Acheter de la contrefaçon, vraiment une affaire ?
Du sac à main de luxe au tee shirt tendance, en passant par les cosmétiques de marques, il est parfois tentant de rapporter dans ses valises un souvenir de voyage à prix cassé… Après tout, ce n’est pas un faux qui va faire couler l’économie mondiale et puis on fera toujours un heureux. Fausse bonne idée, car en encourageant la
contrefaçon, c’est vous seul qui assumer les risques… Explications.
Qu’est ce que la contrefaçon ?
Au regard du droit français, la
contrefaçon est une violation du droit de la propriété intellectuelle. Elle se définit par le fait de reproduire, imiter ou utiliser, de manière totale ou partielle, un brevet, une marque, un dessin, un modèle ou encore des droits d’auteur.
La contrefaçon connait depuis quelques années un
véritable essor dans tous les secteurs d’activité. La mode, la parfumerie ou les cosmétiques bien sûr mais aussi la High Tech, l’alimentaire ou encore les produits pharmaceutiques. Selon une étude publiée par Unifab, la contrefaçon représente jusqu’à
9% du commerce mondial, soit un chiffre d’affaire estimé à
500 milliard d’euros.
Fléau mondial, la contrefaçon n’épargne aucune région du monde. Cela dit, c’est en
Asie du Sud Est, notamment en Thaïlande, à Singapour ou encore en Chine que l’on dénombre le plus d’objets contrefaisants. Le
Bassin Méditerranéen n’est pas en reste. Tout particulièrement le Maroc, la Turquie et la Tunisie où l’on trouve de nombreux produits de contrefaçon. Enfin, coté
Union Européenne, ce sont surtout l’Espagne, la Pologne, l’Italie et la Belgique qui sont pointés du doigt.
Quels sont les risques à acheter de la contrefaçon ?
Tout d’abord, la détention d’un faux est un
délit douanier, passible d’une amende pouvant atteindre
300 000 euros et de
trois ans d’emprisonnement. Dans une moindre mesure, si vous vous faites contrôler avec ce type d’article, il vous sera évidemment
saisi mais en plus vous devrez régler une contravention équivalente à
deux fois le prix réel de l’objet… Chaque année, les douanes saisissent plus de 100 millions de produits de contrefaçon rien qu’au sein de l’Union Européenne.
D’autre part, acheter de la contrefaçon s’est s’exposer à un certain nombre de
risques sanitaires. N’ayant fait l’objet d’aucun contrôle qualité, les produits contrefaisants sont d’origine inconnue et peuvent contenir des produits chimiques dangereux. Ceci peut se révéler particulièrement périlleux lorsqu’il s’agit de cosmétiques, de produits alimentaires, de jouets ou de médicaments.
Outre les risques individuels, encourager la contrefaçon contribue aux mauvaises performances économiques des entreprises. En France, une entreprise sur deux se déclare victime de contrefaçon. Chaque année, ce sont
30 000 emplois qui sont mis en danger et
6 milliards de pertes enregistrées pour les caisses de l’Etat. Or, on sait bien que lorsque celles-ci sont vides, ce sont souvent les contribuables qui doivent mettre la main à la poche.
Enfin, sur un plan purement éthique, il a été prouvé que le marché de la contrefaçon participe au financement de la
criminalité organisée telles que la mafia, le commerce de la drogue, le grand banditisme ou encore le terrorisme. De plus, les producteurs d’articles de contrefaçon ont souvent recours à l’exploitation de la
main d’oeuvre enfantine …
Comment reconnaitre un produit de contrefaçon ?
Si vous êtes convaincu par ces arguments, voici quelques conseils délivrés par la CNAC pour reconnaitre un produit contrefaisant.
Soyez attentif au
lieu de vente : évitez les vendeurs à la sauvette, les échoppes en arrière cour et autres plans « bizarres ». Préférez les commerces officiels. Un peu de bon sens devrait suffire. Un vrai parfum Dior est rarement vendu sur le marché…
Observez la
qualité du produit : finitions, coutures, moulages, robustesse du tissu, assortiment de couleurs,… Les détails d’un produit de qualité ne trompent pas, même à l’œil nu.
Méfiez vous des prix excessivement bas : plus le tarif est attractif, plus la chance que le produit soit faux est grande. Si Chanel vendait de vrai tee shirt à 5€, ça se saurait !!
Examinez le
packaging : faute d’orthographe, qualité de l’emballage, absence de certificat d’authenticité ou de garantie sont autant d’indices d’une contrefaçon. Là encore, un sac Vuitton est rarement remis au client dans un vulgaire sac plastique…
Plus d’infos :
http://www.contrefacon-danger.com/Avis des visiteurs :
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 Par lefilsdu  | le mercredi 23 juillet 2008 à 09h20
Bon rappel. Merci limi
Info :
La douane vous informe ici :
http://www.douane.gouv.fr/menu.asp?id=1
Bien pratique pour votre futur voyage hors C.E  |
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 Par CRL-EBCI  | le jeudi 24 juillet 2008 à 17h31
Bon, alors je vais me faire l'avocat du diable (et, je le crois, de la majorité silencieuse).
Remarquons d'abord que des contrefaçons (maroquinerie, parfumerie par exemple) sont en vente libre dans certains pays voisins, membres de l'union Européenne y compris. Par exemple, en Espagne et en Italie; oui, on vend des "imitations", (terme qui me paraît plus exact que "contrefaçons") sur les marchés italiens, sous le nez des carabinieri qui s'y promènent et n'y trouvent rien à redire. Même chose aux Baléares, par exemple.
D'autre part, est-il légal, de la part des douaniers français, de confisquer des marchandises achetées tout-à-fait légalement dans un autre pays de l'union Européenne ?
Cela peut se discuter !
Enfin, ces imitations sont achetées par des gens qui n'ont pas les moyens (ou ne sont pas assez idiots) de payer des milliers d'euros pour un article, de bonne qualité sans doute, mais où on paie surtout la marque.
Que toutes les forces de police d'un état soient mobilisées au bénéfice de quelques marques de luxe, pour contenter les plus snobs et les plus riches de ses citoyens en dit long sur les priorités sociales de cet état ... |
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 Par max85  | le jeudi 24 juillet 2008 à 23h37
quelle belle hypocrisie des politiques, créateurs et fabricants , mais c est le bizzenesssss   |
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 Par harvins  | le samedi 26 juillet 2008 à 10h27
j"habite à quelques kilometres de Vintimile en Italie.
je peux vous assurer qu'il n'y a aucun problème à acheter de la contrefaçon sur place directement dans la rue ou sur les marchés. seulement ne pas oublier que la police italienne et francaise vous attendent au passage de la frontiere et controle un véhicule sur 5 (beaucoup plus pendant la saison estivale)
ce qui veut dire que la police italienne laisse faire dans son pays, et dès lors que vous vous faites prendre à la frontière
la marchandise est confisquée et vous gagner une belle amende!!! ça c'est du bizness eux !! |
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 Par moriggo  | le mardi 29 juillet 2008 à 22h53
Bien d accord avec CRL-EBCI,
C est vrai que Rolex,L.Vuitton, etc...
sont a plaindre.
Et les grand patrons, ne sont il pas eux meme une mafia... |
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 Par corh  | le jeudi 31 juillet 2008 à 17h37
enfin des gens qui comme moi , sont agacé par le battage mediatique fait par le gouvernement qui vient au secours plustot vers ceux qui n'en ont pas besoin |