Cusco et la Vallée Sacrée : entre ruines et galères de touriste
CarnetPerou202610 jours

Cusco et la Vallée Sacrée : entre ruines et galères de touriste

On a atterri à Lima le 14 mars à 22 h 30, puis pris le vol LATAM 2847 à 6 h du matin direction Cusco. Trois heures et demie de vol, fenêtre sur la Cordillère andine qui émergeait des nuages. À la descente, l'altitude…

ML
Publié le · mis à jour le
10 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a atterri à Lima le 14 mars à 22 h 30, puis pris le vol LATAM 2847 à 6 h du matin direction Cusco. Trois heures et demie de vol, fenêtre sur la Cordillère andine qui émergeait des nuages. À la descente, l'altitude m'a frappé d'un coup sec : 3 400 mètres, l'air tellement sec qu'on sentait les narines qui craquaient. On a réservé l'hôtel Selina Cusco, rue Plateros, à 75 euros la nuit. Petit établissement bohème avec terrasse partagée. Le premier jour, acclimatation obligatoire. Mate de coca à volonté à la réception, goût herbacé un peu amer, mais ça aide vraiment pour le soroche, le mal de l'altitude. Dîner au restaurant Cicciolina, rue Heladeros : ceviche de trucha (truite locale) à 32 sols, bien acide, citron qui piquait. Le service était mou, on a attendu 45 minutes entre la commande et l'arrivée du plat. La galère du guide touristiqueLe lendemain, on s'est fait avoir. Gars sympa croisé devant la Plaza de Armas qui propose une visite de Cusco « sans passer par les agences ». Résultat : il nous traîne dans des boutiques de souvenirs le matin (où il touchait sa commission), puis on finit par visiter les ruines inca juste 2 heures avant son départ, trop tard pour bien profiter. On a payé 120 sols chacun, soit 30 euros. Leçon apprise. Les vraies ruines de Cusco valaient le coup malgré tout. La Plaza de Armas elle-même, construite par les Espagnols sur les fondations inca de Haucaypata. On a grimpé jusqu'à la Cathédrale Métropolitaine (entrée gratuite si on n'entre pas dans le musée), dominée par la statue du Christ Blanc sur la colline. Puis Sacsayhuamán, à 2 km au nord : on y est allés en collectivo (bus local), ligne 4 depuis la gare routière de Santiago, 2 sols. Les blocs de pierre cyclopéens, certains pesant 300 tonnes, assemblés sans mortier. On s'est assis là une heure, juste à regarder comment c'était foutu. La Vallée SacréeJour 3, on a loué une voiture chez Hertz pour descendre la Vallée Sacrée. 80 euros la journée, Toyota Yaris pas terrible, climatisation inexistante. Route sinueuse, paysages de montagnes verts parsemés de champs de maïs, puis de pommes de terre. On s'est arrêtés à Ollantaytambo, forteresse inca dominant une vallée étroite. Entrée au site : 70 sols (17 euros). La montée jusqu'aux terrasses était raide, on avait encore le souffle court. Odeur de terre mouillée, de foin séché au soleil. En bas du site, marché touristique mais moins surfait que Cusco, femmes quechua en habits traditionnels vendant des textiles. On a acheté une couverture alpaga à 80 sols, probablement marquée à 300 % mais on s'en fichait. Puis Pisac, village de montagne à 800 mètres plus bas. Le marché local (samedi matin, vraiment intéressant), fruits exotiques qu'on ne reconnaissait pas : lucuma (saveur caramel sucré), cherimoya, framboises blanches. Prix ridicules pour nous. On a mangé dans une petite comida típica, rue Mariscal Castilla : lomo saltado (boeuf sauté) pour 18 sols, portions énormes, viande un peu trop grasse mais jus savoureux. Le vin local, un rouge de la région d'Ica, était surprenant, fruité sans être alcoolisé à mort. Machu Picchu : enfin, mais pas comme prévuOn avait réservé les train PeruRail depuis Ollantaytambo le jour 5. Départ 6 h 30 depuis la gare ferroviaire d'Ollantaytambo (impossible de rater, c'est écrit partout). Wagon un peu délabré, fenêtres larges. Une heure et demie de trajet à longer l'Urubamba, le fleuve qui serpente dans la jungle. On est arrivés à Aguas Calientes à 8 h 15, petite ville de fin du monde où les gens ne parlaient qu'espagnol et quechua. Montée en bus jusqu'au site, 24 sols. Et là, claustrophobie humaine : 3 000 touristes ce jour-là. On a grimpé très tôt (8 h 45) aux Portes du Soleil pour avoir le lever sans la foule massive qui arrive vers 11 h. Premier moment marquant, honnêtement : la vue du site émergent de la brume, les terrasses en escalier, la géométrie des bâtiments inca. Pas époustouflant comme on l'avait imagé, plutôt une forme de respect silencieux face à la précision du travail. On a senti l'air plus frais, humide, chargé de spores de fougères et de mousse. On a dû revenir à Cusco le soir même en PeruRail (train 21:00, on était épuisés). Nuit de sommeil pourri dans le train, petite couchette étroite. Les derniers joursOn a flâné à Cusco, visité le musée de l'Université San Antonio Abad (entrée 30 sols, collection inca honnête), mangé des empanadas chez Zig Zag, bar à tapas espagnoles rue Espinar. Coca-cola locale, 4 sols. On a grimpé jusqu'au Christ Blanc d'où on voyait toute la ville répartie sur les pentes, orange et gris sous un ciel de fin d'après-midi.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Ollantaytambo au coucher de soleil : forteresse inca dominant la Vallée Sacrée, escaliers de pierre usés par 500 ans de passages

