Vidéo Liban 2006 - Rafik Hariri
Rafik Hariri, âgé de 61 ans au moment de sa mort, était un musulman sunnite de Sidon, marié et père de cinq enfants. Milliardaire, il possedait de nombreuses propriétés (dont des avions et des yachts) dans plusieurs pays, dont le Liban, l’Arabie saoudite, la France et les Etats-Unis. Il avait également la nationalité saoudienne. Après avoir étudié le commerce à l’université arabe de Beyrouth, il quitte le Liban pour l’Arabie saoudite. Il y fonde plusieurs compagnies de construction et d’investissement et accumule une importante fortune. En 1989, il participe aux négociations de Tael qui mettent un terme à la guerre civile et instaurent “l’ordre syrien†au Liban. En 1992, il est élu Premier ministre et forme son premier gouvernement. En 1995, il compose son second gouvernement. En 2000, il remporte une victoire écrasante aux élections parlementaires et en conséquence, la Syrie est obligée de le renommer Premier ministre. En octobre 2004, en raison de son opposition à la politique syrienne au Liban, il est contraint de démissionner. Hariri entretenait des liens avec des personnalités influentes du monde arabe et occidental, notamment avec le président français Jacques Chirac et de hauts fonctionnaires du gouvernement américain. Considéré comme un bon vivant passionné de chasse, il effectuait de nombreux voyages autour du monde pour ses affaires et ses hobbies. Hariri considérait la réhabilitation de l’économie libanaise comme son principal objectif en tant que Premier ministre. Architecte de la reconstruction économique du Liban, et notamment de Beyrouth, il était une personnalité respectée dans le monde de la finance internationale. Durant ses mandats de Premier ministre, Hariri était opposé aux activités terroristes du Hezbollah qui, selon lui, étaient nuisibles à ses efforts de réhabilitation de l’économie libanaise. Cette prise de position, ainsi que son opposition à l’ingérence syrienne au Liban, étaient source de tension avec le Hezbollah et la Syrie, qui adoptaient envers lui une attitude mêlée de respect et de crainte. En tant que Premier ministre, Hariri devait s’aligner publiquement sur les positions syriennes, en dépit de son opposition à la présence syrienne au Liban. Même après sa démission en octobre 2004, il est reste en contact avec l’opposition, ce qui à apparemment conduit à son assassinat.
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