Dix jours en Guadeloupe : plages de rêve et galères de touriste à Pointe-à-Pitre
CarnetGuadeloupe202610 jours

Dix jours en Guadeloupe : plages de rêve et galères de touriste à Pointe-à-Pitre

Nous avons atterri à l'aéroport Pointe-à-Pitre International à 14 h 30, un mercredi de juillet. Dès la descente de l'avion, l'humidité nous a frappés comme un coup : 32 °C, mais avec cette moiteur collante qu'aucune…

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Publié le · mis à jour le
10 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à l'aéroport Pointe-à-Pitre International à 14 h 30, un mercredi de juillet. Dès la descente de l'avion, l'humidité nous a frappés comme un coup : 32 °C, mais avec cette moiteur collante qu'aucune description n'avait vraiment préparée. À la location de voiture chez Europcar (comptoir hall B), le préposé nous a vendu une assurance surcoûtée de 80 euros pour « les nids-de-poule de l'île » – nous l'avons su trop tard, mais il avait raison : les routes de Grande-Terre sont criblées de trous. Notre hôtel, le Bwa Chik Pointe-à-Pitre, rue Schoelcher, s'est avéré plus bruyant que prévu. À 22 h, la musique du bar du rez-de-chaussée frappait encore nos vitres. Nous sommes sortis explorer la ville à pied, passant devant le marché central (fermé le soir) et la cathédrale de Pointe-à-Pitre. Les rues sentaient l'épice, les gaz d'échappement et quelque chose de sucré qu'on n'arrivait pas à identifier – plus tard, on nous a dit que c'était du rhum agricole s'échappant d'une distillerie locale. Les plages et l'eau turquoise (enfin, presque)Vendredi matin, levés à 5 h 30 pour éviter la foule, nous avons pris la direction de la plage de Sainte-Anne, à 35 km de Pointe-à-Pitre via la RN 5. Sainte-Anne ne valait pas sa réputation d'« île de carte postale » – elle était surtout bondée de catamaran à touristes. En revanche, nous avons trouvé une petite crique discrète juste avant le village, près des rochers. L'eau était chaude, limpide jusqu'à trois mètres de profondeur, puis vert foncé. Le sable était chaud entre les orteils – c'était bon. Nous avons déjeuné au restaurant La Toile Blanche, rue principale de Sainte-Anne : crevettes à l'étouffée (22 euros), salade de fruits de mer (18 euros), et deux Carib fraîches (3,50 euros chacune). La crevette était savoureuse, fondante, mais un peu trop salée. Le serveur, sympathique, nous a conseillé d'aller à Deshaies le lendemain pour des plages « vraiment calmes ». Deshaies et la première grosse galèreNous avons emprunté la route côtière nord (la N2), qui serpente entre les mornes boisés. À Deshaies, village tranquille, nous avons eu un problème : le GPS indiquait plage de Deshaies, mais nous avons roulé pendant 20 minutes sur des routes secondaires où le signal s'est perdu. Un habitant nous a expliqué que le GPS confondait deux plages. Nous avons finalement trouvé la plage principale, près de l'église. C'était plus calme que Sainte-Anne, moins de surfeurs, davantage de pêcheurs. L'eau avait un goût de sel très marqué – nous nous sommes fait une grimace en avalant une gorgée accidentelle. Le soir, restaurant Le Madras à Deshaies : poulet colombo (25 euros, une vraie portion créole, avec riz et haricots rouges), accompagné d'un verre de punch maison. Le colombo était épicé, légèrement sucré, différent des currys indiens qu'on connaissait. Marché et vie locale à Pointe-à-PitreMardi matin, marché central de Pointe-à-Pitre (ouvert 6 h-13 h), rue Frébault. Nous ne nous attendions pas à ce chaos contrôlé : vendeurs de fruits tropicaux alignés sur trois rangées, odeur d'agrumes, de bananes pourries et d'oignons frais qui piquait les yeux. Nous avons acheté des mangues (2 euros les trois), de la papaye (1,50 euro), et des fruits de la passion qu'une vendeuse nous a recommandés. Nous avons mangé les fruits de la passion là, sur place, en versant le jus sucré sur nos doigts – un moment vrai, collant, vivant. Le moment vraiment décevantNous avons réservé une excursion en catamaran vers les îlets à Caravelle pour mercredi. Nous nous sommes présentés au port à 8 h 30. Le capitaine, souriant, nous a dit que le bateau était en « maintenance mineure ». Nous avons dû repousser à jeudi. Nous avons fini par y aller et c'était sympathique (une heure en mer, snorkeling basique, buffet créole moyen), mais nous avions perdu une journée sur nos dix disponibles. Avant de partir, nous avons visité le musée Schoelcher à Pointe-à-Pitre, installé dans une belle maison créole. L'atmosphère était fraîche, bien climatisée, et les collections d'objets historiques valaient l'entrée (5 euros).

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Plage de Deshaies côté nord : calme, peu touristique, eau turquoise jusqu'à 15 mètres de profondeur

2

Marché central de Pointe-à-Pitre (6 h-13 h) : fruits tropicaux et ambiance dense, venez tôt

3

Restaurant La Toile Blanche à Sainte-Anne : crevettes à l'étouffée excellentes, vue sur le lagon

4

Route côtière N2 vers Deshaies : serpente entre les mornes, paysage montagneux côtier, route étroite mais gratuite

5

Musée Schoelcher, rue Peynier à Pointe-à-Pitre : maison créole restaurée, fraîche et bien documentée

Album · 9 photos

Photos — Pointe-à-Pitre et Grande-Terre

Dix jours en Guadeloupe : plages de rêve et galères de touriste à Pointe-à-Pitre
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Conclusion

Et au final.