2

Marché de Pisac le samedi : fruits locaux (lucuma, cherimoya), textiles tissés main, ambiance moins survendeurs que la Plaza de Armas

3

Sacsayhuamán en fin d'après-midi : blocs de pierre cyclopéens sans mortier, silence, vue surplombant Cusco

4

Petite comida sur Mariscal Castilla à Pisac : lomo saltado authentique, servi dans des portions massives, 18 sols

5

Train PeruRail Ollantaytambo-Aguas Calientes à l'aube : fenêtres ouvertes, fleuve Urubamba sinuant, jungle qui s'éveille

Album · 8 photos

Photos — Cusco, Vallée Sacrée

Cusco et la Vallée Sacrée : entre ruines et galères de touriste
Cusco, Vallée Sacrée — 2
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Cusco, Vallée Sacrée — 7
Cusco, Vallée Sacrée — 8
Conclusion

Et au final.

Le Pérou, franchement, c'était pas mal. Cusco et la Vallée Sacrée gardent une forme d'authenticité, même touristifiées. Ce qui m'a moins plu : la circulation dense à Cusco, l'air épais de pollution, et certains vendeurs un peu trop agressifs aux sites touristiques. Machu Picchu, c'était impressionnant mais écrasé par le nombre de visiteurs. Je referais, mais en saison sèche et avec un vrai guide sérieux.

En résumé

Avis Cusco, Vallée Sacrée : carnet de voyage de 10 jours par marcg-lyon

Destination
Cusco, Vallée Sacrée →
Pays
Perou →
Durée
10 jours
Période
mars · Printemps
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcg-lyon →

Photos communautaires : Cusco, Vallée Sacrée

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Machu Picchu - Wide
Machu Picchu - Wide
© jefren
Questions fréquentes

FAQ — Cusco, Vallée Sacrée

Quand partir à Cusco, Vallée Sacrée ?

Ce voyageur est parti en mars (printemps). Consultez la fiche climat de Cusco, Vallée Sacrée (Perou) et les autres carnets de la communauté pour comparer selon la saison souhaitée.

Quel budget prévoir pour 10 jours à Cusco, Vallée Sacrée ?

Le budget dépend du standing (camping / hôtel / location), de la saison et du voyagiste. Lisez le récit complet ci-dessus pour les détails dépensés par ce voyageur, puis comparez avec les autres carnets de Cusco, Vallée Sacrée.

Que faire à Cusco, Vallée Sacrée ?

Découvrez les visites, activités et bonnes adresses partagées dans ce carnet. La page « Cusco, Vallée Sacrée » regroupe l'ensemble des carnets, hôtels et avis de la communauté Vacanceo sur cette destination.

Combien de jours pour visiter Cusco, Vallée Sacrée ?

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Comment se rendre à Cusco, Vallée Sacrée ?

Vol, voiture, train : le mode de transport choisi par ce voyageur est mentionné dans le récit. Consultez notre comparateur de vols et les carnets de la communauté pour les itinéraires les plus pratiques.