Musée Picasso
Au cœur du Marais Parisien, l’hôtel Salé accueille depuis 1985, le
Musée Picasso. Plus qu’une exposition, ce lieu, entièrement dédié à l’artiste invite le visiteur à découvrir
la vie et l’œuvre de l’un des peintres les plus cotés au monde. Découverte…
Le Musée Picasso, introspection artistique…
Bien qu’il existe d’autres
musées Picasso à travers le monde, celui de l’hôtel Salé est sans doute le plus riche et le plus personnel. Lors du décès de l’artiste, en 1973, une dation a permis à l’Etat français de récupérer une partie de ses
archives personnelles pour alimenter le futur musée. Ainsi, avec l’accord de ses proches, ce sont quelques 245 peintures, 160 sculptures, 29 tableaux en relief, 88 céramiques, 1550 dessins et 1600 gravures de Picasso qui furent collectés. Outre cette collection inestimable, on retrouve également des carnets manuscrits de l’artiste ainsi que des œuvres offertes par ses amis tels que Braque, Matisse Miro, Derain, Cézanne, Degas ou Le Nain.
Conçu comme un
voyage dans la vie de Picasso, le musée homonyme retrace le parcours artistique du maitre selon une approche chronologique.
Tout d’bord, la
Période Bleue, nommée ainsi en hommage à la couleur dominante de ses œuvres. Lors de son arrivée à paris, ces tableaux peints entre 1901 et 1904 traitent essentiellement de la mort, de la pauvreté et de la mélancolie. Fortement inspiré par le suicide de son amie Casagemas, on y retrouve des toiles telles que la
Vida ou
Autoportrait Bleu.
De 1905 à 1907, les experts parlent alors de la
Période Rose, en résonnance au ton dominant, une fois encore. Coïncidant avec les premières amours de Picasso avec Fernande olivier, l’inspiration du maitre se rapproche alors de thématiques comme le zoo ou le cirque. Petit à petit, le travail du trait prend le pas sur celui de la couleur.
Les Demoiselles d’Avignon marque la transition vers la période suivante.
De 1908 à 1913, Picasso adopte un style plus affirmé et travaille notamment la représentation de l’image sous forme géométrique. Cette décomposition de l’image, en association avec
Braque donne naissance au
Cubisme.
1914 sonne le début de la première guère mondiale mais aussi une volonté de rupture de l’artiste, qui affiche sa volonté d’entrer dans les musées. Il s’attache alors à peintre dans un style nettement plus
classique, proche des techniques développées par
Ingres.
Dix ans plus tard, Picasso s’oriente à nouveau vers des toiles teintées de
violence et de rage. L’hystérie est au cœur de son œuvre, comme le symbolisent des toiles telles que
le Baiser ou la
Guitare à clous.
1927 à 1930, le maitre délaisse la peinture au profit de la
sculpture, qu’il exécute sous l’influence de sa muse Marie Thérèse Walter. Nombreuses de ces œuvres, révélées après sa mort, sont exposées dans le jardin du Musée.
1936, la guerre d’Espagne provoque chez Picasso l’obsession de la mort. De son travail, fortement axé sur la corrida, il reste notamment des œuvres telles que la
Mort du Torero ou la
Femme Orange. Utilisant la peinture pour exprimer son désaccord face au conflit, Picasso peindra notamment
Guernicaet les
Colombes de la Paix.
Au sortir de la seconde guère mondiale, Picasso se retire à Vallauris avec Françoise Gillot et travaille abondamment la
céramique.
Enfin, il finira sa vie, accompagné de sa dernière épouse et muse, Jacqueline, près de Mougins. L’une de ses dernières créations sera la
Chaise, une tôle découpée puis peinte.
Infos pratiques :
Musée national Picasso
Hôtel Salé
5, rue de Thorigny
75003 PARIS
Métro :
St Paul, Saint-Sébastien Froissart, Chemin Vert
Horaires :
Tous les jours, de 9h30 à 17h30. Sauf le Mardi
Tarifs :
7.70€
Gratuit pour les moins de 18 ans, les chômeurs et chaque premier dimanche du mois
Plus d’infos :
http://www.musee-picasso.fr
Avis des visiteurs :
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 Par monty  | le lundi 18 aout 2008 à 17h16
Article très intéressant.
On peut y parvenir aussi en prenant le bus 29. |