La Guadeloupe nous a offert ce qu'on cherchait : de l'eau tiède, du poisson frais et une dose de détente. Les plages valent le déplacement si on cherche un peu au-delà des circuits touristiques classiques. En revanche, l'île reste chère pour ce qu'on y consomme, les routes demandent de la vigilance, et les annulations d'activités semblent monnaie courante dans le secteur touristique. Nous repartirions, mais avec un budget plus généreux et moins d'attentes de « perfection ».

En résumé

Avis Pointe-à-Pitre et Grande-Terre : carnet de voyage de 10 jours par marcandclara-voyageurs

Destination
Pointe-à-Pitre et Grande-Terre →
Pays
Guadeloupe →
Durée
10 jours
Période
juillet · Été
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcandclara-voyageurs →
L'essentiel

Pointe-à-Pitre et Grande-Terre en bref

Pourquoi choisir Pointe-à-Pitre et Grande-Terre

  • Plages aux eaux turquoise chaudes toute l'année, accessibles depuis Pointe-à-Pitre
  • Gastronomie créole authentique avec fruits tropicaux frais et rhum agricole local
  • Villages côtiers calmes comme Deshaies loin des circuits touristiques massifiés
  • Musées et patrimoine historique dans un cadre colonial bien préservé
  • Proximité de lieux variés depuis une base unique en Grande-Terre

Pour qui ?

  • Couples cherchant plages tranquilles et vie locale authentique
  • Voyageurs aventuriers tolérant l'imprévu et routes chaotiques
  • Amateurs de gastronomie créole et fruits tropicaux frais
  • Familles avec ados désirant snorkeling et activités nautiques
  • Retraités en quête de détente côtière sans ski extrême

À éviter si…

  • Vous exigez des routes impeccables et une infrastructure sans nids-de-poule
  • Vous ne tolérez pas les annulations d'activités touristiques de dernière minute
  • Vous recherchez des plages vierges sans catamaran ni touristes
  • Votre budget est très limité, l'île reste chère pour ses services
À découvrir aussi
Aéroport Pointe-à-Pitre InternationalSainte-Anne plageDeshaiesÎlets à CaravelleRoute N2 côte nordRoute RN5 sudMarché central de Pointe-à-PitreCathédrale de Pointe-à-PitreMusée SchoelcherDistillerie rhum agricole localeMorne boisés Grande-TerreBaie de Deshaies
Questions fréquentes

FAQ — Pointe-à-Pitre et Grande-Terre

Quelle est la meilleure période pour visiter Pointe-à-Pitre et Grande-Terre?

Les auteurs ont voyagé en juillet avec 32°C et forte humidité. La saison sèche (décembre à avril) est généralement préférable pour éviter les pluies tropicales et l'inconfort de la moiteur. Juillet reste viable mais moins confortable.

Faut-il prendre une assurance supplémentaire à la location de voiture?

Oui, selon le retour d'expérience du carnet. Les routes de Grande-Terre sont criblées de nids-de-poule. L'assurance supplémentaire de 80 euros chez Europcar s'est avérée justifiée, même si chère. À négocier directement.

Quelles plages recommandez-vous dans la région?

Sainte-Anne est célèbre mais très touristique avec les catamarans. Deshaies, 35 km au nord via la N2, offre une ambiance plus calme avec pêcheurs locaux et moins de surfeurs. Une petite crique rocheuse près de Sainte-Anne ravira les voyageurs en quête de tranquillité.

Où manger l'authentique cuisine créole?

Le restaurant Le Madras à Deshaies propose un poulet colombo savoureux (25 euros) avec la vraie tradition créole. La Toile Blanche à Sainte-Anne offre fruits de mer frais. Le marché central de Pointe-à-Pitre (6h-13h) est incontournable pour une immersion vraie et les fruits tropicaux bon marché.

Comment se repérer à Deshaies sans GPS?

Le GPS confond les deux plages de Deshaies. Demandez la plage principale près de l'église. Les habitants sont sympathiques et aideront volontiers. Évitez les routes secondaires si le signal disparaît.

Quel budget prévoir pour dix jours?

D'après le carnet, les repas côtent 18-25 euros par plat principal, l'eau chaude est gratuite mais chère en alcool (3,50 euros la bière). Les auteurs recommandent un budget généreux, l'île restant chère pour la prestation. Excursions en catamaran ajoutent un coût non négligeable.

Les excursions en catamaran sont-elles fiables?

L'expérience des auteurs montre que oui, mais avec réserves. Une excursion vers les Ilets à Caravelle a été annulée pour maintenance, reportée à jeudi. Une fois réalisée, elle était sympathique mais sans plus (snorkeling basique, buffet créole moyen). Prévoyez de la flexibilité.

Que visiter à Pointe-à-Pitre en ville?

Le musée Schoelcher dans une maison créole authentique (5 euros) mérite le détour pour ses collections historiques et son atmosphère climatisée. La cathédrale et le marché central sont aussi des points repère. Les rues dégagent une vraie ambiance, odeur d'épices et rhum agricole.