété l'ascension en 5 jours avec départ à 1h du matin le dernier jour, sommet atteint à 7h05 après 5 heures de marche depuis Kibo. Cette route est la plus fréquentée mais offre des refuges avec services basiques.

Quel est le meilleur moyen de se déplacer entre Dar es-Salaam et Arusha ?

Le bus longue distance est l'option principale : 13 heures via Dar Express Coach depuis la station centrale. Le trajet passe par Morogoro et Iringa avec des arrêts. L'auteur recommande de prévoir des vêtements adaptés car la climatisation est souvent défaillante et les virages en montagne peuvent causer des malaises.

Quel budget prévoir pour l'hébergement et la restauration à Dar es-Salaam ?

Les guest houses basiques coûtent 45 dollars par nuit avec petit-déjeuner. Les repas simples varient entre 4000 et 7000 shillings (1,60 à 2,80 euros) dans les restaurants locaux, tandis que les établissements touristiques atteignent 25000 shillings (10 euros). Les prix grimpent rapidement pour les touristes.

Faut-il absolument passer par une agence pour le trek du Kilimandjaro ?

Oui, l'accès est strictement réglementé par les parcs nationaux de Tanzanie. L'auteur a utilisé Northern Air Ltd basée à Arusha. Le groupe comprenait 8 trekkers, 3 porteurs, 1 guide principal et 1 assistant. Les règles incluent la redistribution des bagages en cas de problème porteur.

Qu'est-ce que l'altitude sickness et comment l'auteur l'a-t-il gérée ?

À Horombo (3700m), l'auteur a ressenti des maux de tête légers et une accélération cardiaque au repos. Le jour 3 est consacré à l'acclimatation avec marche facile jusqu'à Mawenzi Ridge. Aucun symptôme grave n'a compromis l'ascension finale.

Quel est le meilleur moment pour visiter le Kilimandjaro ?

L'auteur a gravi en février, période sèche avec ciel dégagé et températures froides au sommet (4°C). Les conditions étaient bonnes pour l'ascension. Les périodes de pluie (mars-mai et novembre-décembre) sont moins recommandées.

Que voir à Dar es-Salaam au-delà du trekking ?

Le marché central offre une immersion authentique (fruits de mer séchés, poissons frais, mangues). Coco Beach et The Slipway sont accessibles pour les fruits de mer. Stone Town est à 45 minutes en bateau. L'auteur regrette de ne pas avoir visité Zanzibar ni le sud durant son séjour.

Quel système de pourboires et rémunération s'applique pour les guides et porteurs ?

Il existe une certaine ambiguïté. L'auteur a rencontré une mauvaise communication : le groupe croyait donner au collectif mais le guide demandait des enveloppes individuelles. Vérifier les conditions auprès de l'agence avant le départ pour éviter les malentendus.