Description du sejour :
Le Tibet connu en France, entre autres, grâce à trois personnages célèbres : Alexandra David-Néel, qui a rédigé de nombreux ouvrages relatant ses voyages d'un pays alors coupé du monde. Hergé qui a créé la bande dessinée dans laquelle Tintin part à la recherche de son ami perdu au pays des neiges et Tenzin Gyatso, plus connu sous son titre de Dalaï Lama, parcourt inlassablement la planète pour défendre la cause de ses concitoyens.
Le 13 novembre 2010 6h00 du mat,
cela fait un peu plus de vingt minutes qu'un moto driver ma déposer à l'entrée de Thamel et où j'ai rejoint trois personnes qui attendent elles aussi un bus qui doit nous mener à la frontière tibétaine (chinoise). Plus d'une heures d'attente et nous voila une dizaines de personnes assis dans un mini bus direction la frontière. Nous passons par des paysages fantastiques. Les cultures en escalier où les femmes s'affairent à couper les foins, plus loin c'est un homme qui labour aider par des yaks dans sa tâche.
Plus nous quittons la civilisation, plus les routes se délabrent... au point que, parfois, sur une route censé être à deux voies, une voiture seule a même du mal à passer. Après quelques heures de route, notre bus nous dépose à 1km du poste frontière népalais et c'est à pied avec nos sacs sur le dos que nous passons la frontière.
Un portail immense se dresse devant nous et nous donne à un pont qui sépare le Népal du Tibet (Chine). Sur le pont, un premier contrôle nous attend. Un militaire nous fait mettre en rang et, un par un, il nous faut présenter notre passeport plus l'autorisation nous permettant de rentrer au Tibet. Puis nous repassons le portail de l'autre coté du pont et nous nous trouvons face à un bâtiment où là se trouve le contrôle pour enfin rentrer au Tibet.
En entrant dans le bâtiment, un premier militaire chinois nous demande notre passeport et nous fait passer notre sac au rayon x et nous demande de l'ouvrir, il contrôle tout. Bien sûr, il est interdit d'avoir avec soit un livre ou une photo de 14ème dalaï-lama. Puis nous récupérons le sac et, à peine 3 mètre plus loin, un autre chinois nous contrôle de nouveau le passeport et nous refait passer le sac au rayon X si jamais dans les 3 mètres nous avions assemblé une bombe ou si le premier militaire avais rater quelques choses.
Nous sortons directions le bus qui nous attend coté tibétain et là un guide nous dis qu'il faut monter pendant 2 km car le bus n'a pas pu descendre plus bas. C'est donc sous un début de pluie glaciale que nous commençons l'acensions vers notre futur moyen de transport. Arriver au sommet, nous trouvons un grand bus qui nous attend. Pour 10 personnes, cela me semble un peu bête d'avoir un si grand bus... mais, au fur et à mesure, nous voyons le bus se remplir du petit groupe du départ. En fait, le bus et plein au départ de la frontière tibétaine.
Notre guide Champa se présente à nous et nous explique que chaque agence du Népal passe par une agence chinoise qui regroupe le tout et ne fait qu'un grand bus. Il nous faudra donc cohabiter à plus de trente pendant notre séjour.
Nous faisons route vers notre premier village tibétain sans pouvoir profiter pleinement des paysages car la pluie et la brume se sont mis de la partie. Nous en profitons donc pour faire connaissance. Je suis le seul français dans ce bus sinon on trouve des américains ou des anglais et il y a aussi des israéliens, des péruviens, japonais, allemands et des italiens.
Le guide nous informe que pour nous rendre à destination, il n'y a que 70 km mais, en fait, pour les parcourir nous mettrons presque trois heures. Au départ de la frontière, le bus ne peut circuler que sur une voie car, en fait, la seconde est immobilisée par les véhicules en stationnement qui souhaitent s'approcher de la frontière pour décharger leurs cargaisons. Aussi, à chaque fois qu'une voiture nous vient en face, il faut ou qu'elle recule ou que le bus recule jusqu'à ce qu'un des deux puisse se garer. Ce qui explique le temps que nous mettons à faire ces quelques kilomètres.
Nous arrivons à Nyalam de nuit et nous venons de nous prendre en quelques heures 2500 mètres de déniveler. Nous allons passer notre première nuit au Tibet à 3750 m d'altitude. Il fait un froid de canard et le guide se dépêche de distribuer les chambres. En fait nous nous retrouvons en dortoir de 5 lits dans une chambre de 20m2. De plus, il nous informe qu'il n'est pas nécessaire de tenter de prendre de douche car il n'y a pas d'eau chaude. Je me retrouve avec un israélien, deux japonais et un allemand. Juste face à notre chambre se trouve le bloc sanitaire. Je n'avais plus vu de bloc sanitaire comme cela depuis mes premières vacances en colonies et cela remonte à longtemps.
Une fois mon sac posé dans la chambre, je redescend dans la rue de la ville où se trouve une enfilade de restaurant. Je pénètre dans un premier et bien sûr personne ne baragouine l'anglais. Je ressort et regarde au travers des vitrines puis un des patrons attire mon attention avec son ventre bien rond et son sourire chaleureux. Je me pose donc chez lui. Je commande une soupe de champignons pour essayer de me réchauffer et j'avale les 1 litres servis, au passage deux aspro pour faire passer le mal de tête qui s'intensifie.
La soupe avalé, je rentre dans la chambre, il y fait un froid glacial et je vois qu'un de mes colocataire japonais se prépare à se coucher tout habillé... Il n'a pas tort et je le copie afin de ne pas me geler toute la nuit.
--------------------------------------------------------------------------------
Avis global sur le séjour :
Avis global : 








