Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à l'aéroport de Toulouse un mardi matin, puis pris la navette Novatel (25 euros aller-retour) qui grimpe pendant trois heures dans les Pyrénées. L'odeur des pins était écrasante, presque entêtante. À 10h30, nous avons posé nos valises à l'hôtel Cosmos, un trois-étoiles discret rue de la Nòvia à Andorre-la-Vieille, avec chambre double à 89 euros la nuit. Le premier jour, nous avons marché jusqu'à la Plaça Reial. C'est petit, très petit. Pas de grand cirque touristique. Il y avait un marché le jeudi matin avec des producteurs locaux : pommes du Vallnord, fromage de vache andorran à 18 euros le kilo, miel à base de châtaigne. J'ai goûté un coca d'escaldes, ce gâteau sucré-salé fourré aux raisins secs, acheté chez un boulanger anonyme. Le goût était dense, trop sucré pour moi, mais authentique. Mercredi, nous avons loué une voiture chez Avis (45 euros la journée, assurance comprise). Cap sur Ordino, petit village suspendu à 1 305 mètres. Là, une vraie galère : nos pneus n'étaient pas adaptés à la route mouillée et nous avons dû faire demi-tour après 15 kilomètres. Le GPS affichait 18 degrés mais le ressenti était bien inférieur, humide, froid. Nous avons mangé au restaurant Casa Canut, près de la Casa de les Senyores du XVIe siècle. Trout à la plancha (23 euros), frites maison. C'était simple mais bien préparé. Jeudi, nous avons pris le téléphérique de Pal-Arinsal (aller-retour 32 euros). À 2 305 mètres, le silence était absolument étrange après deux jours de circulation. Il n'y avait que le vent qui sifflait dans les rochers. Nous avons croisé quatre randonneurs en tout. Les pistes de ski (fermées en septembre, bien sûr) déroulaient leurs rails métalliques sous un ciel blanc. Nous avons dormi mal cette nuit-là, légèrement à court d'oxygène. Vendredi, coup de déprime. Andorre-la-Vieille n'est pas une capitale qui vous tient longtemps. Nous avons traîné au musée de la Casa de les Senyores (5 euros l'entrée, ouvert 10h-18h), vu des meubles XVIe siècle et des documents sur la co-seigneurie franco-évêque. C'était un peu figé, didactique sans âme. Nous avons déjeuné au bar Cervecería La Boquería : bières importées d'Espagne et tapas assez fades (olives, jambon de Jamon, fromage de cabra). 12 euros pour deux verres. Samedi matin, avant de partir, balade à Escaldes-Engordany. Les thermes naturelles sont là, mais les trois piscines principales sont réservées aux clients de l'hôtel associé (dommage). Nous avons croisé une femme qui parlait quatre langues différentes dans le bus. Elle m'a dit que l'Andorre « n'était qu'une station-service avec du ski ». Elle n'avait pas complètement tort. Détails pratiquesDevise : euro (depuis 2011). Les prix affichés en EUR, pas de surprise.Bus urbain CDA : 3,50 euros le ticket simple, 25 euros le carnet de 10.Retour à Toulouse en bus Novatel le samedi matin, départ 8h45. Trajet ponctuel.Supermarché Carrefour Market en centre-ville, bien achalandé, prix européens standards.Resto La Massana : cordonnée fermée à midi (fermé 13h-19h30), à noter pour ne pas se laisser surprendre.
Les bons plans repérés sur place.
Marché jeudi plaça Reial : producteurs locaux et fromage de vache à 18€/kg
Téléphérique Pal-Arinsal (32€ A/R) : silence des hauteurs et vues sur les pics enneigés
Restaurant Casa Canut à Ordino : trout à la plancha (23€) et vue sur la Casa de les Senyores XVIe
Thermes naturelles Escaldes-Engordany : accès payant mais eau chaude même par temps froid
Bus Novatel depuis Toulouse : 25€ A/R, 3h de montée, départs réguliers
Et au final.
Andorre séduira les amateurs de montagne tranquille et de petits villages, mais pas ceux qui cherchent l'effervescence. Nous avons apprécié la sérénité des vallées et la qualité du fromage local, cependant le manque d'activités hors-saison et l'absence de vraie « vie culturelle » nous ont frustrés. Un séjour agréable mais court suffit.